Trois questions à … Olivier Falorni  Olivier Falorni : « Je serai très vigilant sur la santé de la filière cheval »

Courses / 29.10.2017

Trois questions à … Olivier Falorni Olivier Falorni : « Je serai très vigilant sur la santé de la filière cheval »

Député de Charente-Maritime, Olivier Falorni a récemment visité le centre d’entraînement de Royan-La Palmyre en compagnie de Véronique Vigouroux, instigatrice de l’écurie de partage Île de Ré Galop. Olivier Falorni a ainsi découvert le monde des courses, en assistant à l’entraînement des galopeurs d’Arnaud Chaillé-Chaillé et de Thomas Fourcy. Il a bien voulu nous livrer ses impressions sur cette matinée.

Jour de Galop. – Vous avez visité le centre d’entraînement de Royan-La Palmyre, était-ce votre première expérience dans cet univers ?

Olivier Falorni. – Ce n’était pas tout à fait une découverte. Je connais Véronique Vigouroux et son écurie sur l’île de Ré. C’est un univers qui ne m’est pas familier, que je ne connais pas forcément très bien à la base. Mais je me suis instruit à travers l’écurie mise en place sur l’île de Ré et le projet de casaque territoriale. Véronique Vigouroux m’a proposé de découvrir le centre de Royan. J’ai pu observer une structure de haut niveau avec des entraîneurs et des cavaliers qui font un travail de grande qualité.

En visitant ce centre, qu’avez-vous pensé de la filière des courses hippiques ?

En visitant le centre d’entraînement de Royan-La Palmyre, j’ai pu noter l’excellence qui se manifeste à cet endroit. Le centre apporte des résultats probants avec des chevaux de haut niveau et des entraîneurs qui ont fait leurs preuves. Ce centre fait la fierté du département de Charente-Maritime. Il y a une réelle dimension économique et cela permet au territoire d’avoir une activité annuelle. Nous avons une activité touristique à Royan-La Palmyre, mais elle reste saisonnière. Pour en revenir aux courses hippiques, c’est une filière d’excellence à valoriser et à défendre. Même si, aujourd’hui, les investissements nécessaires à ce sport font que les propriétaires ne sont plus majoritairement français. Néanmoins, l’excellence française en matière d’entraînement et de préparation n’est plus à prouver.

Vous êtes un législateur, que pensez-vous du problème de la hausse de la T.V.A. ?

C’est une question importante. La hausse de la T.V.A. a fait du mal à la filière et notamment aux plus petits. Mais la question n’est pas nationale, elle est européenne, avec les règles fixées dans le cadre de l’Union Européenne. Je pense qu’il faut véritablement réfléchir aux conséquences de cette hausse de la T.V.A. et faire attention à ne pas affaiblir la filière. Cette dernière reste importante sur le plan économique et sportif. Si l’on parle d’équitation, on voit l’excellence sportive, particulièrement pendant les Jeux Olympiques. De plus, l’équitation regorge de jeunes qui la pratiquent. Je serai très vigilant sur la santé de la filière cheval.