Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Sophie Paul : « Les Équirencontres ont une vocation de formation et d’information »

Courses / 18.10.2017

Sophie Paul : « Les Équirencontres ont une vocation de formation et d’information »

La quatrième édition des Équirencontres a eu lieu lundi dernier à Deauville. Sophie Paul, vétérinaire responsable de la gamme équine de Boehringer Ingelheim, explique pourquoi le laboratoire organise chaque année ces conférences autour d’un thème lié à la santé et au bien-être du cheval.

Jour de Galop. – Pourquoi Boehringer Ingelheim soutient-il les Équirencontres et depuis combien de temps ?

Sophie Paul. – Boehringer Ingelheim s’inscrit dans la continuité du partenariat initié par Merial avec la Fédération des éleveurs du galop. Nous en sommes cette année à la quatrième édition de cette manifestation, que nous organisons en collaboration avec l’Avef et la Fédération des éleveurs au galop, et le soutien d’Arqana, qui nous permet de bénéficier d’un lieu d’exception pour ces conférences. Il s’agit pour nous de sensibiliser les éleveurs et les entraîneurs aux différentes problématiques de santé, d’être une sorte de relais des vétérinaires praticiens, avec qui nous sommes en contact régulier. Ces Équirencontres ont une vocation de formation et d’information. Les conférences seront d’ailleurs bientôt disponibles en replay sur la chaîne santé FFE TV, au côté de nombreuses vidéos sur la santé du cheval.

Comment le thème de cette année, la biosécurité, a-t-il été choisi ?

Le thème est choisi par l’Avef et la Fédération des éleveurs, par rapport aux préoccupations que l’on sent émerger dans les élevages et les écuries. Pour la biosécurité, c’est une tendance de fond qui commence à émerger en équine. Les audits de biosécurité dans les bâtiments d’élevage d’animaux de rente sont très courants. Les professionnels du cheval commencent à prendre conscience de l’importance du sujet. Les différentes crises sanitaires auxquelles ils ont été confrontés n’y sont sans doute pas étrangères. Il est important de sensibiliser les gérants d’écurie, qui sont les premiers acteurs de cette biosécurité. Il s’agit vraiment d’un sujet sur lequel il faut anticiper pour être prêt à réagir en cas de crise.

Sur quels autres thèmes travaillez-vous actuellement ?

Nous avons effectué une forte campagne de communication sur les ulcères gastriques. Comme dans le cas des problèmes de ventilation que nous avons exposés lors des Equirencontres, cette pathologie découle du mode de vie des chevaux de course, c’est-à-dire un conditionnement au box 23h/24, avec une alimentation riche en concentrés et une activité physique importante. Tous ces facteurs sont néfastes au système digestif du cheval, et les ulcères sont très fréquents chez les chevaux de course : on estime leur prévalence chez le pur-sang de 90 à 95 %. Les symptômes ne sont pas forcément très importants, mais les professionnels doivent penser aux ulcères en cas de contre-performance ou de changement de caractère.

Merial a été acquis au début de l’année par Boehringer Ingelheim. Que cela implique-t-il ?

Merial fait effectivement partie de Boehringer Ingelheim depuis le 1er janvier 2017. Les deux laboratoires étaient très complémentaires dans leurs gammes, Merial étant spécialisé dans la prévention (vaccination et vermifuges), et Boehringer Ingelheim dans le thérapeutique, notamment l’orthopédie et le respiratoire. La nouvelle entité Boehringer Ingelheim Santé Animale accorde une importance toute particulière à la filière équine. Une équipe entièrement dédiée à ce marché a d’ailleurs été créée.