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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

ÉDITO - Offrir un avenir à son cheval, c’est gagner un Groupe 1 !

Courses / 22.06.2018

ÉDITO - Offrir un avenir à son cheval, c’est gagner un Groupe 1 !

Par Mayeul CAIRE

Depuis 2016, l’association Au-Delà des Pistes (ADDP) réalise un travail exceptionnel et prouve que son analyse de départ était la bonne : l’avenir des chevaux est dans le mouvement, dans l’action. En fin de carrière, un cheval doit non pas partir à la retraite, mais continuer à être monté et aimé. À condition d’être « re-formé » car, le cheval de course étant de sang, il faut bien le re-former pour bien le réformer.

Quand on lit les sept principes d’action d’ADDP, on retrouve tout cela. Principes n° 2, 3, 4, 5 et 7 : « Promouvoir l’adaptabilité des pur-sang réformés à l’apprentissage d’autres disciplines équestres » ; « Labelliser/référencer les structures d’accueil et de reconversion des chevaux de course à l’issue de leur carrière » ; « Mettre en relation les anciens et futurs propriétaires de chevaux réformés » ; « Faciliter la gestion et le suivi des chevaux réformés » ; « Organiser des compétitions réservées uniquement aux pur-sang ».

Le principe n° 1 traite la décisive question de l’image publique : « Sensibiliser le grand public et les acteurs de la filière hippique » (lire Un enjeu de société).

Reste le principe n° 6, qui est l’objet de ce premier Charity Day lancé par JDG : « Lever des fonds en faveur de cette cause. » Le passage de témoin entre nous et les futurs propriétaires de nos réformés coûte un peu d’argent. ADDP ne doit donc, sous aucun prétexte, manquer de moyens financiers. Car ce n’est rien moins que notre destin qui se joue dans la réussite d’ADDP. Offrir à son cheval un avenir après sa carrière, c’est gagner un Groupe 1 ! Le Groupe 1 de la passion et du bon sens.

Soyez généreux ! Pour donner, c’est ici : https://www.audeladespistes.fr/NousSoutenir/Index/FR

Et pour devenir membre (la cotisation annuelle coûte 20 euros), c’est là : https://www.helloasso.com/associations/au-dela-des-pistes/adhesions/adhesion-a-l-association-au-dela-des-pistes

Un immense merci à tous ceux qui ont répondu à l’appel de JDG ! Vous reconnaîtrez leurs publicités dans les pages qui suivent : les Aga Khan Studs, Arqana, European Bloodstock Management, le haras de Montaigu, le haras de Montfort et Préaux, le haras de Saint-Arnoult, le haras du Lion, le haras du Mézeray, le haras du Quesnay, Pegase Insurance, le Racing Post, la Société des courses de Vichy-Bellerive et le Syndicat Penny’s Picnic.

Grâce à ces généreux donateurs, et en y ajoutant la vente de médailles collectors, nous devrions verser à ADDP un chèque d’au moins 5.000 €.

Vous méritez une médaille !

JDG a fait fabriquer par un artisan émailleur une médaille exclusive, fabriquée à 60 exemplaires seulement. Vous pourrez la porter à vos jumelles ou à votre sac à main et revendiquer ainsi, avec élégance, votre soutien à l’association Au-Delà des Pistes.

Pour commander votre médaille, envoyez un chèque de 75 € à cette adresse :

Jour de Courses Éditions - 92, avenue du Général de Gaulle - 92250 La Garenne-Colombes. L’intégralité des recettes sera reversée à ADDP.

Un enjeu de société

La société civile n’est pas toujours bienveillante à notre égard : les courses seraient truquées, les chevaux dopés, la cravache un instrument de torture, et tous les chevaux de course finiraient à la boucherie…

L’Institution des courses a plutôt bien répondu aux trois premières critiques.

  1. La création d’une fonction d’observateur des courses et la généralisation de la vidéo ont réduit les « tours » et autres « affaires de jeu ».
  2. Sur le front de la lutte antidopage, les courses ont été un précurseur et un moteur. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus de dopage, car le voleur court souvent plus vite que le gendarme ; mais cela veut dire qu’il est plus difficile de tricher.
  3. La cravache s’est raccourcie et molletonnée ; le nombre de coups autorisés a été nettement abaissé. Un jour sans doute, nous finirons à deux, à un ou à zéro.

Et le point 4 ? L’Institution a longtemps buté sur la question de « l’après ». Il y a eu embouteillage dans les prés et dans les rares structures capables de correctement réformer les chevaux. Il fallait donc faire évoluer le cadre et la méthode. C’est ce qu’a fait ADDP, soutenue par France Galop.