LONGINES DUBAI SHEEMA CLASSIC (Gr1) - Hawkbill transforme l’eau en acier

Courses - International / 31.03.2018

LONGINES DUBAI SHEEMA CLASSIC (Gr1) - Hawkbill transforme l’eau en acier

LONGINES DUBAI SHEEMA CLASSIC (Gr1)

Hawkbill transforme l’eau en acier

Les fils du cheikh Mohammed ont envahi le podium au moment de la remise de trophées du Longines Sheema Classic. Sa fille, la cheikha Al Jalila, qui a hérité de la casaque de son père, a haussé le plus grand, alors que le cheikh Zayed est reparti avec la précieuse montre Longines. Une vraie fête de famille pour le succès de Hawkbill (Kitten’s Joy), le troisième d’une nuit qui a marqué le grand retour de Godolphin. L’alezan avait trouvé beaucoup de supporters chez les bookmakers. Le scénario de la course pouvait lui être favorable : peu de partants et aucun leader évident. Soit deux très bons points de départ. En fait, Hawkbill, en eau au rond comme d’habitude, a pris un seul risque lorsque, avant le départ, le vétérinaire a voulu contrôler qu’il était bien. Le cheval en eau est devenu un cheval en acier trempé. Il est capable de grandes choses lorsqu’il peut régler le train à sa guise, sans pression.

https://youtu.be/TB-xCC-T0Vs

Cloth of Stars beaucoup trop allant. Comme disent les Américains : "Pace makes the race", c’est-à-dire, "le train fait la course". Hawkbill a pu trotter en tête, suivi par Cloth of Stars (Sea the Stars), qui n’a pas du tout aimé l’absence de rythme. Et il n’a cessé de se battre avec son jockey. Lanfranco Dettori a bientôt compris qu’il fallait se positionner à côté du leader avec Poet’s Word (Poet’s Voice). William Buick a endormi ses rivaux. Personne n’est venu le chercher, et Hawkbill était plein de gaz au moment du démarrage. Cloth of Stars a pu sortir de la corde, mais, après avoir brûlé son énergie sur son mors, il n’a pas donné la pointe qu’on lui connaît. Hawkbill a rallié le poteau avec trois grandes longueurs d’avance sur Poet’s Word qui, comme s’attendait son entraîneur Sir Michael Stoute, a décroché un lot. Cloth of Stars est troisième bien largement devant le japonais Rey de Oro (King Kamehameha), trop timide pour s’en sortir et fort probablement trop tendre à ce niveau.

Un casse-tête pour les handicapeurs. Le résultat est un vrai casse-tête pour les handicapeurs et les analystes. Le chrono de Hawkbill (2’29’’45) est de 2’’60 plus lent que le record signé par l’alezan dans le Dubai City of Gold (Gr2). Et cela explique beaucoup de choses. Cloth of Stars et Rey de Oro n’ont pas fait leur valeur, Poet’s Word probablement oui, et dans ce cas, Hawkbill (125) a progressé de trois livres par rapport à son top qui était le 122 réalisé dans les Eclipse Stakes à 3ans et jamais reproduit ensuite.

Le doublé de Appleby. Charlie Appleby a signé son deuxième succès de la grande nuit de Meydan et il a expliqué : « Hawkbill a été un modelé de régularité et William Buick a monté une super course. J’ai eu peur avant le départ quand le véto a voulu le regarder, mais heureusement le cheval était OK, et il l’a démontré en piste. C’est une belle victoire pour toute l’équipe. »

Kitten’s Joy, l’américain pour le gazon. Hawkbill a été acheté 350.000 $ à Keeneland en septembre. Son père Kitten’s Joy (El Prado) a été Champion Sire aux États-Unis en 2013 et il a terminé en tête du classement des étalons sur le turf à cinq reprises. Un défaut pour les éleveurs américains, au point que son prix de saillie, qui avait atteint 100.000 $, a baissé à 60.000 $. Hawkbill a beaucoup pris de sa mère Trensa (Giant’s Causeway), placée de Gr3 sur le gazon. Trensa a produit le 3ans Free Drop Billy (Union Rags) qui a remporté l’année dernière les Breeders’ Futurity (Gr1). Son 2ans par Curlin (Smart Strike) a été payé 800.000 $ à Keeneland en septembre. Le yearling de Trensa est un mâle par More than Ready.