PREMIO DUBAI INTERNATIONAL ARABIAN RACES 2018 - LA NOUVELLE VIE DE RAMIZ AL AZIZ

14.05.2018

PREMIO DUBAI INTERNATIONAL ARABIAN RACES 2018 - LA NOUVELLE VIE DE RAMIZ AL AZIZ

ROME (IT), 29th April 2018

L. PA - 4 year olds and over - 2,000m - € 30,800

Ramiz Al Aziz (Akbar) a quitté la France en 2016. Son bilan était alors peu engageant, avec six sorties sans éclat sous deux entraînements différents. La famille Daverio, éleveur et propriétaire, a alors eu la bonne idée de l’envoyer en Italie. Depuis qu’il a franchi les Alpes pour rejoindre les boxes d’Endo Botti, le cheval a enchaîné les bonnes performances. Troisième des Premio President of the UAE Cup Stakes (L. PA) et deuxième de la Sheikh bin Sultan Zayed Al Nahyan Cup (L. PA) en 2017, il a franchi un cap cette année. Lauréat de dix longueurs pour sa rentrée, il a décroché un succès black type à l’occasion de la première étape des Dubai International Arabian Races. Après avoir galopé au milieu du peloton, Ramiz Al Aziz a pris le meilleur à mi-ligne droite, avant de résister au bon retour de No and No Al Maury (Nizam). Ce dernier a échoué à une courte tête pour la victoire, pour son premier essai au niveau black type, après avoir été brillant en début de parcours. Djebel de la Roque (Dahess) est arrivé troisième à quatre longueurs. Les cinq premiers de cette course sont des "FR".

POUR VOIR LA COURSE :

https://youtu.be/lApqq-xvbrw

EN GRAND PROGRÈS

Paul Daverio a déclaré après la victoire : « Nous sommes très heureux. Le cheval a beaucoup progressé. Il a complètement changé depuis l’an dernier. Pour sa première course de la saison, en terrain lourd, il s’est imposé de dix longueurs. Nous avons plusieurs épreuves black types italiennes en tête pour lui cette année. Mais nous allons réfléchir à courir éventuellement à Newbury sur cette même distance [2 000m, ndlr]. » L’hippodrome de Newbury accueillera le 20 juillet la finale des Dubai International Arabian Races. Lors de l’édition 2016 de cette réunion dédiée aux courses de pur-sang arabes, Endo Botti, l’entraîneur de Ramiz Al Aziz, s’était distingué en remportant les Emirates Equestrian Federation International Stakes (Gr. II PA) avec Urge di Gallura (Caligola). Ce dimanche, Endo Botti a enlevé les trois courses réservées aux pur-sang arabes de la réunion, grâce à Eiman du Loup (Kerbella) et Zoe di Gallura (Ulumu).

LE QUATRIÈME BLACK TYPE DE WIN TAOUY

Élevé par Paul Daverio, Ramiz Al Aziz est un fils de Win Taouy (Drug), mère de quatre black types avec quatre étalons différents. Le meilleur d’entre eux fut sans aucun doute Djet Taouy (Dahess), gagnant de la Coupe d'Europe des Chevaux Arabes, du Derby anglais des Pur-Sang Arabes et des Dubai International Stakes (Grs I PA). Mais Win Taouy a aussi donné Ameretto (Amer), quintuple lauréat de Groupe III PA, et Nekhen Taoui (Djebbel), placé de Listed à Duindigt. Plus loin, on retrouve une bonne famille française, celle de Nefta (Saint Laurent).

ENTRETIEN AVEC PAUL DAVERIO, L’ÉLEVEUR DE RAMIZ AL AZIZ

The French Purebred Arabian. – Comment avez-vous vécu le succès significatif de votre cheval ?

Paul Daverio. – Très bien, sachant que c’est un peu la consécration du travail de l’entraîneur Endo Botti, chez lequel le cheval est arrivé et où il a pu se refaire une santé morale et physique cet hiver.  Cette victoire démontre qu’Endo Botti a bien récupéré le cheval et l’a bien travaillé. Il faut dire que Ramiz Al Aziz possède un beau pedigree, étant un frère utérin de Djet Taouy (Dahess). Cela prouve une nouvelle fois que "bon sang ne saurait mentir". C’est bien. Nous sommes assez contents.

Qu’est-ce qui avait motivé votre choix de le changer d’entraînement et de le placer chez Endo Botti ?

Il est tout simplement difficile de préparer les chevaux dans le nord de l’Europe et de bien passer l’hiver. Il fait beaucoup trop froid à Berlin et les conditions d’entraînement sont particulièrement favorables ici, à Pise. Le centre d’entraînement est un des meilleurs d’Italie et il possède toutes les facilités pour faire du bon travail, en particulier pour les pur-sang arabes. Ce sont des pistes bien adaptées pour ces chevaux-là.

Le résultat a été payant puisque votre cheval présente un tout autre visage désormais…

Absolument et nous avons décidé d’y placer tous nos 3 ans ainsi que nos 4 ans. Cela se passe très bien. La seule chose qui est toujours difficile en Italie, c'est le faible nombre de courses pour ces chevaux. Cela va s’améliorer énormément. Des courses sont prévues à Milan, Rome, et celles de Grosseto pourraient venir sur Pise. Tout est en plein remaniement et le programme reste encore assez nébuleux. Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura des courses en octobre-novembre à Pise, mais pour la période de mai à septembre, nous naviguons encore un peu à vue.

Cela évolue dans le bon sens a priori ?

Oui, absolument, et puis quand nous aurons un cheval suffisamment prêt, nous n’hésiterons pas à nous déplacer à Toulouse, Chantilly, Longchamp, même en Angleterre comme l’avait fait Ramiz Al Aziz l’an dernier à Newbury. Le tout est de démontrer que les chevaux ont la capacité de le faire avant de se déplacer. C’était beaucoup plus compliqué quand nos chevaux étaient dans le nord.

Vous aviez surtout croisé la mère de Ramiz Al Aziz avec Amer ou des fils de cet étalon, comme Dahess. Pourquoi avoir choisi Akbar cette fois ?

Tout simplement parce qu'Akbar était encore disponible et suffisamment fertile pour l’utiliser. Je voulais également faire une variation car j’avais déjà une jument par Akbar qui s’appelle Aghami et qui avait bien couru, s’imposant en Allemagne puis en Italie. Enfin, Akbar me plaisait et il se mariait bien avec la lignée maternelle de Ramiz Al Aziz, celle de Nefta (Saint Laurent) si l’on remonte le pedigree. C’est une souche maternelle précieuse, que l’on ne trouve pas actuellement en France.