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HONG KONG INTERNATIONAL SALE - Le frère de Wings of Eagles va passer en vente à Sha Tin

Institution / Ventes - International / 27.02.2018

HONG KONG INTERNATIONAL SALE - Le frère de Wings of Eagles va passer en vente à Sha Tin

 

Le demi-frère du "FR" lauréat du Derby 2017 Wings of Eagles (Pour Moi) a été castré. Il sera présenté le vendredi 16 mars à la Hong Kong International Sale. L’élève du haras de Montaigu n’a pas mauvais caractère mais comme tous les yearlings achetés par le Hong Kong Jockey Club, il a été castré et préparé pour ce breeze up tardif. Dans cette vente, les chevaux nés dans l’hémisphère nord ont pris 3ans depuis deux mois. Ceux de l’hémisphère sud sont à l’automne de leur troisième année.

Acheté 130.000 € à Arqana. Le Hong Kong Jockey Club avait dépensé 1.560.000 €, en août 2016, à Arqana, avant d’en investir encore 530.000 € en octobre. Il est la moins chère des six acquisitions de l’été. Au moment du passage du joli gris sur le ring, son frère Wings of Eagles n’avait pas encore ouvert son palmarès. L’achat fut surtout basé sur la paternité du poulain. En effet c’est un fils d’Holy Roman Emperor (Danehill), un étalon qui a produit les champions de Hongkong Designs on Rome, Beauty Only et Rich Tapestry. Le fait que les deux femelles black types soient issues de la bonne Ysoldina (Kendor) était un plus, sans pour autant être décisif.

Vingt-huit chevaux pour un total de huit millions d’euros. Dans la page du catalogue de la vente, en sus du prix d’achat, on trouve aussi la somme des frais engagés par le Jockey Club pour chaque poulain (voyages, frais de préparation, assurance…). Le demi-frère de Wings of Eagles a ainsi coûté deux millions de dollars de Hongkong, c’est-à-dire 207.562 € selon le taux de change de mardi. Parmi les vingt-huit chevaux proposés, un seul cheval, un australien par Snitzel (Redoute’s Choice), a coûté moins cher (1.811.000 dollars de Hongkong) au Jockey Club. Tout compris, ces chevaux ont coûté 77,456 millions de dollars de Hongkong, soit un peu plus de huit millions d’euros. C’est un petit peu plus que l’année dernière (75,327 millions) quand le chiffre d’affaires (126,7 millions ou 15,1 millions d’euros) avait offert un joli pinhooking au Jockey Club.

Un top price malheureux. En 2017, le top price est revenu à un australien issu d’Hussonet (Mr Prospector). Avant de monter sur le ring, il avait coûté 1,844 millions de dollars de Hongkong au Jockey Club. Il a été adjugé 10,5 millions (1.255.860 €). Son propriétaire, Peter Lau, a eu le plaisir de le baptiser Household King et il l’a vu gagner lors de ses débuts. Mais le pauvre cheval a commencé à boîter dès sa deuxième sortie. L’an dernier, presque tous les chevaux ont été vendus plus cher que leur coût de revient. Parmi les exceptions, il y a un certain My Honey (Choisir), adjugé 200.000 dollars de Hongkong. Ce n’est pas une flèche mais il s’est quand même octroyé une quatrième place en quatre sorties.

Good Ba Ba, la bonne affaire. La meilleure réussite lors de cette vente reste le champion Good Ba Ba (Lear Fan), qui avait gagné trois fois le Hong Kong Mile (Gr1). D’autres lauréats de Gr1 sont passés dans le ring de Sha Tin. Le plus récent est Pakistan Star (Shamardal), qui a été acheté 180.000 € à Arqana. Il a été revendu six millions de dollars de Hongkong (700.000 € en 2016). Malgré son caractère impossible, il a gagné 15,6 millions de dollars de Hongkong et s’est placé dans un Gr1 international, la Queen Elizabeth II Cup.

Une vente pas comme les autres. L’objectif du Jockey Club est de renforcer les effectifs en offrant des chevaux "clés en main" aux propriétaires qui ont le droit d’en acheter. En fait, les acheteurs doivent avoir un permis PP (achat privé) ou PPG (achat d’un cheval inédit) ou l’autorisation de remplacer un cheval qui est sorti des courses. Les achats du Jockey Club sur les différents marchés sont faits dans cet objectif. Ils sont ciblés sur un portrait-robot du cheval qui peut réussir à Hongkong.

Le plus cher vient de Deauville. Le catalogue est très homogène, d’où un coût moyen de 2,76 millions de dollars de Hongkong qui correspond presque au médian. Le poulain pour lequel le Jockey Club a dû débourser la somme la plus élevée est le propre frère du gagnant de Gr1 et étalon Slade Power (Dutch Art), acheté 450.000 € à Deauville. D’après le catalogue, son coût au moment de rentrer dans le ring sera de 5,095 millions (529.000 €). En sus de cet alezan et du demi-frère de Wings of Eagles, trois autres sujets issus d’Arqana vont passer en vente. Il y a un Dark Angel (Acclamation) de la souche de Trais Fluors (Dansili), vendu 380.000 € par l’écurie des Monceaux, un Lawman (Invincible Spirit) présenté à la vente d’octobre par Coulonces Consingment et adjugé 260.000 €, et un Bated Breath (Dansili) qui a été acheté 260.000 € en août. Les autres achats du Jockey Club seront proposés lors d’une deuxième vente, au mois d’aout.

Le match Arqana - Tattersalls. Avec cinq sujets, Arqana égalise le score avec Tattersalls. Le Jockey Club avait dépensé 1.810.00 Gns pour acheter dix chevaux de la génération 2015, dont trois aux breeze up. La note pour les huit achats à Arqana fut de 2.090.000 €. C’est presque la même somme que celle déboursée outre-Manche. L’année dernière, les dix achats en France avaient coûté 1.995.000 €. C’est-à-dire 15 % de moins que le cumul des huit sujets de Tattersalls.

Un acheteur pas comme les autres. Le Hong Kong Jockey Club est un pinhooker très avisé et ses hommes cherchent le bon cheval pour un prix correct. La précocité n’est pas un vrai atout car les chevaux ne courent pas avant la fin de leurs 3ans. La forte progression du prix des yearlings en Europe et en Australie est un vrai souci pour cet investisseur pas comme les autres, qui ne peut pas acheter sur un coup de folie. C’est pour cette raison, en plus de la question des règles sanitaires, que le Jockey Club se dirige à présent vers des pays où le marché est moins fort, comme la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud et l’Argentine.