La seconde jeunesse de Panis

Élevage / 14.04.2018

La seconde jeunesse de Panis

La seconde jeunesse de Panis

Avec quatre mentions black types en une semaine, la production de Panis fait actuellement feu de tout bois. Maxime Jarlan, son propriétaire, nous a expliqué les raisons de ce retour en force.

Panis (Miswaki), désormais âgé de 20ans et stationné au haras des Faunes, n’a sailli que seize juments en 2017. Alors que les rares poulains issus de cette saison de monte sont en train de voir le jour, leur père enchaîne les bons résultats avec sa génération née en 2015, c’est-à-dire celle de son retour chez Alain Chopard, après plusieurs années en Normandie. Le 13 avril, Sands of Mali (Panis), pour sa rentrée à 3ans, s’est imposé dans le Prix Sigy (Gr3) devant Alistar (Panis), un cheval en pleine progression. Quelques jours avant, le 9 avril, Magic Bibou (Panis) a décroché la deuxième du Prix Djebel (Gr3) et il vise à présent la Poule d’Essai des Poulains (Gr1). La veille, pour sa neuvième sortie de l’année, Princesschope (Panis) a décroché la troisième place du Prix Vanteaux (Gr3), une épreuve préparatoire aux classiques.

Quels sont leurs points communs ? Ces quatre poulains sont nés dans le Sud-Ouest et la plupart présentent des garanties de précocité dans leur ascendance maternelle. Princesschope et Sands of Mali (par ailleurs brillant lauréat des Gimcrack Stakes, Gr2, à 2ans) sont issus de mères par le vecteur de précocité Indian Rocket (Indian Ridge). La mère de Magic Bibou est une sœur de black type à 2ans. Ces quatre 3ans sont les seuls chevaux de Groupe de leur famille sur deux générations. La génération 2015 de Panis ne compte que treize partants en métropole. Avec quatre black types, il atteint un score impressionnant de chevaux ayant décroché du caractère gras : 30,7 %. De même, 69 % ont déjà gagné, dont 54 % à 2ans.

Son meilleur étalon. Maxime Jarlan, le propriétaire de Panis, a toujours soutenu son sire. Ce dernier lui a notamment donné Myasun (Prix de Meautry et de Seine-et-Oise, Grs3), Out of Time (Prix de Cabourg, Gr3) et Maiguri (Deuxième du prix Jean-Luc Lagardère et troisième du Critérium International, Grs1). Il nous a expliqué : « Je voulais acquérir un étalon et j’ai trouvé Panis par l’intermédiaire de Jean-Pierre Deroubaix, alors qu’il portait les couleurs de Monsieur Bouchard. Il s’était accidenté lors de son dernier galop avant le week-end de l’Arc. En ce début d’année 2018, il confirme qu’il est un bon reproducteur. Je ne fais pas de croisements très recherchés. Je l’utilise sur tout type de mères. Avec Alain Chopard, nous essayons tout de même de choisir des juments précoces. Malgré les excellents résultats du cheval, et son tarif accessible, les éleveurs du Sud-Ouest ne lui apportent pas beaucoup de juments. J’ai eu un certain nombre d’étalons, et Panis, avec Indian Rocket, est certainement le meilleur. On ne peut pas dire que sa production ne se vend pas. Les entraîneurs savent qu’il fait beaucoup de gagnants, dès l’âge de 2ans, alors qu’il a eu accès à une jumenterie de faible qualité. Cette année, je vais envoyer presque toutes mes juments à Panis. C’est un cheval fertile et accessible financièrement. »