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Jour de Galop

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TRIBUNE LIBRE - C’est pour mieux nous protéger que l'État nous étouffe à petit feu !

Courses / 28.02.2018

TRIBUNE LIBRE - C’est pour mieux nous protéger que l'État nous étouffe à petit feu !

Par Antoine Sauty de Chalon, éleveur-propriétaire

« Dans un récent article, nous avions défendu l'idée que dans le monde hippique, les prélèvements très exagérés de l'État sur l'activité se faisaient au seul détriment des acteurs des courses qui prenaient le plus de risques financiers (les parieurs et les propriétaires), créant ainsi une injustice majeure. Le ministre des Comptes Publics vient très opportunément de nous répondre, à travers une question à l'Assemblée Nationale sur une éventuelle baisse du prélèvement de l'État : pas d'opposition de principe a-t-il dit mais dans ce cas, le taux de retour des joueurs augmenterait et donc encouragerait l'addiction des parieurs, ce dont l'Etat ne veut pas. Alléluia ! Bon sang, mais c'est bien sûr ! Saperlipopette !

Nous n'y avions pas pensé.  Ainsi, c'était pour mieux nous protéger que l'État nous étouffait à petit feu :

- Les parieurs français en ont de la chance, d'être ainsi protégés !  Du coup, le PMU justifie les avantages exorbitants qu'il donne aux G.P.I. (Grands Parieurs Internationaux), dérogatoires du système mutualiste : ces derniers ne sont effet pas protégés ; comme le sont les français !

- Quelle chance également ont les propriétaires français de faire courir avec des allocations déconnectées de leurs factures ; s'ils avaient un meilleur sort, ils posséderaient plus de chevaux ; protégeons-les contre eux-mêmes et leur passion dévastatrice !

Notons quand même que dans cette logique de l'État - Providence - Protecteur,  le coût de cette protection pour le citoyen s'exprime en prélèvements de milliards d'euros  (FDJ + PMU) sur le chiffre d'affaires de l'activité.

Monsieur le ministre,  pour conclure,  nous vous soumettons une nouvelle idée : pourriez-vous augmenter les droits de succession, il est en effet urgent de protéger les héritiers contre leur propre folie dépensière ! Finalement Ciceron ne viendra peut-être jamais à bout de Catilina. »