La vaccination obligatoire contre la rhinopneumonie a entraîné une vague de non partants

Courses / 05.04.2018

La vaccination obligatoire contre la rhinopneumonie a entraîné une vague de non partants

Depuis le 1er avril 2018, la vaccination contre la rhinopneumonie est obligatoire et les chevaux qui ne sont pas vaccinés n’ont pas le droit de courir. Pourtant, certains professionnels ont manqué de vigilance et ils ont été sanctionnés puisque de nombreux chevaux n’ont pas pu prendre part à l’épreuve qu’ils devaient disputer. Paul-Marie Gadot, responsable du Département livrets et contrôles de France Galop, nous a dit : « La décision de rendre cette vaccination obligatoire a été prise suite à la demande des associations d’entraîneurs et d’éleveurs. Cela fait en effet trois ans que des foyers de rhinopneumonie sévissent dans le milieu hippique. Nous avons commencé à informer les professionnels de cette mesure en octobre. Cet hiver encore, nous avons failli fermer l’hippodrome de Cagnes au mois de décembre… Il y a trois mois, nous avons commencé à leur envoyer des mails réguliers afin de leur rappeler le nouveau protocole. Cela fait donc cinq mois que les professionnels sont au courant. Nous leur avons donc largement laissé le temps de réagir. Nous avons même fait une campagne à l’étranger afin de prévenir les entraîneurs souhaitant venir courir en France. Je ne vois pas ce que je peux faire de plus… Par ailleurs, j’ai reçu plusieurs mails de félicitations de la part de professionnels qui se réjouissent de cette nouvelle mesure. » Les entraîneurs que nous avons contactés n’ont pas souhaité s’exprimer publiquement. Ils ont néanmoins souligné les effets négatifs liés aux sanctions, dans un contexte où la filière manque de partants et de propriétaires. Dans cet objectif, ils auraient préféré plus de progressivité dans les sanctions, avec un avertissement ou une amende dans un premier temps.