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Une réforme du statut du PMU serait à l’étude selon Les Échos

Institution / Ventes / 02.02.2018

Une réforme du statut du PMU serait à l’étude selon Les Échos

Une réforme du statut du PMU serait à l’étude selon Les Échos

Les Échos ont révélé qu’une réforme du statut du PMU serait à l’étude. Selon l’article signé par Christophe Palierse, avec Anne Drif, France Galop et LeTrot examinent l’éventuelle transformation juridique du GIE. Voici quelques extraits de l’article :

« L’heure est aux grandes manœuvres dans le secteur des jeux d’argent. Alors que le gouvernement planche activement sur l’éventuelle privatisation de la Française des Jeux (FDJ), les sociétés mères des sociétés de courses, France Galop et LeTrot, se penchent, de leur côté, sur une possible évolution du statut du PMU. Selon des sources concordantes, une réflexion, que la réouverture du dossier de la privatisation de la FDJ semble avoir stimulée, est en cours.

L’idée d’un changement de statut du PMU, constitué en groupement d’intérêt économique (GIE), est poussée depuis plusieurs années par la direction de l’opérateur historique de paris hippiques, actif aussi dans les paris sportifs et le poker sur Internet depuis 2010. L’ancien PDG, Philippe Germond, puis son successeur, Xavier Hürstel, qui a rejoint la direction de Sopra Steria en novembre, ont plaidé en ce sens.

Pour ses partisans, une telle réforme viserait à renforcer un PMU handicapé par son statut. Le GIE ne peut pas s’endetter pour se développer, ni même mettre de capitaux en réserve, son résultat net, de l’ordre de 750 à 800 millions d’euros, selon les années (803 millions prévus au budget 2018), remontant directement aux sociétés mères.

Sa transformation en société anonyme apparaît comme une option sérieuse dans le cadre de la réflexion, suivie de près par l’État et les ministères de l’Agriculture et du Budget, lesquels exercent une tutelle commune. L’éventualité d’un statu quo n’est toutefois pas à écarter, d’autant plus si le gouvernement décidait de ne pas privatiser la FDJ.

Le statu quo pourrait alors l’amener à réviser la fiscalité. Les pouvoirs publics, et tout particulièrement le ministère de l’Agriculture, sont en effet soucieux du financement de la filière hippique, mission majeure du PMU, et par là même de la vitalité et de l’attractivité de l’opérateur. […]

Certains songent à un autre scénario détonnant, mais pas du tout du goût du gouvernement : l’absorption du PMU par la FDJ ! Cette dernière peut faire fantasmer avec son total d’enjeux qui gonfle année après année et qui, pour la première fois en 2017, a dépassé la barre des 15 milliards d’euros. »