CAPE PREMIER YEARLING SALE  Un nouveau Cap, sans Jooste et avec Hongkong

Institution / Ventes - International / 18.01.2018

CAPE PREMIER YEARLING SALE Un nouveau Cap, sans Jooste et avec Hongkong

 

Un investisseur, même puissant, ne peut changer à lui seul le destin d’une vente. Ce week-end, à la Cape Premier Yearling Sale, au Cap (Afrique du Sud), il y aura un grand acheteur en moins, Markus Jooste, et un en plus, le Hong Kong Jockey Club. Côté regret : Mayfair Speculators, qui avait acheté sous son nom l’année dernière huit lots pour 6,6 millions de rands (460.000 € au change de janvier 2017) et qui était associé avec d’autres investisseurs sur des gros lots. On peut estimer que Jooste et ses contacts avaient pesé aux alentours de 25 à 30 millions de rands (2 millions d’euros), soit16 % du chiffre d’affaires (155 millions de rands, 11 millions d’euros) de la vente. Côté espoir : le Hong Kong Jockey Club, qui avait acheté l’année dernière 11 yearlings chez Magic Millions en Australie, pour l’équivalent de 27 millions de rands. L’autorité a décidé cette année de ne pas investir à la grande vente pour réagir aux restrictions sanitaires sur l’exportation des chevaux hongkongais en Australie et il a annoncé qu’il serait présent ce week-end au Cap. En termes de stricte comptabilité, le H.K.J.C. peut remplacer la perte de Jooste mais une vente de yearlings est toujours imprévisible.

Une vente en centre-ville. La Cape Premier Yearling, qui se déroule en pleine ville, a affiché une progression solide lors des dernières éditions. Le chiffre d’affaires est monté de 120 millions de rands en 2015 (9 millions d’euros à l’époque) à 155, soit une hausse de 29 % si on compte dans la monnaie locale, mais de 18 % en euros, suite à la chute progressive du rand. Le prix moyen en 2017 s’élevait à 700.000 rands (48.335 €) alors que 41 lots étaient millionnaires.

Tous les grands et Vercingétorix. Le catalogue de la vente des yearlings est de haute qualité. Quinze des 254 yearlings sont issus de gagnantes de Gr1 ou sont frères ou sœurs d’un ou plusieurs lauréats de Gr1. Tous les grands étalons locaux sont présents en force. Captain Al (Al Mufti) a 27 yearlings, Silvano (Lomitas), 20, et Dynasty (Fort Wood), 11. Duke of Marmalade (Danehill), dont la première génération sud-africaine a 2ans, est là avec 14 sujets, et parmi les étalons sud-africains, il faut noter les premiers yearlings de deux chevaux qui ont brillé au top-niveau à l’étranger, Soft Falling Rain (National Assembly) et Vercingétorix (Silvano).

Trois Frankel en vente. La Cape Premier Yearling Sale est une boutique sale, avec une dimension internationale. Tout comme l’année dernière, on peut trouver dans le catalogue trois yearlings par Frankel (Galileo), tous présentés par Klawervlei Stud, le grand haras qui a parmi ses associés Markus Jooste. Il s’agit d’une pouliche issue de Wandering (Fastnet Rock), qui remonte à la souche de Saganeca (Sagace), et d’une autre femelle, fille de Mowaadah (Alzao) qui est une demi-sœur du gagnant de Gr1 et étalon Oratorio (Danehill). Le seul mâle est un fils de Pale Moon Rising (Kingmambo), une poulinière qui appartient à la grande famille Ballymacoll du champion Pilsudski (Polish Precedent).

Et la dernière Scat Daddy. Parmi les étalons de l’hémisphère nord, il faut citer Camelot (Montjeu) qui a trois pouliches et un poulain, Rock of Gibraltar (Danehill), et surtout le regretté Scat Daddy (Johannesburg) qui, en 2017, a enregistré un prix moyen de 314.000 $ (256.000 €) pour 71 yearlings vendus. Une pouliche par Sirikoi (Myboycharlie), née en août en Afrique du Sud, est fort probablement le dernier produit du père de Lady Aurelia, Caravaggio, No Nay Never et Mendelssohn.

Poulinières et foals au parfum d’Europe. Dimanche, après les yearlings, dix-huit poulinières, pleines et suitées par leur foal, seront proposées. Parmi les petits, on a noté un mâle et une femelle par Frankel, cinq produits de Camelot, une pouliche par Uncle Mo (Indian Charlie)… Derrière la page du catalogue de plusieurs poulinières, on trouve un parfum de Coolmore, ou quand même d’Europe. Les courses et l’élevage en Afrique du Sud ne dépendent pas d’un seul acheteur.