Serienschock ira défier les anglais à Liverpool

Courses / 28.03.2018

Serienschock ira défier les anglais à Liverpool

Dans deux semaines, Alexandra Rosa, entraîneur public depuis quelques mois seulement, sellera Serienschock (Sholokhov) dans la Liverpool Stayers’ Hurdle (Gr1) lors du meeting du Grand National d’Aintree. Elle nous explique ce choix et la nouvelle orientation de sa carrière.

Jour de Galop. – Quel est le prochain objectif de Serienschock ?

Alexandra Rosa. – Il va participer au meeting d’Aintree et courra, comme il y a deux ans, la Liverpool Stayers’ Hurdle (Gr1). Il s’y était d’ailleurs bien comporté, prenant la quatrième place d’une édition marquée par la domination du champion Thistlecrack. Les claies anglaises lui conviennent parfaitement, il y fait moins d’efforts en terrain lourd que sur les haies françaises. Le cheval est en grande forme. À 10ans, je crois que je ne l’ai jamais eu aussi bien ! Il a réalisé un hiver irréprochable, il a juste manqué d’un peu de chance pour réaliser le triplé dans la Grande Course de Haies de Cagnes (L), et vient de prouver sa forme en s’imposant en plat. De plus, son propriétaire, Terry Neill, est originaire de Liverpool, donc c’est toujours un grand plaisir pour lui d’avoir un partant lors de ce meeting. Pour toutes ces raisons, nous avons décidé d’y retourner. J’espère seulement que Ludovic Philipperon, qui vient de chuter lourdement à Compiègne, sera sur pied pour le monter.

Vous avez passé votre licence d’entraîneur public en fin d’année passée. Pourquoi cette décision ?

J’avais un permis d’entraîner depuis six ans. Ces six années ont confirmé que ce qui me plaisait vraiment, c’est la préparation de l’athlète cheval en vue d’un objectif précis. Il y avait aussi une suite logique par rapport aux différentes activités que je mène de front. J’ai créé une agence d’événementiel spécialiste des courses hippiques, Un Jour aux Courses, il y a six ans. À présent, elle a atteint sa vitesse de croisière et je peux m’appuyer sur un réseau d’experts. J’ai aussi développé un racing club pour dénicher des prospects propriétaires et déclencher des vocations. Cela a plutôt bien fonctionné, car certains de mes clients actuels ont pris goût aux courses par le biais de ce racing club. Enfin, avec mon compagnon, Hubert Barbe, nous avons une activité de courtage via notre agence Horse Racing Advisory. Nous pensons qu’il peut exister un certain nombre de synergies entre le courtage et mon activité d’entraîneur. Il n’est pas impossible que j’exploite certains chevaux de nos clients, avant qu’ils ne partent en Angleterre, ou que j’en récupère certains dont le programme est bouché là-bas. À l’inverse, certains de mes clients nous missionnent pour leur trouver un ou plusieurs chevaux. Cela permet d’avoir la mainmise sur le choix des chevaux que je vais entraîner.

Vous êtes l’un des rares professionnels à entraîner aussi des chevaux d’obstacle à Deauville…

Nous sommes installés à Deauville depuis deux ans et chaque jour, je me dis que j’ai une chance folle d’exercer ici. Les infrastructures du centre d’entraînement permettent de faire du bon travail, et je pense qu’il y a même un potentiel de développement dans la discipline de l’obstacle, même si je n’entraîne pas uniquement des chevaux d’obstacle. Nous nous servons aussi beaucoup de la plage pour le moral et les jambes de chevaux. Ma philosophie de travail est de privilégier la qualité à la quantité. Je souhaite pouvoir offrir un service sur-mesure à chacun de mes pensionnaires. En deux ans, j’ai eu le temps de m’entourer d’une équipe de professionnels de qualité. Deauville est aussi une destination idéale pour les propriétaires, grâce à la qualité des équipements réceptifs et hôteliers, aux ventes Arqana, aux meetings de courses.