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French Purebred Arabian

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Le mot de l'Afac - MEILLEURS VŒUX 2018

07.02.2018

Le mot de l'Afac - MEILLEURS VŒUX 2018

 

Aujourd’hui, alors que la Fédération Internationale Ifahr compte une trentaine de pays membres, les chevaux arabes peuvent courir pratiquement partout sur la planète.

C’est le cas dans la plupart des pays européens, depuis l’Espagne et l’Italie, jusqu’à la Pologne et la Russie. Dans ces deux derniers pays, comme en Turquie, en Tunisie, au Maroc, ou encore au Qatar, aux Émirats et au Sultanat d’Oman, la moitié du programme de courses est réservée aux chevaux arabes.

Les États-Unis et l'Australie accueillent également des courses réservées aux pur-sang arabes.

La Belgique et la Hollande, deux pays où la filière souffre beaucoup, apprécient particulièrement les chevaux arabes. Ces derniers jouent ainsi un rôle moteur déterminant pour l'avenir des courses chez ces voisins européens.

Paradoxalement, les chevaux arabes sont moins bien considérés dans les pays où les courses se portent bien, où les pur-sang assurent le spectacle, et où l’entourage de ceux-ci ne voit pas la nécessité d’accueillir de nouveaux venus.

En Grande-Bretagne notamment, les courses de chevaux arabes ont longtemps eu un statut à part, limité à celui de l’amateurisme.

En France en revanche, les chevaux arabes ont toujours couru sur les mêmes hippodromes, lors des mêmes réunions et avec un statut identique à celui des pur-sang anglais.

Pour autant, la première grande course en région parisienne (organisée sur l’hippodrome d’Évry en 1987) fut mal accueillie par les médias spécialisés et sans enthousiasme par l’Institution, alors même qu’elle était autofinancée par les éleveurs et propriétaires de chevaux arabes.

À cette époque, le monopole du PMU n'incitait pas à l'ouverture ou à la diversification.

La situation a beaucoup évolué durant ces trente dernières années : non seulement les parieurs ont montré leur intérêt pour les courses de chevaux arabes, le montant des enjeux enregistrés par le PMU ne différant pas entre les deux races, mais, de plus, ces épreuves ne sont plus cataloguées comme des spécialités locales du Sud-Ouest.

Le caractère international de la race s’est affirmé, tandis que la réputation des élevages français attirait les amateurs étrangers. En 1989, puis en 1991, le Sultanat d’Oman envoya ses émissaires acheter les meilleurs chevaux français.

En 1993, la première vente publique de chevaux arabes en France, organisée par l’Afac à Toulouse, accueillait Son Altesse le cheikh Mansour bin Zayed Al Nahyan ainsi que des représentants des cheikhs Hamdan et Mohammed Al Maktoum.

À partir de 1994 et jusqu’en 2000, les chevaux arabes de 4 ans ont pu courir à Chantilly le jour du Jockey Club, grâce à la générosité et à la volonté du cheikh Sultan Al Nahyan, d’Abu Dhabi. Pour obtenir cette course, le cheikh Sultan Al Nahyan avait dû sponsoriser des courses de pur-sang le même jour, dont le Prix du Jockey Club.

À partir de 2001, le même système de sponsoring, avec les mêmes conditions, se déplaça à Deauville pendant le meeting du mois d’août.

Enfin, et plus récemment, la détermination du Qatar a permis aux chevaux arabes de courir à Longchamp pendant le week-end de l’Arc. Cette fois, c'est le sponsoring du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe qui en était la principale condition.

Cette courte rétrospective de l'histoire des courses de pur-sang arabes met en lumière un principe essentiel selon lequel l'organisation de courses pour pur-sang arabes n'enlève rien aux pur-sang anglais. Mieux encore, les deux programmes sont liés et sont à tour de rôle la locomotive d'une filière.

Les courses de pur-sang arabes ont apporté le concours des meilleurs sponsors du Moyen-Orient, et permis de renforcer les allocations des courses les plus prestigieuses. Et les exemples des professionnels ou passionnés convertis aux pur-sang anglais après avoir connu et aimé les courses à travers le pur-sang arabes sont nombreux.

En 2017, environ trois cents chevaux arabes, appartenant à quatre-vingt-huit propriétaires différents, étaient à l’entraînement en France. Dix-neuf hippodromes les ont accueillis en organisant quatre-vingt-quatre courses. Souvenons-nous qu’en 1989, le programme national comptait seulement quinze courses !

L’Afac est heureuse et fière du développement et des progrès obtenus. Aujourd’hui, la France conserve le leadership, aussi bien par la qualité de son élevage que par le niveau de ses courses, et de nombreux pays suivent le même chemin en organisant des courses de chevaux arabes de grande tenue. Nous leur souhaitons de continuer, et nous serons toujours heureux de voir nos élèves participer à des courses dans tous les pays du monde.

La saison 2018 s’annonce passionnante. C’est dans cette perspective que les membres du Conseil d’administration de l’Afac souhaitent à tous les passionnés de pur-sang arabes et à toute la filière du galop une merveilleuse année.