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GOFFS - Goffs February Sale : les pinhookers en quête de bonnes affaires

Institution / Ventes - International / 05.02.2018

GOFFS - Goffs February Sale : les pinhookers en quête de bonnes affaires

Deux sessions ne suffisent plus pour tous les chevaux inscrits à la Goffs February Sale, la plus fournie des trois ventes de février. Le catalogue est un peu plus mince que celui de l’an passé (757 sujets) mais avec 627 chevaux catalogués, la vente dépasse largement en quantité celles de Tattersalls (446) et Deauville (415). Ce lundi à 17 h, 75 lots étaient déjà déclarés absents mais il en reste donc plus de 550 à vendre. Le point faible de cette vente de début de saison est toujours le pourcentage de vendus. L’année dernière, il a atteint les 64,1 %, le pire score des cinq dernières années.

Le petit marché en souffrance. Le tiers le plus bas du marché est celui qui souffre le plus, dans toutes les ventes. Cela s’est confirmé à Tattersalls où l’écart entre le prix moyen et le médian (26.800 et 7.000 Gns respectivement) a affiché un record. Cinquante-huit lots – dont 9 poulinières pleines – ont été vendus à moins de 2.000 Gns pour un chiffre d’affaires de 74.200 Gns. Les 265 sujets adjugés à une somme inférieure au prix moyen ont fait enregistrer un chiffre d’affaires de 2.018.150 Gns alors que le top price, Willie John (Dansili), a été adjugé pour 1,9 million...

Une offre importante de yearlings. Il n’y a pas de Willie John caché à Goffs mais le but des agences de ventes n’est pas seulement de faire des top prices. Il s’agit avant tout de trouver un acheteur pour chaque cheval. L’offre de cette année chez Goffs est très diversifiée. Le segment le plus important est celui des yearlings, ceux qui étaient foals jusqu’au 31 décembre. Trois cent trente-huit sont inscrits au catalogue, dont 124 le premier jour. Le reste passera en vente lors de la deuxième session. Avec les absents, le volume tombe à 315 lots, ce qui reste une offre très importante. L’année dernière, le lot le plus cher de ce segment a été un mâle par Dandy Man (Danetime), payé 86.000 € et revendu à Tattersalls October book 2 pour 100.000 Gns, alors qu’une pouliche par Le Havre (Noverre) a été adjugée 75.000 €. Elle a ensuite fait monter les enchères à 110.000 € chez Arqana. Il s’agit de deux cas de pinhooking très corrects et il ne faut pas s’étonner si les pinhookers tiennent le rôle le plus important.

Des yearlings signés Niarchos. L’une des consignations qui tape dans l’œil est celle de Norelands Stud, qui propose 11 poulains et pouliches signés Niarchos. Les 7 pouliches sont presque toutes issues des grandes souches de l’élevage Niarchos. Les mâles sont par Lope de Vega (Shamardal), Archipenko (Kingmambo), Ruler of the World (Galileo) et Bated Breath (Dansili). Une autre grande griffe, Moyglare Stud, propose deux yearlings, un Mukhadram (Shamardal) et un Mastercraftsman (Danehill Dancer), en plus de quelques pouliches de 3ans et 4ans.

Pouliches et poulinières. Les Aga Khan Studs présentent 4 poulains de 3ans et 5 pouliches avec un potentiel de poulinière. Parmi les femelles sur le marché, on trouve aussi Damila (Milanais), gagnante du Prix de Ris-Orangis (Gr3) sous la férule d’Henri-Alex Pantall, la lauréate de Listed Glamorous Approach (New Approach), la placée black type Kithonia (Sadler’s Wells) qui est pleine de Le Havre, et La Chapelle (Holy Roman Emperor), une demi-sœur de la gagnante de Gr1 Zhukova (Fastnet Rock).