Le horse-ball, un réel débouché pour la deuxième carrière des chevaux de course

Courses / 12.03.2018

Le horse-ball, un réel débouché pour la deuxième carrière des chevaux de course

La deuxième étape des championnats de France de Horse-Ball a eu lieu samedi au pôle international du cheval à Deauville. L’association Au-delà des pistes (A.D.D.P.) est intervenue en tant que partenaire de l’événement. Les équipes professionnelles gagnantes se sont vues remettre des couvertures de chevaux aux couleurs d’A.D.D.P. Cent trente chevaux réformés des courses ont foulé le terrain au cours des différents matchs, soit l’immense majorité des participants. Seulement deux participants n’étaient pas des pur-sang.

Le horse-ball constitue un débouché majeur pour la deuxième carrière des galopeurs, d’autant qu’un très grand nombre de profils peuvent y développer des aptitudes. Gildas Mabilais, un des joueurs de l’équipe Pro Élite (la catégorie la plus élevée) de Coutainville et animateur du haras de Boscherville, structure de reconversion intégrée au réseau officiel d’A.D.D.P. et spécialisée dans le commerce de chevaux de horse-ball, a expliqué : « Le pur-sang est le cheval le plus adapté à la discipline du horse-ball car il est doué d’une réactivité et d’une tonicité exemplaires et il adore le jeu en groupe. Les chevaux doivent être âgés de 5ans minimum pour disputer des matchs. Il n’y a pas vraiment de modèle type. La taille peut varier d’1,60m à 1,70m ou plus, selon le gabarit du cavalier, et nous cherchons surtout des chevaux courts, compacts, car le horse-ball nécessite beaucoup de puissance dans l’arrière-main. En général, ils se prennent très vite au jeu, si bien qu’au bout de deux mois, un cheval réformé des courses peut jouer à un niveau amateur. À savoir que nous sommes en permanence à la recherche de nouvelles recrues que nous peinons parfois à trouver ! À bon entendeur… » Plusieurs des compétiteurs de ces championnats de France étaient bien connus des amateurs de courses au galop, à l’image de Rollex Borget (Khalkevi), un représentant de Joël d’Ersu qui s’était imposé dans le Prix de l’Avre (L) en 2012, sous l’entraînement de Jehan Bertran de Balanda, et qui défend aujourd’hui les couleurs de l’équipe Pro Élite de Paris Mash. Autre exemple, Alpidivo (Smadoun) qui avait quant à lui couru 63 fois au cours de sa carrière et accumulé plus de 89.000 € de gains, ne cesse de s’illustrer dans sa nouvelle discipline. Depuis qu’il a quitté les pistes d’entraînement, cet ancien pensionnaire de Mathieu Boutin a accumulé les titres de Meilleur cheval de la aaison (en 2011-2013 et 2015) pour l’équipe nationale de Belgique, le titre de champion d’Europe et enfin le titre de champion du monde.