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Jour de Galop

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Les patrons des courses ont été reçus cet après-midi à l’Elysée

Institution / Ventes / 21.02.2018

Les patrons des courses ont été reçus cet après-midi à l’Elysée

JDG Exclusif. Edouard de Rothschild et Dominique de Bellaigue ont été reçus ce mercredi après-midi à l’Elysée, pendant plus d’une heure, par le secrétaire général Alexis Kohler et par la secrétaire générale adjointe Anne de Bayser. Les deux hauts fonctionnaires, dont on peut dire qu’ils « dirigent » opérationnellement la France au quotidien, se sont montrés très au fait et très à l’écoute de la problématique de la filière hippique. Ils ont également rassuré les deux présidents des sociétés-mères sur plusieurs points.

Le plus important : ils ont bien précisé leur intention de faire évoluer l’ensemble du secteur des jeux d’argent. Rien ne se fera au détriment ni à l’avantage de tel ou tel opérateur ou de tel ou tel type de jeux. Ainsi, si la FDJ doit bien être privatisée en 2019, la filière hippique a désormais l’autorisation de l’Etat pour faire sa mue. Concrètement, Alexis Kohler et Anne de Bayser ont reçu très favorablement le projet de transformation du PMU, qui est actuellement un Groupement d’intérêt économique et deviendrait très prochainement une Société anonyme.

 

Alexis Kohler et Anne de Bayser voient d’un très bon œil que les courses cherchent à optimiser leur organisation, pour se donner les moyens de faire face aux défis actuels et à venir. L’Etat est pleinement conscient que notre filière doit avoir la latitude de créer de la valeur partout où elle le peut.

Dans cette idée, les patrons de l’Elysée ne sont pas opposés à donner un coup de pouce aux courses, par exemple sous forme de fiscalité. D’après nos informations, ils ont bien compris que notre univers était à un tournant. Certes, cela va un peu mieux, mais la croissance est fragile. Il va donc falloir actionner tous les leviers en même temps pour casser la spirale pas très positive de ces dernières années, pour assurer une vraie pérennité et pour passer un cap. Cela signifie à la fois donner au PMU les moyens de se développer et, simultanément, pendant deux ou trois ans, rendre des marges de manœuvre à ceux qui investissent : propriétaires, éleveurs, etc.

 

La portée symbolique de cet entretien à l’Elysée est forte, à la fois par sa durée et par le niveau des hôtes. Comme nous l’avons déjà dit, Alexis Kohler et Anne de Bayser sont vraiment aux commandes. La marque de considération est importante pour les courses, qui avaient pu se sentir un peu « abandonnées » ou a minima un peu « seules » ces dernières années.

Tout va aller très vite désormais. Le calendrier indique d’abord des mouvements dans la gouvernance du PMU ainsi qu’une possible évolution au sein des sociétés-mères dès 2018. Pourquoi aller aussi vite ? Parce que les courses doivent être prêtes et armées avant 2019, qui sera l’année du tsunami « privatisation de la FDJ ».