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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

MEETING INTERNATIONAL DE LA SOREC - Hicham Debbagh : « Nous souhaitons que la performance pilote l’engagement »

International / 14.11.2017

MEETING INTERNATIONAL DE LA SOREC - Hicham Debbagh : « Nous souhaitons que la performance pilote l’engagement »

L’hippodrome d’Anfa à Casablanca accueillera l’un des plus grands rendez-vous hippiques du continent africain, ces samedi 18 et dimanche 19 novembre. Il s’agit des journées internationales du pur-sang arabe et du pur-sang anglais. Les épreuves phares sont le Grand Prix de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Pur-Sang Arabe (Gr3 PA) et le Grand Prix de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Pur-Sang Anglais.

Le cheval et les courses sont des éléments majeurs de l’économie marocaine. Sous l’égide de la Société royale d’encouragement du cheval (Sorec), le royaume organise tous les ans plus de 2.000 courses de pur-sang anglais et arabes. Hicham Debbagh, directeur des courses à la Sorec, explique l’importance de ce meeting international.

Jour de Galop. – Quel est l’objectif de ce meeting international ?

Hicham Debbagh. – L’objectif premier était de placer les courses marocaines dans un calendrier international, ce que nous avons réussi à faire. Je pense que nous avons une image internationale bien établie désormais. Nous recevons de plus en plus de chevaux des Émirats et du Qatar. Auparavant, nous avions tendance à n’attirer que des chevaux européens, mais maintenant les pays du Golfe se développent et voyagent pour courir ici. Nous recevons également des chevaux appartenant à des propriétaires britanniques.

Nous avons treize chevaux étrangers inscrits dans les courses de pur-sang arabes et neuf dans celles pour pur-sang anglais. Les entraîneurs viennent au Maroc pour améliorer la valeur de leurs chevaux et non pas uniquement pour les allocations. Nous souhaitons que la performance pilote l’engagement.

À terme, comment voyez-vous l’évolution des courses au Maroc ?

Depuis 2009, nous avons fait des efforts pour faire évoluer positivement les courses au Maroc et en 2011, nous avons mis en place une stratégie de développement qui a permis d’augmenter le niveau des chevaux marocains, de les rendre plus compétitifs au niveau international. Nous devrions bientôt commencer à exporter des pur-sang arabes. J’espère que d’ici deux à trois ans, nous pourrons vendre à l’international. Je pense que nous avons des chevaux avec un potentiel génétique intéressant. Nous allons également continuer à travailler sur l’installation de ventes aux enchères. C’est toujours un bon indicateur pour notre secteur économique.

Quelles sont les nouveautés mises en place par la Sorec en 2017 ?

Nous avons automatisé tout le processus inhérent aux engagements des chevaux. Mais en termes d’avancées digitales, nous faisons en sorte que l’information sur nos courses se propage à l’international, avec la mise en place d’outils destinés à un usage extérieur. Comme les vidéos des courses en ligne par exemple.

Avez-vous des projets pour 2018 ?

D’abord, nous allons accueillir une étape du Défi du Galop, programmée dans le cadre du week-end international de novembre, avec les traditionnels Grands Prix locaux et les courses internationales. Le Défi du Galop bénéficie d’une belle couverture médiatique, de la presse écrite et de plusieurs chaînes télévisées. L’entrée du Maroc dans ce challenge est une reconnaissance internationale des progrès que nous avons accomplis mais aussi de belles perspectives d’échanges. Cela entre également dans notre stratégie de développement des courses de pur-sang anglais. D’autant plus qu’il y aura des paris sur la course. C’est un axe stratégique important pour nous, qui nous permettra de donner plus de visibilité à nos courses.

L’année prochaine, nous allons aussi travailler sur l’optimisation du transport des chevaux par voie aérienne. C’est un de nos objectifs majeurs, dans l’optique de raccourcir leur délai de transport.

Pour plus d’informations : http://www.sorec.ma/fr/

 

Comment s’organise le meeting international ?

Samedi 18 novembre, les pur-sang anglais ouvriront le bal pour la seizième édition de ce meeting international. La réunion proposera six courses, dont trois internationales. L’épreuve phare sera le Grand Prix Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Pur-Sang Anglais, une compétition dotée de 109.890 € disputée sur 2.400m. En 2016, c’est Striving (Königstiger) qui s’est imposé dans cette belle épreuve. Il succédait aux lauréats Arkaitz (Pyrus), en 2015, Garrogorille (Rock of Gibraltar), en 2014, et Billabong (Gentlewave), en 2013, un cheval né, élevé et entraîné au Maroc.

La Journée internationale du pur-sang arabe. Dimanche 19 novembre, les pur-sang arabes fouleront la piste de l’hippodrome d’Anfa. Cet événement est organisé depuis 2002 par la Société royale d’encouragement du cheval, en partenariat avec l’Association royale marocaine des éleveurs de chevaux pur-sang arabes. Sur le même modèle que le jour précédent réservé aux pur-sang anglais, six courses seront organisées dont deux Grs3 PA. L’épreuve majeure est également le Grand Prix Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cette épreuve, dotée de 109.890 €, se courra sur la distance de 2.100m. Thomas Fourcy a gardé son titre dans cette épreuve en 2016 grâce à Metrag (Amer), sous la selle de Julien Augé. En 2015, il s’y était imposé avec Al Antara (Akbar). La deuxième course de Groupe réservée aux pur-sang arabes sera le Grand Prix Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan.

 

Chiffres clés

700.000 € d’allocations

12 courses

8 courses internationales

3 courses retransmises sur Equidia