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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

CHARITY DAY - Au-Delà des Pistes sur tous les fronts depuis août 2016 !

Courses / 22.06.2018

CHARITY DAY - Au-Delà des Pistes sur tous les fronts depuis août 2016 !

Au-Delà des Pistes est une association loi 1901 à but non lucratif présidée par Aliette Forien. Elle est constituée d’un bureau et d’un comité de pilotage composés de professionnels reconnus de la filière hippique. Nemone Routh, secrétaire générale, et Aliette Forien s’expliquent sur les fondements d’Au-Delà des Pistes et présentent les projets en cours et à venir de l’association.

Nemone Routh : « Le Trophée ADDP a créé un vrai buzz »

Jour de Galop. - Pouvez-vous nous expliquer la naissance d’Au-Delà des Pistes ?

Nemone Routh. - Tout a commencé en 2015 lorsque je me suis rendue avec Lisa-Jane Graffard au symposium tenu par Godolphin au Kentucky. Celui-ci regroupait les leaders de la reconversion des chevaux de course du monde entier. Nous y étions pour représenter la France et apprendre des autres pays. Le message véhiculé par tous était très positif. L’association Au-Delà des Pistes a été officiellement créée en août 2016 avec la première Journée de la reconversion à Deauville.

Quel est le but de l’association ?

Notre but est de promouvoir la reconversion des chevaux, de montrer dans le monde des sports équestres que les pur-sang peuvent aussi être de bons partenaires à haut niveau dans d’autres disciplines. Nous voulons montrer la polyvalence de ces chevaux, axer nos actions sur la bonne image de l’ex-cheval de course et référencer les structures accueillant des pur-sang de réforme. Au fur et à mesure, nous avons aussi eu des demandes pour aider au placement des chevaux sortant de l’entraînement. Ce n’était pas prévu au début, mais c’est une demande réelle des acteurs de la filière.

Comment faites-vous connaître Au-Delà des Pistes ?

Cette année, nous avons organisé des compétitions de saut d’obstacle dédiées aux chevaux réformés des courses et elles ont été très bien reçues. Nous devons désormais essayer d’organiser plus de compétitions partout en France et les ouvrir à d’autres disciplines comme le dressage par exemple. Dans tous les cas, il faut augmenter le nombre de compétitions. Ce Trophée ADDP a créé un vrai buzz, si bien que des entraîneurs ont même sponsorisé des compétitions. Nous projetons de faire venir les premiers du classement général 2018 lors de notre Journée de la reconversion de Maisons-Laffitte pour défiler. Nous sommes aussi associés au Polo de Chantilly, puisque dimanche Au-Delà des Pistes sera partenaire de la Charity Cup sponsorisée par Broadhurst Agency et Laurent Benoît. À cette occasion, une couverture sera offerte au meilleur pur-sang du tournoi. Ce sont des initiatives toujours très positives pour notre filière.

Aliette Forien : « Il faut aller vers ceux qui ne sont pas acquis à notre cause »

Jour de Galop. - Avez-vous de nouvelles initiatives en cours ?

Aliette Forien. - Les compétitions de saut d’obstacle réservées aux anciens chevaux de course passionnent vraiment les gens, qui sont de plus en plus demandeurs. Il faudrait en effet les ouvrir à d’autres sports comme le dressage mais aussi l’équitation éthologique. Pourquoi ne pas développer le hunter aussi ? J’ai aussi pour idée de développer des compétitions de modèles et d’allures. Elles concerneraient les vrais amateurs, qui seraient contents de présenter leur cheval, de montrer ce qu’ils sont capables de faire avec. Tout le monde n’est pas compétiteur dans l’âme et ce genre de rencontres pourrait permettre de mettre en valeur le couple cheval/cavalier. Nous touchons forcément les gens en leur montrant tout ce que l’on peut faire avec un pur-sang et en leur donnant envie d’en avoir un.

Essayez-vous de toucher une autre cible ?

Dans l’esprit des Journées de la reconversion sur les hippodromes, nous devons organiser le même type de journées dans les clubs hippiques, pour toucher le grand public, les cavaliers lambda. Il faut aller vers ceux qui ne sont pas acquis à notre cause, ceux qui n’y connaissent rien, même nos détracteurs. Il faut les faire venir à l’entraînement, dans les haras, leur montrer comment nos chevaux sont choyés, parler avec les salariés, qui leur expliqueront leur passion, etc.

Recevez-vous le soutien de l’institution ?

Nous avons eu une réunion constructive avec France Galop, en qui nous avons confiance car ils sont très à l’écoute. Ils suivent ce que l’on fait et ce que l’on a pu faire. Il faut désormais que tout le monde prenne conscience que l’on peut fonctionner ensemble. L’idée serait d’aboutir à un partenariat qui nous permettrait d’avoir une situation pérenne. Il faut que tous les acteurs s’impliquent, autant les entraîneurs, les propriétaires, les éleveurs que les courtiers, les agences de vente, etc. Je suis convaincue que nous allons réussir à trouver un partenariat solide pour travailler sereinement. Nous aimerions remercier tous nos partenaires, c’est avec de tels soutiens que nous pouvons avancer pour le moment. Nous faisons vraiment tout cela car nous aimons nos chevaux tout autant que notre sport.