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Jour de Galop

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Le Trot mise sur la Chine pour son développement

Courses - Institution / Ventes - International / 27.02.2018

Le Trot mise sur la Chine pour son développement

À l’occasion du Grand Prix de Paris, ce dimanche à Vincennes, Le Trot a célébré le nouvel an chinois. La C.H.I.A. (China Horse Industry Association) était le sponsor de l’événement. Les représentants de cette association, en présence d’Alain Resplandy-Bernard, directeur général délégué du PMU, ont signé un M.O.U. (Memorandum of Understanting). Il s’agit d’un accord d’intention destiné à faciliter la poursuite du développement des courses hippiques en Chine. Nous vous proposons une synthèse des discours officiels de Dominique de Bellaigue, président de Le Trot et de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement et Secrétaire d’État auprès du premier ministre

Dominique de Bellaigue : « J’espère que la Chine partagera demain notre passion pour les courses au trot »

« Il est toujours important de rappeler que Vincennes est l’hippodrome de l’Est parisien (…) Le partenariat entre notre société et la mairie de Paris est historique. Notre hippodrome contribue au rayonnement international de la capitale et du XIIe arrondissement : 30.000 personnes ont assisté le dernier dimanche de janvier au Grand Prix d’Amérique. C’est ainsi un honneur pour nous que l’une des plus grandes épreuves du meeting d’hiver de Vincennes, le Grand Prix de Paris, porte le nom de la capitale. Je suis convaincu que ce partenariat que nous devrons renouveler dans quelques années doit être développé, enrichi, pour le bénéfice de tous, afin que l’hippodrome de Vincennes reste le site où tous professionnels du monde entier rêvent de gagner une course. Monsieur le ministre, cette journée est également dédiée à l’amitié entre la France et la Chine. À l’occasion du nouvel an lunaire, nous proposons à nos amis chinois habitant à Paris et ses alentours de venir fêter ce moment important et symbolique de leur calendrier, ici sur l’hippodrome de Vincennes. Comme vous le savez, le cheval a toute sa place dans les relations économiques et culturelles des deux pays. Et je n’oublie pas que le président de la République a mis récemment à l’honneur l’excellence de la filière française en offrant un cheval de la Garde Républicaine à son homologue chinois. La filière équine est une des composantes essentielles de l’agriculture française, très présente d’ailleurs au Salon de l’agriculture qui vient d’ouvrir ses portes à Paris. Les éleveurs de chevaux et notamment ceux de trotteurs français, participent à la vitalité de notre agriculture dans l’ensemble de nos territoires, mais aussi à l’exportation. Nous croyons au développement de la filière cheval et des courses hippiques en Chine et je suis sûr que le gouvernement nous aidera pour la promotion de nos races et la transmission de notre savoir-faire. J’espère que la Chine partagera demain notre passion pour les courses au trot. C’est dans ce but que cet après-midi sera signé ici, sur l’hippodrome de Vincennes, un accord d’intention entre la filière hippique française, le PMU, et la C.H.I.A., l’association du secteur économique du cheval en Chine, qui va permettre de poursuivre le développement des courses hippiques dans ce pays. Je crois à ces accords de coopération entre la France et la Chine pour le bénéfice des uns et des autres, notre société a déjà initié ce partenariat dès 2013, par la signature d’une convention de production de trotteurs français en Chine. Depuis, plusieurs chevaux, étalons et poulinières ont été exportés, et je dois dire que certains l'ont été avec succès puisqu’ils ont gagné des courses. L’hippodrome de Vincennes met à l’honneur également, aujourd’hui, le département de la Mayenne et l’hippodrome de Laval qui, peut-être, demain, sera jumelé avec un hippodrome chinois ! »

Benjamin Griveaux : « Sur les sujets qui vous préoccupent, vous trouverez une oreille attentive et bienveillante. »

« C’est un plaisir pour nous tous de fêter le nouvel an lunaire, l’occasion par ailleurs de souhaiter tous mes vœux de bonheur, de prospérité et de réussite à la communauté chinoise ou d’origine chinoise de Paris, dont je rappelle qu’elle est la communauté chinoise la plus importante d’Europe. C’est enfin le plaisir pour nous tous de célébrer les liens entre le monde équestre, la France et la Chine. Vous l’avez souligné Monsieur le président, Vésuve de Brekka, ce cheval de la Garde Républicaine française qui est issu d’un prestigieux élevage de Basse-Normandie, a été offert au président chinois Xi. C’est une illustration de ce que certains appellent la diplomatie du cheval, comme il existe en Chine une diplomatie du Panda, qui est une belle et noble tradition comme le lien qui unit d’ailleurs l’homme et le cheval, que vous portez particulièrement dans l’action que vous conduisez (…) Il y a chaque année en France un événement presque aussi important que le Grand Prix de Paris. C’est le Salon de l’agriculture. Le président de la République y a passé hier plus de 12 heures et il était important, je crois, qu’il puisse y faire la démonstration de l’attachement au terroir de ce gouvernement et de rappeler que la France peut s’enorgueillir, vous l’avez dit Monsieur le président, d’avoir une filière équine française très riche : 30.000 élevages et 250 hippodromes, soit la moitié du parc européen (…) C’est un élément très important et un secteur économique important qui emploie près de 200.000 personnes sur le territoire (…) Sachez, Monsieur le président, que sur les sujets qui vous préoccupent, vous trouverez auprès de l’exécutif, du gouvernement et du président de la République, une oreille attentive et bienveillante. Que ce soit sur la politique nationale du cheval, l’harmonisation des pratiques, l’appui pour les Jeux Olympiques 2024 et les Jeux Paralympiques pour faire rayonner la filière et célébrer le cheval, l’équitation, nos fédérations et nos équipements sportifs, bref sachez que le gouvernement sera à vos côtés dans l’ensemble des défis qui attendent cet important secteur d’activité, cette importante activité pour l’économie française. Pour conclure, je vais vous faire une confidence (…) je ne suis pas un grand professionnel du monde du trot et donc j’ai lu le dossier de presse intéressant qui m’a été communiqué avant de me rendre à ce déjeuner. J’ai noté avec une certaine malice que pour gagner le Grand Prix de Paris, il y avait certaines qualités qui étaient requises. Je cite ce que j’ai lu : il faut de la fraîcheur physique, il faut de la capacité de gérer son effort, il faut un sens tactique aigu. Toute ressemblance avec le contexte politique serait évidemment pure coïncidence, je ne peux m’empêcher d’y voir, Monsieur le président, un rappel à nos engagements. »

Après s’être rendue dans le temple du trot à Vincennes, la délégation chinoise de la C.H.I.A. a également visité l’hippodrome de ParisLongchamp avant sa réouverture prochaine.