Grégory Benoist prolonge de deux ans avec Al Shaqab Racing

Autres informations / 27.10.2017

Grégory Benoist prolonge de deux ans avec Al Shaqab Racing

Grégory Benoist prolonge de deux ans avec Al Shaqab Racing

Premier jockey en France d’Al Shaqab Racing depuis deux ans, Grégory Benoist vient de prolonger son contrat avec la célèbre écurie qatarie pour deux années supplémentaires. Il nous a confié son plaisir de travailler avec une telle équipe, mais aussi les moments douloureux qu’il a traversés cette année.

 

Jour de Galop. – C’est officiel, votre contrat avec Al Shaqab est reconduit pour deux années supplémentaires. Quel est votre état d’esprit ?

Grégory Benoist. – C’est un honneur pour moi de pouvoir porter cette casaque deux années de plus et, j’espère, plus longtemps encore ! Nous avons vécu ensemble de grandes victoires, avec de très bons chevaux, et avoir la confiance d’un tel propriétaire, c’est évidemment une grande satisfaction. L’équipe est composée de personnes jeunes et motivées, avec qui la communication passe très bien. Nous travaillons en osmose et moi, en tant que jockey, je me sens vraiment partie prenante de ce groupe. Et je dois dire que leur soutien, au moment où j’étais en arrêt, a été capital.

 

On se souvient notamment des mots qu’a eus André Fabre à votre égard, lors du succès d’Al Wukair dans le Jacques Le Marois…

J’étais présent à Deauville ce jour-là et ses paroles m’ont beaucoup touché. Je traversais une période difficile. Je n’étais pas encore prêt à remonter à cheval, alors que j’en brûlais d’envie. Voir Al Wukair gagner a été un petit pincement au cœur, mais avant tout un vrai bonheur de le voir remporter son Gr1. Je savais qu’il en était capable. Il lui avait juste manqué un peu de chance jusqu’à présent. Lanfranco l’a monté à la perfection ce jour-là.

 

Revenons à votre blessure. Elle vous a écarté des pistes au plus mauvais moment.

J’ai chuté le 2 juillet, et j’ai repris le 20 août. Autant dire que oui, j’ai manqué une période capitale de la saison de galop. Les médecins avaient diagnostiqué une fracture de la vertèbre C7, avec écrasement ligamentaire. Ils m’avaient annoncé dès le début sept semaines d’arrêt, et ils ne s’étaient pas trompés ! C’est la première fois que je me blesse de façon aussi sérieuse. Ces semaines d’arrêt ont été tout sauf des vacances. Mais je me suis aussi rendu compte à quel point j’aimais mon métier, à quel point il me manquait… J’étais pressé de revenir et ultra-motivé. J’ai la chance de travailler avec des professionnels fidèles, et ils ont fait appel à mes services quand je suis revenu. Mais évidemment, on perd aussi des montes. La compétition est réelle, le niveau des jockeys en France est très relevé, et quand on part quelques semaines, il faut retrouver sa place.

 

Comment comptez-vous justement rattraper le temps perdu ?

En travaillant d’arrache-pied, avec l’aide de mon agent Helen Barbe ! Je serai tout l’hiver en France. Cagnes, Deauville, Chantilly… J’irai partout avec une grosse envie, et j’espère aussi trouver de nouveaux clients. De nombreux jockeys partent à l’étranger à cette période, c’est une opportunité que je ne peux pas laisser passer.