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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Obstacle - En Italie ce dimanche

International / 12.11.2017

Obstacle - En Italie ce dimanche

SAN SIRO (IT), DIMANCHE

GRAN CORSA SIEPI DI MILANO (GR1)

Champ de Bataille en vrai battant

Champ de Bataille (Dream Well) a remporté la Gran Corsa Siepi di Milano (Gr1), l’évènement le plus important d’une réunion marquée par une razzia des "FR" entraînés en République Tchèque qui ont aussi remporté le Premio Giulio Berlingieri (Gr2), pour les 3ans sur les haies, avec Arkalon (Tiger Groom), et le Premio Lainate, un très bon steeple-chase avec Northerly Wind (Saint des Saints).

Le plus fort à la lutte. Acheté par la Scuderia Aichner avant la Gran Corsa Siepi di Merano (Gr1) où il était tombé à la première haie, et confié à Josef Vana, Champ de Bataille a fait honneur à son nom. Tout de suite dans le peloton de tête, le gris a commencé son forcing dans le grand tournant et a pris l’avantage au saut de l’avant-dernière haie, où Roches Cross (Intense Focus) a chuté. Champ de Bataille paraissait battu à la dernière, quand Kifaaya (Intikhab) est venu très fort. C’est dans les 100 derniers mètres qu’il est revenu sur son adversaire et l’a battu de trois quarts de longueur.

Josef Vana junior, le fils de l’entraîneur, a monté une très belle course et il a dit : « Champ de Bataille est un très bon cheval, sa bonne carrière française parle pour lui. Il avait bien gagné ici à San Siro et a remporté la victoire ici grâce à sa tenue, face à un élément de valeur comme Kifaaya. Je tiens à remercier Josef Aichner qui l’a acheté pour nous. »

Un deuxième du Prix Cambacérès. Le 6ans élevé par l’écurie Maulepaire, acheté 5.000 € par François-Marie Cottin à Arqana, en février 2013, a connu une brillante carrière en France où il a terminé deuxième du Prix Cambacérès (Gr1). Il a gagné le Prix Général de Saint-Didier (Gr3) à 3ans. Un peu barré par les meilleurs, il a collectionné de nombreuses autres places dans les Groupes et les Listeds avant de quitter l’Hexagone avec plus de 407.000 € de gains. Il est issu de La Champmesle (Turgeon), gagnante à Auteuil, qui a un seul autre produit enregistré par France Galop, un foal par Kapgarde.

PREMIO GULIO BERLINGIERI (GR3)

Arkalon demeure invaincu sur les haies

Arkalon (Tiger Groom), un autre "FR" de Tchéquie, a dominé le Premio Giulio Berlingieri, en jeune sauteur d’avenir. Beaucoup trop allant dans la première partie du peloton, Arkalon a fait les bras à son jockey, Jan Faltejsek, qui a préféré de ne pas le contrarier. Le train de course imprimé par Arkalon a fait la sélection et à 600m du poteau, quand Stuke (Jukebox Jury) a quelque peu lâché prise, le champion italien Live your Life (Turati) est venu prononcer son effort. Arkalon est reparti de plus belle pour gagner de cinq longueurs sur l’italien, qui a payé pour finir la surcharge folle de quatre kilos pour son succès de Gr1.

Un poulain qui doit beaucoup apprendre. Jan Faltejsek a dit : « Arkalon est un poulain de classe qui ne connaît pas assez son travail. Il n’a pas encore bien compris ce qu’on lui demande mais il possède beaucoup de talent. » Le poulain de Jiri Charvat est invaincu en quatre sorties sur les haies et peut encore progresser. Chris Richner l’a payé 36.000 € à la vente d’automne Arqana, où il a été présenté par le haras de Montaigu. Élevé par Erwan et Éric de Kerpezdron, c’est un propre-frère d’Azura du Kalon, lauréate du Prix Bournosienne (Gr3) sur les haies de Auteuil. Leur mère, Ville Valio (Poliglote), a gagné en plat et a donné trois autres lauréats en obstacle. Un demi-frère d'Arkalon, par No Risk At All, sera proposé par le haras de la Herbougère à la vente d’automne Arqana.

Northerly Wind, le doublé Charvat

Le "FR" Northerly Wind (Saint des Saints) avait déjà annoncé la couleur avant Arkalon pour le propriétaire Jiri Charvat et l’entraîneur Pavel Tuma. Le 5ans élevé par Magalen Bryant a dominé le Premio Lainate, un steeple-chase à conditions, avec à la clé une allocation au gagnant de 17.000 €. Attentiste, Northerly Wind a entamé sa progression à 1.000m du poteau, et malgré un petit souci (son jockey a perdu et vite retrouvé un étrier), il avait déjà fait la décision avant le dernier obstacle.  Il gagne de trois longueurs devant l’AQPS À Pigalle (Discover d’Auteuil), qui a tracé un remarquable parcours.

Un frère de Polimix. Trois fois gagnant en Tchéquie, Northerly Wind a été acheté 47.000 €, par le courtier Chris Richner, comme store à la vente d’été Arqana. Il est le premier produit de Las Ventas (Poliglote), placée de Listed à deux reprises dans une courte carrière de quatre courses. Son deuxième produit, le 4ans Polimix (Martaline), est aussi deux fois placé de Listed à Compiègne et Auteuil. La deuxième mère, Vie de Reine (Mansonnien), a gagné le Prix Edmond Barranchin (Gr3) et a pris la troisième place dans le Prix Ferdinand Dufaure (Gr1) avant de produire les black types Vino Griego (Kahyasi) et Taruma (Martaline).

Las Ventas a trois produits par Kapgarde : le 3ans inédit Lafayette, à l’entraînement chez Guillaume Macaire, la 2ans La Korrida et une pouliche foal.

Le sixième black type de Tiger Groom

La génération 2014 de Tiger Groom (Arazi) ne comptait que sept naissances, dont Arkalon qui devient le sixième black type de son géniteur, après Ar Mad (Racing Post Henry VIII Novices' Chase, Gr1), Teejay Flying (Prix Ferdinand Dufaure, Gr1), Azura du Kalon (Prix Bournosienne, Gr3), Disco Môme (2e du Prix de l'Avenir, Gr3 AQPS) et Sympa des Flos (2e du Prix Finot, L). En 2018, Tiger Groom va faire la monte au haras de la Baie (50).

André-Jean Belloir, qui dirige cette structure, nous a expliqué : « Il va officier à 3.000 € et nous avons déjà des réservations de saillies. Nous avons de très bons retours suite à son arrivée dans notre haras, aussi bien de la part des éleveurs que des acheteurs français ou de ceux venus d’outre-Manche. Il est déjà connu en Irlande et en Angleterre grâce aux performances de sa production. Tiger Groom, malgré une production numériquement réduite, n’a cessé de donner des gagnants tout au long de l’année. Cela atteste de sa capacité d’amélioration et les éleveurs commencent vraiment à s’en rendre compte, sur le tard, comme ce fut précédemment le cas pour Crillon (Saumarez). »