Lettre ouverte d’un petit propriétaire au PMU - Par Georges de Certaines, 32 ans, propriétaire et membre du comité des PP

Institution / Ventes / 28.04.2018

Lettre ouverte d’un petit propriétaire au PMU - Par Georges de Certaines, 32 ans, propriétaire et membre du comité des PP

Lettre ouverte d’un petit propriétaire au PMU

Par Georges de Certaines, 32 ans, propriétaire et membre du comité des PP

« Messieurs Méheut et Linette,

Je me permets de vous écrire au travers de cette lettre ouverte en ma qualité de petit propriétaire, même de tout petit propriétaire. Impliqué dans le monde des courses depuis peu de temps, je vous interpelle avec une grande liberté n’ayant pas d’intérêts professionnels liés à la filière. Vous venez d’être nommés à la tête du PMU sous un format inédit. Ce changement de gouvernance donne un message de volonté de modernisation et de transformation du PMU dont nous ne pouvons que nous féliciter. Cependant, les acteurs des courses n’attendent pas seulement un message, mais des actes concrets avec néanmoins une certaine appréhension.

Plus précisément qu’attendons-nous de vous ?

Transformer le PMU en entreprise performante dans un marché devenu concurrentiel :

rattraper le retard pris sur la Française des Jeux et prendre l’ouverture de son capital comme une opportunité, en profitant notamment des évolutions législatives qu’obtiendront les sociétés de courses ;

augmenter l’attractivité et l’agilité du PMU pour rénover les paris existants et proposer de nouveaux produits : on peut voir le succès du simple jackpot comme une motivation à la création. Le PMU sort deux nouveaux produits par an. S’il peut accélérer qu’il n’hésite pas à le faire ;

améliorer la productivité et accentuer le digital. Dans mon cas personnel, j’ai ouvert un compte PMU sur l’application. C’est quand même bien long avec des identifiants reçus par courrier papier… Bref encore un peu archaïque ;

réussir à revenir à la situation antérieure sur la séparation des masses qui est une hérésie contre-productive.

Le PMU au service des Courses :

Vos prédécesseurs ont maintes fois affirmé que le PMU était au service des courses, avec pour objectif de reverser à la filière un résultat net lui permettant de fonctionner. Aujourd’hui, il faut aller au-delà de cette déclaration d’intention que je crois volontiers sincère. Il faut renforcer l’intégration du management et des services du PMU et des Sociétés de courses afin de bâtir ensemble non seulement la politique de communication, la politique salariale, la gestion des sites, les achats… mais aussi un business plan de croissance qui pourra redonner confiance aux investisseurs que nous sommes. De tous les maux dont souffrent aujourd’hui les courses, le premier, à l’origine des autres, c’est la désaffection des investisseurs, des propriétaires qui renoncent petit à petit. Aussi la tâche qui vous attend est grande et belle. Nous attendons avec confiance votre plan concret. Mais il y a urgence. »