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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Côte de Grâce, ou le flair de Pascale Ménard

Courses / 21.02.2018

Côte de Grâce, ou le flair de Pascale Ménard

Pascale Ménard a eu la joie de voir Côte de Grâce (Jeremy), qu’elle détient en association avec Richard Chotard, remporter le Prix Antoine de Palaminy (L) à Pau, dimanche dernier. Elle nous a raconté l’histoire de la pouliche.

Jour de Galop. – Vous êtes la copropriétaire de Côte de Grâce, qui a aussi été élevée chez vous. Comment est-elle arrivée au haras du Mâ ?

Pascale Ménard. – Côte de Grâce est arrivée au haras du Mâ lorsqu’elle était foal. Ses éleveurs, Alan et Bill Dunlop, l’avaient vendue à un client anglais qui me l’a confiée. Mais la pouliche a eu des ennuis de santé et son propriétaire ne voulait pas la garder. Nous l’avons donc inscrite à la vente d’été Arqana en 2016, alors qu'elle était âgée de 2ans. Je pensais que la pouliche allait partir à un bon prix, mais ce ne fut pas le cas. J’en étais très étonnée ! Alors je l’ai rachetée pour la somme de 5.000 €, car je ne voulais pas la brader. Elle possède quand même un bon papier ! Elle m’intéressait beaucoup car son père, Jeremy (Danehill Dancer), avait déjà produit de bons chevaux d’obstacle, et son papier maternel est très correct.

Comment s’est effectuée cette association avec Richard Chotard ?

J’ai toujours admiré le travail de Richard car il a de bons résultats constants, malgré une petite structure. C’est ce que je cherchais pour ma jument : une écurie avec un effectif réduit mais qui prend bien soin de chaque pensionnaire. J’ai élevé une très bonne jument, Magie du Mâ (Sageburg), qui s’est classée deuxième du Prix Bournosienne (Gr3) derrière D’vina (Smadoun), laquelle était alors entraînée par Richard Chotard. Elles avaient couru les préparatoires ensemble et ma jument avait même battu la sienne une fois ! C’est en voyant ce que Richard avait réussi à accomplir avec D’vina que j’ai eu envie de travailler avec lui. Je l’ai donc contacté en lui demandant s’il voulait s’associer avec moi sur Côte de Grâce, et il a accepté. Et évidemment, elle est partie à l’entraînement chez lui ! Je suis contente de la façon dont Richard gère sa carrière car je l’ai toujours estimée et ses résultats prouvent que j’avais raison de croire en elle. Je fais entièrement confiance à son entraîneur.

Vous avez récemment vendu le haras du Mâ. Que faites-vous aujourd’hui ?

Je profite de la vie ! En ce moment, je suis en vacances. Pendant des années, j’ai "vécu cheval", "pensé cheval", "dormi cheval"… Je crois même que je "parlais cheval" ! À un moment, il faut se détacher un peu. Je garde néanmoins un pied dans le monde des courses, je n’ai pas complètement tourné la page. J’ai gardé une quinzaine de juments réparties entre la France et l’Irlande, j’essaye de trouver des chevaux avec des associés… Si je vois un cheval qui me plaît dans un champ, je l’achète !  Mais je n’irai plus aux ventes ou aux courses tous les jours !