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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

À LA UNE - La vague de froid ralentit l’entraînement

Courses / 26.02.2018

À LA UNE - La vague de froid ralentit l’entraînement

 

Une vague de froid importante touche la France, avec des températures parfois extrêmes la nuit et peu de réchauffement la journée. Cela bouleverse notre microcosme avec l’annulation et le report des courses de mardi à Auteuil ou encore celles de mercredi à Fontainebleau. Mais qu’en est-il le matin à l’entraînement ? La semaine passée, de nombreux professionnels ont décalé l’heure de sortie du premier lot, en province comme à Paris. Le froid va impacter fortement les professionnels installés au nord de la Loire, et notamment ceux des deux centres d’entraînement parisiens, Chantilly et Maisons-Laffitte. Ceux situés à proximité de la mer ou de l’océan, comme Dragey, Royan et La Teste, seront un peu plus épargnés, à l’instar de Pau et Calas, selon les prévisions météorologiques de Météo France. Les températures seront froides, mais s’il pourrait y avoir quelques flocons mercredi, la neige sera rapidement remplacée par la pluie… Ces précipitations n’arriveront qu’en fin de semaine à Paris. Les équipes de France Galop s’organisent donc pour pouvoir permettre aux chevaux de sortir, ne serait-ce que pour trotter ou faire de petits galops.

La réunion de mercredi à Fontainebleau est reportée

Ce mercredi, Fontainebleau devait accueillir une réunion d’obstacle. Suite à la vague de froid qui touche l’Hexagone, cette journée de courses est reportée à samedi prochain. Frédéric Descamps, le directeur de l’hippodrome de la Solle, nous a expliqué ce lundi : « Nous avons fait tout notre possible, avec mon équipe, pour maintenir la réunion de mercredi à Fontainebleau, notamment en bâchant certaines zones des pistes. Mais le froid s’est trop incrusté dans la terre et, surtout, il n’y a pas de dégel prévu dans la journée. Dès lors, il ne sera pas possible de courir dans de bonnes conditions. Pour la sécurité des chevaux et des hommes, la réunion a donc été reportée à samedi. Le redoux est annoncé pour jeudi et nous espérons que tout soit rentré dans l’ordre pour samedi. »

Engagements supplémentaires : mercredi 28 février 2018, 11  h 30 à Boulogne

Partants probables & montes : mercredi 28 février 2018, 11 h 30 à Boulogne

Annulation partants & montes : jeudi 1er mars 2018, 10 h 30 à Boulogne

Merci les P.S.F. ! Matthieu Vincent, qui supervise la Direction des hippodromes et des centres d'entraînement de Chantilly, Maisons-Laffitte et Deauville, nous a indiqué : « La situation est identique, que ce soit à Chantilly, à Maisons-Laffitte ou à Deauville. Les heures de travail sont décalées et nous démarrons très tôt le matin, sur le coup de 4 heures. En fin d’après-midi, avant qu’il ne regèle, nous remettons tout bien à plat, tous les accès, afin qu’ils soient sécurisés pour les chevaux. Nous devons faire en sorte qu’ils puissent marcher sur du dur, mais à plat, pour accéder à certaines pistes en sable. Nous avons pu en "sauver" certaines car elles sont bien au soleil, à l’abri, et nous arrivons à les herser. Ainsi, avec le passage des chevaux, cela casse les mottes. À Chantilly comme à Maisons-Laffitte, nous avons pu préserver une piste en sable. Les P.S.F. ne sont pas trop mal et les accès sont bien à plat. À Deauville, les chevaux vont aussi sur la P.S.F. et il gèle un peu moins, ce qui permet de herser la piste principale en sable. Malgré le froid, les pistes fibrées, ou certaines pistes en sable, restent donc utilisables. »

Les sauteurs dans l'attente. Les sauteurs parisiens ne peuvent pas, en revanche, s’exercer sur les obstacles. Sur le gazon, la mission est impossible. D’ailleurs, les gazons sont fermés à Maisons-Laffitte. Sur ce centre d’entraînement, il a été possible de sauter jusqu’à samedi car les pistes étaient ouvertes l’après-midi et les températures remontaient à ce moment de la journée. En revanche, sauter le matin n’est désormais plus faisable en région parisienne. « Les gazons sont gelés. On ne peut plus sauter, ni sur le gazon, ni sur le sable. Nous allons avoir les pires nuits de lundi à mardi et de mardi à mercredi. La température va descendre jusqu’à - 8°C ou - 10°C sur les pistes, en forêt. Dans la journée, il fera au mieux - 1°C ou - 2°C. Grâce aux P.S.F., nous arrivons à maintenir une certaine activité. Le problème est que même bien drainée et entretenue, une P.S.F. a ses limites au bout de trois ou quatre jours : le froid commence à prendre et elle gèle par le dessous. Mais nous allons y arriver. Le dégel devrait arriver jeudi au plus tard, avec la pluie. Bien sûr, les chevaux sont au petit galop de chasse ou au canter. On ne fait pas de galops en ce moment compte tenu de la météo, que ce soit à Chantilly, à Maisons-Laffitte ou à Deauville. À partir de jeudi, la météo nous annonce une nette amélioration, avec de la pluie samedi. Celle-ci va nous aider en participant au dégel. Car le gazon est déjà "pris" sur cinq centimètres. Il faut remercier l’ensemble des personnels des trois centres qui fait le maximum pour que l’entraînement ait lieu. Les employés décalent leurs horaires et travaillent de nuit pour que tout puisse se passer au mieux. »

Chazey, le centre d’entraînement le plus froid. Nous avons consulté Météo France et ses prévisions pour Pau, Calas, La Teste, Senonnes, Royan, Chazey ou encore Dragey. Hors de la région parisienne, c’est à Chazey que les températures seront les plus problématiques. Il est prévu - 10°C dans la nuit de lundi, avant que les températures ne remontent en fin de semaine. Mais une fois encore, les employés du centre de l’Ain sont à pied d’œuvre pour permettre aux chevaux de sortir. Édouard Boutolleau, le directeur du centre, nous a expliqué ce lundi : « Les chevaux peuvent travailler. Nous avons eu la chance que les terrains ne soient pas humides. Nous avons travaillé la P.S.F. nuit et jour. Les sables ont été mis à plat pour pouvoir trotter dessus. Nous avons lissé les allées cavalières et les trottings, ce qui fait que, dès 7 heures ce matin, les chevaux pouvaient aller trotter sur les pistes en sable et s’entraîner sur la P.S.F. Nous travaillons la nuit pour que les professionnels aient une P.S.F. correcte. Les chevaux d’obstacle sont, en revanche, en standby. Ils ne peuvent pas sauter. Avec le gel, le danger lorsque l’on travaille trop la piste est de l’abimer. Si vous travaillez la piste d’obstacle, il faut reculer et avancer pour s’occuper des abords et réceptions des obstacles, et avec le gel vous pouvez abimer la piste. Nous attendons donc que les températures remontent pour pouvoir travailler la piste d’obstacle. Jusqu’à mercredi, nous allons continuer à travailler la P.S.F. nuit et jour pour que les entraîneurs puissent sortir. Ce jeudi, il y a des courses à La Soie, avec un nombre important de partants issus de Chazey. Il faut que les chevaux puissent travailler un minimum. »

 

Quid à l’étranger ?

Leicester, Market Rasen, Taunton et Wincanton ont dû reporter leurs réunions de mardi en raison de chutes de neige. Le froid n’avait jusqu’alors pas trop durement impacté les courses d’obstacle anglo-irlandaises. Chepstow a dû annuler sa grande réunion du 27 décembre et la courir début janvier. Mais c’était à cause de la pluie et des inondations. Des réunions ont été sauvées grâce à la mise en place de bâches gigantesques sur les pistes. Comme nous l’a rappelé Jean d’Indy la semaine dernière, ces bâches fonctionnent bien en Angleterre ou en Irlande, qui ont un climat océanique moins dur que notre climat continental. Il gèle généralement moins fort dans ces deux pays. Ainsi, ce lundi, les réunions d’Ayr en Écosse et de Plumpton en Angleterre ont survécu au froid. Malgré des températures nocturnes de - 4°C, mais grâce à un réchauffement dans la matinée, les courses ont pu se dérouler sur ces deux champs de courses.