Le mot de la fin - Irremplaçable ?

Courses - International / 28.04.2018

Le mot de la fin - Irremplaçable ?

Le mot de la fin : Irremplaçable ?

Cet hiver Markus Jooste a été obligé de vendre ses chevaux. La justice de son pays, l’Afrique du Sud, s’est en effet penchée sur ses comptes. À la suite de la défaillance de celui qui était son principal investisseur, la filière hippique locale semblait être sur le point d’imploser. On pense très souvent qu’un marché qui perd un de ses principaux acteurs est condamné à s’effondrer. D’ailleurs, la vente de yearlings du Cap, en janvier, avait fait monter l’inquiétude chez les professionnels sud-africains. En effet, le chiffre d’affaires s’était effondré de près de 40 %. Le prix moyen avait lui aussi reculé, malgré l’arrivée de nouveaux clients étrangers, comme le Hong Kong Jockey Club. Depuis cette vacation anxiogène, trois mois se sont écoulés et en début de semaine, l’Afrique du Sud organisait sa National Yearling Sale. Cette vacation est plus ancienne que celle du Cap. Elle aussi moins internationale et moins "sexy". Contre toute attente, son bilan est solide. Après trois jours de vente, les chiffres sont surprenants : le chiffre d’affaires a progressé de 25 %. Les autres indicateurs sont dans le vert. Des acheteurs qui avaient réduit leurs investissements ces dernières années sont revenus. La morale de cette histoire est simplissime : les courses, l’élevage et les ventes continuent, même quand un acteur majeur disparaît. Personne n’est irremplaçable.