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La Crystal Cup 2018 se fixe de nouveaux objectifs

Courses / 28.01.2018

La Crystal Cup 2018 se fixe de nouveaux objectifs

Par Christopher Galmiche

Dans moins d’une semaine, la Crystal Cup 2018 donnera son coup d’envoi sur l’hippodrome de Pau. Ce sera à l’occasion du Grand Cross de Pau Reverdy (L), premier support des EpiqE Days en province et première étape du championnat de France de cross. Quels sont les objectifs du seul challenge européen sur les obstacles ?

L’accent sera mis sur la communication. Pour cette nouvelle édition de la Crystal Cup qui s’annonce, les dirigeants du challenge ont pour ambition de développer encore un peu plus la communication. En ce sens, Alain Peltier nous a déclaré : « Nous conservons un format similaire à l’édition 2017. Elle a été marquée par la première étape à Cheltenham, durant le Festival, qui était une sorte de consécration, et par l’entrée en lice de façon officielle des Polonais de Varsovie qui avaient sérieusement aménagé leur parcours pour accueillir la Crystal Cup. Je pense qu’ils sont en train de réaliser une sorte de banquette de façon à être vraiment dans l’esprit du cross. L’arrivée de la Crystal Cup en Pologne a permis à l’hippodrome de Varsovie d’apporter un label au site hippique. Cheltenham et la Pologne étaient les deux grandes nouveautés de l’année dernière. D’autre part, nous comptons aussi améliorer notre communication au travers de Jour de Galop et d’une newsletter. Celle-ci va démarrer avec Flavien Pianu et six parutions sont prévues dans l’année pour valoriser davantage la Crystal Cup auprès des professionnels. »

Faire en sorte que les professionnels se déplacent plus souvent à l’étranger. Une communication plus importante a plusieurs objectifs. Le premier est d’attirer les professionnels à se déplacer en nombre sur les différentes étapes, qu’elles aient lieu dans leur pays ou à l’étranger. Et le second est d’obtenir un partenariat via un sponsor. « Dans un premier temps, nous avons réussi à réunir les parcours d’obstacle et de cross-country européens et à créer des liens entre ces hippodromes et leurs organisateurs. De ce côté-là, l’objectif est atteint. Nous avons aussi réussi à déplacer un peu les professionnels, mais pas suffisamment encore. C’est pourquoi nous allons développer la communication pour que les professionnels comprennent qu’ils peuvent concourir sur tous les parcours en fonction des qualités de leurs chevaux. Je me souviens que, pendant longtemps, on nous a dit qu’aller affronter les obstacles de Pardubice était un pari difficile. Mais nous avons vu en 2017 qu’Emmanuel Clayeux a réussi à être deuxième avec Urgent de Grégaine (Truth or Dare) après une course extraordinaire. Il n’y a donc pas de barrière et nous espérons que nos professionnels vont davantage se déplacer, sans oublier les entraîneurs d’Europe de l’Est. Car nous avons Varsovie, Pardubice et Merano qui ne sont pas loin les uns des autres. Cela peut donc les inciter à venir sur les parcours français après avoir marqué des points chez eux. Pour inciter les professionnels à se déplacer, nous remettons aussi une petite prime pour ceux qui courent hors de leur territoire au moins deux fois. Courir à l’étranger peut permettre aux entraîneurs de faire du commerce ou de trouver de nouveaux clients.

Nous chercherons aussi à trouver un sponsor. Nous sommes le seul challenge européen sur les obstacles et nous avons beaucoup d’atouts qui peuvent séduire un partenaire. D’autant que nous sommes sur une discipline qui suscite toujours l’engouement et des records d’entrées. Nous avons tous les ingrédients pour attirer l’intérêt d’un sponsor. »

Pas de nouvelles entrées, mais un souhait pour le futur. Même si des bruits ont couru sur de nouvelles demandes pour intégrer la Crystal Cup, le seul challenge européen d’obstacle va rester à onze étapes pour le moment. Mais le souhait d’accueillir à nouveau l’Irlande, un pays d’obstacle, en son sein, est bien présent. « Nous aimerions vraiment retrouver nos amis de Punchestown car c’est un cross-country par excellence. Ce sera sûrement un de nos objectifs futurs que de retrouver le partenariat avec l’hippodrome irlandais, qui était là dès le départ. »

Pourquoi ne pas inscrire la Crystal Cup dans le challenge EpiqE ? À l’image de la discipline de l’obstacle en général, le cross permet de suivre des chevaux pendant plusieurs années, de s’identifier à eux et de vibrer sur des parcours spectaculaires. De plus, ils sont entraînés pour la plupart en province, dans des régions où l’affluence sur les hippodromes est encore bonne. Dès lors, pourquoi ne pas imaginer la Crystal Cup rentrer dans le challenge EpiqE ? « Pourquoi ne pas inscrire un jour la Crystal Cup dans le challenge EpiqE ? Car, encore une fois, nous sommes le seul challenge européen d’obstacle. L’aspect sportif et spectaculaire du cross n’est plus à démontrer et si nous voulons ramener des gens sur les hippodromes, nous pouvons nous appuyer sur les chevaux et jockeys participant aux différentes étapes sur des parcours impressionnants. »

 

Pau lance la Crystal Cup avec un EpiqE Days

Pau sera le premier hippodrome provincial à bénéficier du traitement spécifique d’un EpiqE Days, le dimanche 4 février, à l’occasion du Grand Cross de Pau Reverdy (L). Ce sera aussi, comme chaque année, le site du Pont-Long qui lancera la nouvelle édition de la Crystal Cup. Directeur de l’hippodrome et du centre d’entraînement de Pau, Jean Brouqueyre nous a déclaré : « Les EpiqE Days viennent mettre en lumière l’ensemble de la réunion et des disciplines de l’obstacle. Bien entendu, le point d’orgue sera la Crystal Cup, qui fait également partie du championnat de France de cross. Notre partenaire Reverdy est présent sur le Grand Cross, mais il y aura aussi la Grande Course de Haies. Nous sommes ravis et enthousiastes de collaborer tous ensemble. Cela contribue à donner plus de visibilité à la discipline de l’obstacle et au galop. Nous ne pouvons que nous réjouir d’accueillir les EpiqE Days. Je pense que cela fera une émulation pour d’autres hippodromes. » Avant le début de la nouvelle saison, des travaux ont été réalisés sur quelques obstacles de cross. Jean Brouqueyre nous a rappelé : « D’une manière générale, il faut que chaque obstacle de cross soit remanié et ait un toilettage particulier car les appels et les banquettes souffrent. Elles sont utilisées pendant tout l’hiver. Cette année, nous avons apporté un soin particulier à la banquette irlandaise et au volpoom. Nous faisons tout ces travaux pour la sécurité, après avoir vu les chevaux sauter ces obstacles, de manière à fluidifier leur franchissement et donc à avoir le moins de chutes possible. L’an dernier, nous avions modifié les passages de route. Chaque année, nous allons un peu plus loin pour la sécurité, qui est une priorité. »