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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Martine Leguille-Balloy, en marche et avec optimisme

Institution / Ventes / 28.02.2018

Martine Leguille-Balloy, en marche et avec optimisme

Le 2 février, Martine Leguille-Balloy a été nommée présidente du groupe d’étude Cheval à l’Assemblée Nationale. Elle nous a longuement reçus dans son bureau le 22 février, le lendemain du rendez-vous à l’Elysée d’Édouard de Rothschild et de Dominique de Bellaigue et d’un débat d’importance à l’Assemblée Nationale. Députée En Marche, Martine Leguille-Balloy – assistée d'Astrid Engelsen – a évoqué avec franchise et optimisme toutes les évolutions éventuellement à venir pour les courses.

SIGNATURE ALE

Jour de Galop. - L'actualité est forte en ce qui concerne les courses et le gouvernement. Édouard de Rothschild et Dominique de Bellaigue ont été reçus à l’Élysée le mercredi 21 février par Alexis Kohler et Anne de Bayer. Visiblement, quelque chose est en train de se passer. Quel est votre point de vue ?

Martine Leguille-Balloy. - J’ai toute confiance en ce gouvernement et je l’ai répété à vos collègues avec lesquels je me suis entretenue depuis que j’ai été élue à la présidence du groupe Cheval. Il a hérité de situations qui ont été mises en place par ses prédécesseurs et il y avait vraiment une nécessité d’intervenir : certaines choses n’étaient pas équilibrées et nécessitaient d'être revues. Il y a une prise de conscience de l’importance de la filière équine en France par ce gouvernement : vous avez bien vu qu’Emmanuel Macron a emmené un cheval en Chine. L’équitation française, qui est inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco, a été mise à l’honneur récemment par une convention de rayonnement entre le ministère de la Culture, l'Ifce et la Fédération française d’équitation.

Je pense qu’il y a une conjonction des astres avec ce gouvernement et avec la gouvernance "cheval". Le message a été très bien compris, l’intérêt est là. Souvent, le gouvernement n’annonce pas quand les choses bougent mais plutôt quand elles ont bougé. S’il y a ces annonces actuellement, c’est certainement parce que les processus sont déjà bien entamés. Il va certainement y avoir des changements.

L’Assemblée Nationale n’a pas été en reste puisque, mercredi soir, vous étiez présente pour le suivi du rapport de l’évaluation de la régulation des jeux d’argent et de hasard. Pouvez-vous nous dire en quoi cela consistait ?

Il s’agit d’un suivi d’un rapport qui a été déposé en décembre 2017. Il faisait lui-même suite à un rapport de début 2017 et à celui de la Cour des comptes datant de 2016. Tous disent la même chose. Le dernier en date préconisait seize mesures. Certaines sont déjà mises en œuvre, d’autres n’ont pas encore été exécutées et d’autres commencent à être appliquées. Cela concerne tous les jeux, ce qui est normal puisqu’ils ont tous des particularités transversales : PMU, FDJ, casinos, etc.

Avez-vous un exemple concernant les courses ?

Pour la filière des courses, voici un exemple de préconisation : encourager l’Institution à engager la réforme de sa gestion interne en commençant par la fusion des directions support des sociétés-mères et du PMU. Il a été annoncé qu’a été mise en place désormais une gouvernance, un conseil supérieur de la filière. C’est officiel mais ce sera officialisé de façon plus formelle et plus médiatique d’ici quelque temps. Tout le monde a compris qu’il fallait se réformer. Le gouvernement l’a aussi compris, notamment en ce qui concerne la concurrence entre la Française des Jeux et le PMU.

Ce qui veut dire ?

Voici un sujet sur lequel j’avais déjà eu l’occasion d’interpeller Gérald Darmanin [ministre de l’Action et des Comptes publics, ndlr]. En 2015, sur les 25.000 bureaux de tabac, 21.500 étaient des points de vente Française des Jeux. La société leur a versé une rémunération de près de 690 millions d’euros, ce qui veut dire 21.000 €  par point de vente. De son côté, le PMU a 13.000 points de vente et leur a versé 143 millions d’euros, soit 11.000 euros par point de vente. Ce sont des chiffres de la Cour des comptes et c’est une sacrée différence ! Il est évident que les buralistes sont plus enclins à vendre "Française des Jeux" que "PMU". C’est totalement humain et Gérald Darmanin a bien compris cela, tout comme les rapporteurs. Cela ne peut pas continuer une éternité comme cela, c’est une évidence.

J’ai par ailleurs signalé au ministre que les paris hippiques baissaient beaucoup plus dans les 9.000 points de vente qui commercialisent du pari sportif que dans les 4.000 où il n’y a que du PMU. J’ai précisé que les rapports successifs de la Cour des comptes et du Parlement ont fait le même constat. Le développement équilibré et équitable des différents types de jeux qui constitue l’un des quatre objectifs de la loi de mai 2010 se heurte aujourd’hui à une réalité : la Française des Jeux affiche des résultats positifs alors que la situation économique du PMU et des casinos est fragile, malgré les allègements fiscaux consentis par l’État lors de l’ouverture à la concurrence.

Tous les rapports et tous les députés intervenus sur le suivi de ce rapport ont posé la même question : allez-vous tout remettre à plat et assurer une politique cohérente des jeux avec des rémunérations équilibrées, sous une autorité administrative indépendante ? Gérald Darmanin a répondu par l'affirmative. Il sera donc fait appel à quelqu’un pour effectuer un nouveau rapport : c’est dans les tuyaux et cette personne est Jean Arthuis. Le gouvernement prévoit de lui confier une mission, mais nous ne connaissons pas encore le contenu de la lettre de mission.

Concernant les annonces de privatisation de la Française des Jeux, que peut-on attendre et faut-il s’inquiéter ?

Je ne pense pas que nous assisterons à une privatisation totale de la Française des Jeux : au regard du droit communautaire, je ne sais même pas si cela est possible du fait qu’il s’agisse d’un monopole. Je pense que l’État va garder une certaine mainmise dessus et, de l’autre côté, il a annoncé qu’il allait aider le PMU, les courses et les propriétaires.

La Française des Jeux a une progression exponentielle, ce qu'il se passe du côté du PMU ne doit avoir qu'un faible impact. Il faut cependant que les socioprofessionnels arrivent à envisager qu’ils sont dans un monde économique et qu’il y a des règles de concurrence. La concurrence ne nuit pas si elle est équilibrée. Il faut rentrer dans l’économie réelle, même si vivre dans le monde du cheval est une vie de passion. Vouloir ramener cela à un métier ordinaire n’est pas facile.

Nous avons l’impression qu'en l’espace de quelques mois, énormément de choses ont bougé… Un mouvement a été lancé par la filière course en mars 2017 sous le précédent gouvernement : elle était dans la rue pour manifester contre le live betting dans le réseau en dur de la Française des Jeux. Il y a eu l’annonce de la nouvelle rétribution des points de vente par la Française des Jeux, celle d’une possible privatisation partielle de la Française des Jeux… La filière cheval a longtemps paru à l’écart des préoccupations de l’État et tout paraît s’accélérer soudainement. Qu’est ce qui a changé ?

Je pense qu’il a fallu que le gouvernement comprenne. Moi-même et mon assistante, Astrid Engelsen, savons qu’il n’est pas facile de maîtriser tout le système de financement ou le système juridique derrière la filière, et pourtant nous connaissons la filière cheval depuis des années. Mercredi, selon votre journal, Édouard de Rothschild et Dominique de Bellaigue ont dû se rendre compte que le gouvernement bouge lorsqu’il maîtrise parfaitement son sujet.

Évidemment, il y a eu des concertations et études auparavant… Il y a eu la Cour des comptes fin 2016. Jacques Myard a rendu un rapport début 2017. En juillet, on a confié le rapport sur l’évaluation de la régulation des jeux d’argent et de hasard à Olga Givernet et Régis Juanico. Il a été rendu le 17 décembre. Nous avons commencé à avoir des discussions avec eux assez rapidement. Et, mercredi 21 février, en même temps que la session à l’Assemblée, on nous annonçait la réunion à l’Élysée avec les présidents. Nous travaillons ainsi. Tout va très vite : c’est le "macronisme" ! C’est tout le temps comme cela avec l’équipe "Macron" : on attaque un sujet, on concerte, on étudie et "pan", la décision tombe. C’est ce qu’il semble s’être passé. Cela nous demande énormément de travail. Cela ne s’apprend pas du jour au lendemain.

La filière hippique a déjà bougé de son côté, avec par exemple la réforme du programme et le plan d’économie du côté du galop. Cela ne s’est pas fait sans douleur ni débat. Selon vous, cela a-t-il joué un rôle important ?

Je pense que oui. Le gouvernement a vu l’initiative des présidents de créer cette gouvernance de la filière équine, de s’organiser. Il a vu les initiatives prises pour faire des économies, la volonté de rendre de l’attractivité. France Galop a en effet déjà changé son système de courses pour qu'elles soient plus attractives, comme cela est préconisé dans la proposition 4 du rapport sur l’évaluation de la régulation des jeux d’argent et de hasard. Le gouvernement s’est aussi certainement rendu compte que le statut du PMU ne lui permettait absolument pas les mêmes stratégies de communication que celles employées par madame Pallez au niveau de la Française des Jeux. Il fallait bien que les choses changent.

C’est-à-dire ?

Une régulation unique autour des jeux d’argent a été préconisée. Il a été beaucoup dit à l’Assemblée, surtout pour la Française des Jeux et le casino, que les publicités sont assez offensives. La Française des Jeux a une très bonne stratégie commerciale… mais attention à l’addiction ! C’est pour cela qu’il faut revenir à la loi de 2010, avec un régulateur commun, avec les mêmes règles, de manière à ce qu’il y ait quelqu’un qui contrôle véritablement. Car le seul régulateur que nous avons actuellement est l’Arjel, uniquement sur les jeux en ligne. Il n’y a pas de régulateur sur tout le reste.

C’est l’un des défis des courses : réussir à attirer un nouveau public de joueurs là où le jeu a tendance à être diabolisé. C’est d’ailleurs un débat que l’on retrouve en Angleterre, par exemple…

C’est vrai mais il faut remettre les choses en perspective. Il y a des problèmes qui sont bien identifiés. Consécutivement à l’ouverture des jeux en ligne, la Française des Jeux a su se servir du "online" pour consolider le "dur". Dans tout ce qui a été analysé lors de ce rapport, il y avait cette stratégie commerciale de la Française des Jeux qui est très bonne… et que le PMU ne pouvait pas avoir : sous forme de GIE, c’est très difficile !

J’ai un exemple qui me revient en mémoire. Récemment, un jeune député me voyait travailler sur le rapport. Il m’a dit : « Ça m’amuserait bien de jouer au PMU, mais uniquement si c’est sur mon portable. » Je lui ai dit que c’était possible et il a répondu : « C’est vrai, j’ai l’application ! » Mais il n’avait pas l’application du PMU, il avait celle de la Française des Jeux. Il ne savait pas qu’il y avait une application PMU, il croyait que c’était une sorte de filiale de la Française des Jeux !

La stratégie commerciale n’explique pas tout. Pourquoi assistons-nous à une croissance spectaculaire de la Française des Jeux, alors que le PMU a longtemps été en difficulté et doit réussir à consolider son récent léger retour à la croissance ?

Vous avez publié récemment un article de Jacques Myard. Il soulignait que nous sommes dans une société d’immédiateté, sans réflexion, et ce n’est pas faux. Au grattage ou au tirage, il y a peu de réflexion… On sait que lors des périodes de crise, les gens se tournent vers les jeux. Regardez les dernières pubs de la Française des Jeux : tout le monde peut avoir sa chance, etc. Ce n’est pas du tout la même philosophie et démarche que de jouer aux courses !

Les courses doivent donc trouver des attraits et le PMU doit s’adapter à toutes ces choses-là. Mais elles ne peuvent pas non plus se restructurer en quatre matins. Les courses sont quelque chose de très particulier. Vous aimez les chevaux, j’aime les chevaux, il y a une clientèle de passionnés, mais il y a aussi eu une crise financière dont le monde des courses a subi l'impact. Des choses ont été faites mais il reste encore à faire, par exemple pour les règles de concurrence…

Parlons de la concurrence, justement. L’une des conséquences de l’ouverture du marché a été la séparation des masses du côté du PMU suite à un procès, et cette décision ne l’a pas aidé. L’Autorité de la concurrence va-t-elle revenir sur cette décision ?

Le PMU est en cours de "requestionnement" de l’Autorité de la concurrence sur différents points, et notamment sur ce celui-là, afin d’obtenir un nouvel accord avec les autres opérateurs. Ils se sont rendu compte que la séparation des masses du PMU ne leur a pas permis de récupérer des parts de marché. L’idée serait plutôt de trouver un accord où ils auraient un accès à la masse commune avec le PMU pour que tout le monde soit gagnant. C’est en étude.

Après, concernant la loi de 2010, il faut rappeler qu’elle porte principalement sur l’addiction et la fraude. C’est son cœur et il ne faut pas lui donner plus d’importance qu’elle n’en a : c’est une loi de protection. Les difficultés rencontrées par la filière hippique ont beaucoup plus de rapport avec les crises ou encore avec les changements sociétaux.

Concernant les sujets sociétaux, il y en a un qui prend de plus en plus d’ampleur : celui autour du bien-être animal, avec des positions souvent excessives, voire extrêmes. Vous avez rédigé une thèse sur le sujet. Quel est votre point de vue ?

J’ai notamment travaillé avec la Commission européenne sur ce sujet. Je fais partie des gens qui estiment qu’il faut des améliorations pour le bien-être, mais avec une certaine retenue. Demain, on ne montera plus à cheval si on va trop loin dans cette question du bien-être ! Je suis donc plutôt tempérée sur cette question.

Je viens de la campagne et je sais qu’on n’obtient jamais rien d’un animal, même en production, en lui tapant dessus. Il n’y aura jamais de résultat avec une bête maltraitée. Pour moi, la plus belle approche du bien-être animal, ou du moins de la communication que l’on peut avoir avec un cheval, est celle de Jean-François Pignon. Il explique que pour communiquer, il faut parler le même langage et, en matière de chevaux comme pour beaucoup d’animaux, c’est le dominant et le dominé. Et cela peut se faire dans le respect, évidemment ! Nous sommes si fiers de monter à cheval, c’est quelque chose d’incroyable…

Le problème est que notre société est de plus en plus citadine et a tendance à considérer le rapport avec l’ensemble des animaux comme celui que les personnes ont avec un chien ou un chat, vus parfois comme des membres de la famille. Pour le monde agricole en général, y compris celui du cheval, il y a beaucoup de pédagogie à faire…

C’est vrai. Ce sont des gens qui sont trop éloignés des animaux, qui ne les connaissent pas. C’est comme cela qu’on a des enfants qui se font mordre. On devrait enseigner l’animal. Un animal, c’est imprévisible. Dans nos dossiers de droit, nous disons qu’ils peuvent avoir des réactions intempestives, qu’ils peuvent même être dangereux. Mais pourquoi ne l’enseigne-t-on pas aux gens ?

Il y a peut-être un livre à faire là-dessus car on se rend compte des dérives à l’heure actuelle. En voulant faire le bien, on fait l’inverse. Actuellement, il y a énormément de chevaux qui sont abandonnés dans des conditions horribles car les propriétaires signent une case sur le carnet en disant qu’ils ne souhaitent pas qu’ils aillent à la boucherie. Mais ils n’assument pas derrière ! On parle aussi beaucoup de l’éthologie actuellement… Mais on a vu quelques drames avec les licols éthologiques mal utilisés.

Un des très grands sujets pour la filière course et équine en général est celui de la T.V.A. Est-ce selon vous le sujet numéro 1 ?

Si on parle de la filière cheval, la T.V.A. a une importance mais ce n’est pas le seul sujet à traiter. La T.V.A. peut en effet changer des choses. Pour le moment, les projets communautaires se dirigent vers la subsidiarité [le choix des taux réduits reviendra aux États et non pas à l’Union Européenne, ndlr] et il y a encore du travail à faire. Nous savons qu’il va falloir travailler avec le gouvernement, pour savoir quels sont les secteurs où il y aura les T.V.A. à taux réduits, sachant qu’il exsite quand même des règles communautaires.

Après, il y a le changement qui passe inaperçu dans la vente mais qui va être, je crois, important : le changement de liquidation de la T.V.A. intra-communautaire. Mais il n’y a pas que la T.V.A. dans la filière équine. Pour le fonctionnement des sociétés de courses, le nerf de la guerre reste également le rapport du PMU.

Mais l’autre pilier de financement de la filière course, ce sont les propriétaires et, pour eux, la T.V.A. joue un rôle…

Il n’y a pas que la T.V.A. qui entre en jeu pour attirer les propriétaires. N’oublions pas que nous sommes passés par une période de crise et par une période de pessimisme. Actuellement, il y a un esprit de confiance. Tout le monde a envie de bouger : c’est un élan. Personnellement, je ne suis pas inquiète pour la filière cheval. Je rencontre la gouvernance "cheval", je la vois régulièrement. Ce sont des personnalités qui ont beaucoup de caractère. Ils ont été capables de s’allier et ont décidé de changer les choses. Personne n’aurait pu les forcer, il y a une vraie volonté de leur part.

Nous parlons de toutes les évolutions récentes au sein de la filière équine. Pensez-vous qu’Anne-Catherine Loisier, présidente du groupe Cheval au Sénat, a eu un rôle majeur dans tout cela ?

Oui, je pense qu’elle a eu un rôle fondamental et qu’il y aura un avant et un après Anne-Catherine Loisier. Elle a fait un travail formidable qui a notamment mené à cette gouvernance. Je suis ravie de travailler avec elle.

Parlons de votre parcours. Vous avez été avocate spécialisée en droit équin pendant une vingtaine d’année. Vous êtes désormais députée En Marche de la quatrième circonscription de Vendée. Pourquoi vous êtes-vous lancée en politique ?

Je suis arrivée en Vendée en 1983. C’est une terre de cheval, peut-être pas autant que la Normandie, mais il y a toujours eu en Vendée des bons chevaux, jockeys, entraîneurs, éleveurs… Et ce dans toutes les disciplines. J’ai toujours été intéressée par la politique et ma famille y a toujours porté intérêt. Je suis profondément européenne et centriste. Je me suis au départ engagée auprès de l’UDI de Jean-Louis Borloo. En 2014, je me suis présentée aux élections européennes sur la liste de Jean Arthuis. Nous avons ensuite rencontré Emmanuel Macron et avons décidé de le suivre.

Vous travaillez avec Astrid Engelsen, qui a travaillé au sein de l'Ifce et de la Fédération des éleveurs. Pourquoi l’avez-vous choisie ?

Astrid connaît l’ensemble de la filière et les problématiques européennes. Elle a aussi écrit tout un livre sur le droit comparé des réglementations concernant le cheval. C’était une évidence, tout simplement.

Comment avez-vous connu le monde des courses ?

J’avais un grand oncle éleveur de trotteurs. J’avais aussi un oncle vétérinaire. Il était le vétérinaire sur l’hippodrome de La Guerche-sur-l’Aubois et je l’y accompagnais. Après, comme avocate, j’ai eu dans ma clientèle des entraîneurs, des hippodromes… Au début, j’étais avocat dans l’agro-alimentaire, mais comme j’avais des chevaux, des gens du milieu m’ont demandé de travailler pour eux. Un de mes meilleurs souvenirs est d’avoir été dans la voiture des commissaires. C’est impressionnant. J’ai passé pas mal de temps avec mes clients lors des entraînements mais aussi lors de courses. Je connais donc un peu les hippodromes ! Mais dans ma vie personnelle, j’ai surtout été présente dans les sports équestres.

Votre discours et votre vision de l’avenir sont très positifs. L’optimisme, c’est ce qui vous définit ?

Quand les choses commencent à bouger, pourquoi être pessimiste ? Comme on dit chez nous : en marche ! Quand on est en marche, on y va. Lorsque nous sommes partis avec Emmanuel Macron, personne ne savait quel allait être l’aboutissement de cette aventure. Nous y allions et nous y croyions. Désormais, nous y sommes et nous continuons. C’est un mouvement, celui de la filière et celui du gouvernement qui, comme à son habitude, avance.