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Jour de Galop

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Pornichet, un hippodrome en mouvement - Par Charlotte Rimaud

Autres informations / 20.12.2017

Pornichet, un hippodrome en mouvement - Par Charlotte Rimaud

Pornichet, un hippodrome en mouvement

Par Charlotte Rimaud

La saison de galop bat son plein à l’hippodrome de Pornichet. La société des courses mise beaucoup sur l’accueil des professionnels, mais aussi sur la communication pour attirer du monde aux courses. Almire Lefeuvre, directeur de l’hippodrome de Pornichet, fait un point sur la saison entamée et Oisin Hopper, responsable de la communication, nous explique comment il dynamise l’hippodrome.

La société des courses de Pornichet est satisfaite de sa saison au galop qui a débuté en octobre et se termine fin janvier. Almire Lefeuvre a expliqué : « Nous sommes ravis, car nous avons une très bonne moyenne de partants mais aussi de très bons chiffres au niveau des enjeux. Nous sommes "utiles" dans le grand ouest. Lundi par exemple, nous avons comptabilisé 4.300.000 € d’enjeux. » Les courses disputées en semi-nocturne ne semblent pas déplaire aux parieurs. L’autre satisfaction du directeur concerne le faible taux d’accidents. Il précise : « La sécurité est l’un de nos objectifs principaux. Nous essayons de garantir la souplesse de la piste et pour cela nous sommes obligés de prendre quelques risques. »

En constante évolution. Pornichet avait été rénové en 2011 et n’a cessé de se développer depuis. Tous les deux ans à peu près, la société des courses investit pour se maintenir à niveau. Almire Lefeuvre a ajouté : « Nous avons acheté un deuxième jeu de stalles de départ et rechargeons les pistes en paraffine tous les deux ans. Nos pistes sont sensibles à la météo et nous devons donc bien les préparer. »

Une bienveillance récompensée. D’un point de vue sportif, Pornichet accueille de belles écuries et de nombreux professionnels parisiens. « Sportivement parlant, nous avons de plus en plus d’entraîneurs et de jockeys qui se déplacent de Paris. Cela montre qu’ils considèrent notre hippodrome comme un bel outil de travail. » Toujours dans un souci d’accueillir de la meilleure manière les socioprofessionnels, Almire Lefeuvre nous explique : « Les propriétaires et entraîneurs sont toujours récompensés. Ils ont également accès au salon propriétaire qui est un succès. Les tarifs sont abordables. Les personnes doivent se faire plaisir aux courses, le tout dans une bonne ambiance. »

Des retours quantifiés. Afin d’impliquer le public, mais surtout de le faire venir sur l’hippodrome, Oisin Hopper s’occupe de la communication, mais aussi de la recherche des ressources extérieures aux courses. Il nous explique : « Nous faisons quelques actions spéciales comme des campagnes de publicité sur les radios locales. En 2018, nous allons être diffusés sur Virgin et Hit West, ce qui va nous permettre de toucher un public plus jeune, entre 20 et 35 ans. » La veille ou l’avant-veille des courses à Pornichet, le programme est distribué dans les points PMU et chez les partenaires de l’hippodrome. « Ces programmes sont accompagnés d’invitations et sont déposés dans les points PMU, restaurants, hôtels et magasins alentour. C’est un premier teasing. » Les flyers fonctionnent aussi bien : « Ils sont distribués tout au long de l’année et comportent chacun un bon de jeu de 2 € pour chaque entrée sur l’hippodrome. Nous en distribuons 60.000 par an et 10.000 reviennent à l’hippodrome. Cela permet d’initier les gens au jeu et d’attirer du public. »

Des courses aux after-works. Pour séduire un nouveau public tout en mettant en valeur les courses, Pornichet organise des after-works et d’autres événements du même type. Oisin Hopper a dit : « Notre after-work du jeudi 9 novembre a été un succès. Il a attiré beaucoup de jeunes. Nous avions des partenariats avec notamment un bar à bière local, délocalisé à cet effet sur l’hippodrome. Nous avions aussi un bar à huîtres et une ambiance musicale, tout cela dans le salon du comité. Nous avons accueilli à cette occasion plus de quatre cents personnes. » L’organisation a aussi été attentive à incorporer un stand dédié aux courses et à l’initiation aux paris. « Nous avons aussi invité les entraîneurs, propriétaires et jockeys présents à venir dans cet espace pour échanger avec les néophytes, ce qui est toujours plus gratifiant. » Ce sont des actions qui devront être reconduites en fonction de l’agenda.

L’une des nouveautés de l’année écoulée a été un partenariat avec une école d’ingénieurs. Oisin Hopper nous explique : « En lien avec le bureau des élèves de cette école d’ingénieurs, nous avons pu vendre des billets d’entrée sur l’hippodrome au tarif de 5 € dont 1 € leur a été reversé. C’était une opération intéressante et avons vendu soixante entrées par ce biais-là. »