Théo Chevillard, une semaine qui a tout changé

Courses / 24.03.2018

Théo Chevillard, une semaine qui a tout changé

Théo Chevillard, une semaine qui a tout changé

Par Alice Baudrelle

 

Théo Chevillard, le fils de l’entraîneur Patrick Chevillard, a remporté son premier Groupe le 18 mars dernier, associé à Srelighonn (Martaline) dans le Prix Troytown (Gr3). Fort de ce succès, il a été choisi par François Nicolle pour piloter Alex de Larredya (Crillon) ce dimanche, dans le Prix Hypothèse (Gr3), Gaëtan Masure étant sur la touche. Titulaire de 53 victoires en obstacle, il nous a parlé de ses succès marquants et de ses espoirs pour l’année en cours.

 

Jour de Galop. - Quelle a été votre réaction en remportant votre premier Groupe ?

Théo Chevillard. - J’étais fou de joie ! Gagner son premier Groupe à l’âge de 19 ans, ce n’est pas courant. Et c’est quand même le Prix Troytown ! J’avais déjà monté Srelighonn quelques fois le matin, mais je ne le connaissais pas vraiment, d’autant plus que c’était la première fois que je lui étais associé en course.

Dimanche, je vais également découvrir Alex de Larredya en compétition. Il n’a pas couru depuis quatre mois, mais je pense qu’il est prêt à faire une bonne rentrée.

 

Depuis combien de temps êtes-vous au service de François Nicolle ?

Cela fait quatre ans que je travaille chez François Nicolle. Il s’est beaucoup occupé de moi. Je n’avais pas encore ma licence de jockey en arrivant chez lui, et c’est lui qui m’a appris à monter en course. J’ai beaucoup de souvenirs marquants chez lui, comme ma première victoire en obstacle avec A Moi Le Mago (Merlino Mago) à Mont-de-Marsan en 2015, ou la perte de ma décharge avec Chop Sea (Soave) l’été dernier. Des chevaux comme The Stomp (Layman), avec lequel j’ai remporté le Prix de Besançon (L), et bien sûr Srelighonn, resteront toujours dans mon cœur.

C’est aussi en arrivant chez François Nicolle que j’ai commencé à sauter de bons chevaux le matin. Les sensations sont décuplées !

 

Votre père, Patrick Chevillard, est entraîneur à Dragey, dans la Manche. Pourquoi ne travaillez-vous pas chez lui ?

Mon père m’a appris les bases pour monter à cheval. J’ai commencé à monter au poney-club quand j’étais tout petit, comme beaucoup de jockeys. J’ai eu mon propre poney, avec lequel j’ai participé à des courses. J’en ai d’ailleurs gagné quelques-unes. J’ai voulu devenir jockey, car j’adorais aller aux courses quand j’étais petit ! Plus je montais à cheval, plus j’avais envie de faire ce métier. Mon père ne s’y est jamais opposé. J’ai été élève à la MFR Vains-Saint-Senier, à Avranches, en Normandie. J’ai fait des stages chez Jehan Bertran de Balanda, Yann Barberot, Jean-Claude Rouget et Freddy Head, avant d’aller chez François Nicolle. C’est mon père qui m’y a encouragé, car il n’a pas un gros effectif et je devais partir dans une grande écurie pour aller de l’avant.

Mais il m’a quand même fait débuter en course. Au bout de six mois, j’ai réalisé mon premier coup de deux pour lui avec Rockozal (Rock of Gibraltar) et Dividylles (Le Triton). Cette dernière a beaucoup compté dans ma vie, car nous avons tous les deux débuté en obstacle ensemble. Je suis très content d’avoir pu gagner cet hiver à Pau avec Al Bucq (Goldneyev), qui fut la mascotte de l’écurie de mon père. Il est désormais à la retraite.

Mes parents ont un rôle important. Ils sont toujours là pour moi, dans les bons moments comme dans les coups durs ! Je tiens à remercier ma famille, mes amis, ainsi que toute l’équipe "Nicolle".

 

Quels sont vos espoirs pour l’année en cours ?

J’espère monter un maximum de chevaux, et gagner un maximum de bonnes courses ! Je compte sur Boy de Balme (Solar One) avec qui j’ai remporté un quinté début mars. Il va participer dimanche au Prix Lutteur III (L). Royale Pagaille (Blue Bresil) est un 4ans que j’aime bien. Il va débuter en steeple dimanche à Auteuil. Eludy (Saddler Maker) devrait courir à Auteuil prochainement, ainsi que Pirate du Rheu (Zizany), qui va faire sa rentrée.