Auteuil prêt pour de nouveaux moments de grand sport !

Courses / 02.03.2018

Auteuil prêt pour de nouveaux moments de grand sport !

Auteuil prêt pour de nouveaux moments de grand sport !

La semaine dernière, avant l’arrivée du "Moscou-Paris", Stéphane de Veyrac, directeur de l’hippodrome d’Auteuil, nous a fait part des différents aménagements qui ont été réalisés sur la butte Mortemart avant la nouvelle saison. Arrosage, pistes, obstacles : rien n’a été laissé au hasard pour que la saison 2018 soit un succès.

Un arrosage encore plus performant. France Galop a procédé à des travaux concernant l’arrosage, ce qui permettra d’avoir une piste encore mieux irriguée. « Nous aurons désormais une gestion plus adaptée et plus fine de notre arrosage et donc un terrain plus harmonieux. L’ancien réseau marchait par secteur. Nous appliquions une dose sur une partie de l’hippodrome de façon à ce que ce soit uniforme. Là, chaque arroseur est piloté de manière indépendante, et adapté suivant sa position au vent et au soleil. Cela nous permet de mettre de petites doses. C’est toujours plus efficace de mettre des petites doses répétées que de mettre des grands paquets qui repartent dans les eaux de drainage après. De manière concomitante, sur les trois hippodromes de l’Ouest parisien, nous aurons fait Saint-Cloud, ParisLongchamp pendant l’interruption et Auteuil, entre les périodes de courses. »

Une belle épaisseur d’herbe pour la nouvelle saison. Avant les deux épisodes de froid que la région parisienne a connus le mois dernier, avec gel et neige au programme, la piste d’Auteuil était en très bel état. « En règle générale, la saison hivernale n’est pas propice pour la pousse de l’herbe, sauf peut-être cette année et les quelques années qui ont précédé. Car le temps change, et de ce fait, jusqu’aux chutes de neige du début février, l’herbe ne s’est pratiquement pas arrêtée de pousser. C’est relativement exceptionnel. Nous avons une piste plutôt belle en herbe, bien fournie et évidemment, après les dernières courses, nous rebouchons tout et remettons bien au propre. L’hiver, nous faisons surtout des remises à plat. Lorsque nous avons des zones très abîmées, ce qui n’était pas le cas cette année, nous travaillons sur des cordes dans les tournants ou des obstacles très sollicités. Nous sommes alors amenés à plaquer. Cette année, nous ne l’avons pas fait. Nous avons ressemé. Nous nous retrouvons avec une piste assez préservée d’autant qu’elle n’avait pas été trop usée en 2017. En fin d’hiver, nous avons donc un capital relativement préservé. »

La piste la plus sollicitée de la région parisienne. Auteuil est l’hippodrome le plus sollicité, qui plus est à des périodes délicates comme en début et en fin de saison. « Si nous comparons la piste par rapport aux deux hippodromes voisins de ParisLongchamp et Saint-Cloud, la piste d’Auteuil est plus sollicitée, car c’est une piste d’obstacle et les chevaux ont plus d’amplitude et de poids. En obstacle, nous avons pour habitude de courir en terrain très souple donc cela use plus. Auteuil a aussi la particularité d’être assez fortement sollicité avec une quarantaine de journées de courses. Elle est donc très utilisée et comme nous commençons plus tôt que les autres et finissons plus tard, les périodes de travail agricoles sont relativement réduites. L’entretien de la piste à Auteuil, c’est beaucoup de main d’œuvre, de mises à plat, un rebouchage de trous conséquent, qui est la grande différence avec les pistes de plat. »

Renouvellement de l’ensemble du parc de haies. La question concernant Auteuil à chaque reprise des courses est de savoir si des travaux ont été faits sur les différents obstacles. En particulier pour le rail-ditch. « Le rail-ditch a une confection très manuelle et il est renouvelé tous les trois ans. Nous allons récupérer de la bruyère du sud de la France, nous faisons des bottes, petites, moyennes et grandes, et tous les trois ou quatre ans, nous le refaisons. Mais il a été refait il n’y a pas longtemps. » En ce qui concerne le reste des obstacles, Stéphane de Veyrac nous a précisé : « Nous avons modernisé un ensemble d’obstacles dans leurs conceptions. C’est le cas du gros open-ditch. Lorsque je suis arrivé, il était planté dans la terre et se dégradait très fort. Nous avons remplacé les cultures en terre par des cultures en bac pour le refaire. Sur ce genre d’obstacle, l’entretien et le remplacement se font au fur et à mesure de la dégradation. Ensuite, il y a des obstacles en dur que l’on refait. Nous avons refait l’ensemble du parc de haies qui étaient usées, et nous les avons sécurisées. » Enfin, il a été procédé à la mise aux normes PMR des tribunes en réaménageant les portes, escaliers, rampes pour l’accessibilité aux handicapés.