TRIBUNE LIBRE - Pour une réforme du programme d’obstacle en France

Courses / 25.04.2018

TRIBUNE LIBRE - Pour une réforme du programme d’obstacle en France

Par Hubert de Rochambeau

« Dans la continuité de l’édito de Christopher Galmiche, « Tous unis pour l’obstacle », voici des éléments pour une réforme profonde du programme en s’inspirant du programme anglais et irlandais.

1- Réduction de l’utilisation d’Auteuil.

Cet hippodrome conserverait un meeting de printemps de la mi-février à la mi-avril et un meeting d’automne de la mi-octobre à la mi-décembre. Il conserve tous ses Grs1 mais le nombre de courses de Groupe préparatoires est réduit à une. Il existe d’autres possibilités avec des courses principales pour créer plusieurs filières d’accès aux Grs1.

2- Création d’épreuves de sélection sur des distances variées entre 3.200m et 4.800m sur de bons hippodromes de province.

Les économies ainsi réalisées sont réinvesties dans la création des courses de Groupe en province, avec un circuit sur de courtes distances (3.200m, soit deux miles) et un autre sur des distances plus longues (4.800m, soit trois miles). Dans les deux cas, il y a des courses de haies et des steeples.

3- Développement d’un programme entre la mi-décembre et la mi-février. Une partie de ce redéploiement profitera aux hippodromes de Pau et de Cagnes, ainsi qu’à d’autres hippodromes du sud de la France. Le réchauffement du climat favorisera ces meetings hivernaux.

4- Maintien de quelques courses de Groupes entre la mi-avril et la mi-octobre. Il faut aussi penser aux chevaux de bon terrain. On gardera pour eux quelques épreuves à la fin du printemps et au début de l’automne sur des hippodromes de bonne qualité, dotés d’un bon circuit d’arrosage.

Ces modifications profondes du programme susciteront sans doute une forte opposition des partisans du "tout Auteuil". Elles présentent pourtant de nombreux avantages ; en voici une liste non exhaustive :

- la piste d’Auteuil sera moins utilisée et elle restera en meilleur état ;

- les chevaux pourront alterner les parcours et éviter de se lasser d’un hippodrome ;

- des parcours sur des distances plus courtes avec des obstacles plus petits qu’à Auteuil permettront à d’autres aptitudes de s’exprimer ;

- les hippodromes qui seront choisis sont souvent des terres d’élevage. Les courses d’obstacle se rapprocheront de leur public naturel et je fais le pari que la fréquentation augmentera, tout comme le nombre de partants. »