PRIX DE DIANE LONGINES J-3 - Votre billet du Diane vous offre l’accès à une exposition exceptionnelle

Courses / 13.06.2018

PRIX DE DIANE LONGINES J-3 - Votre billet du Diane vous offre l’accès à une exposition exceptionnelle

PRIX DE DIANE LONGINES J-3

Votre billet du Diane vous offre l’accès à une exposition exceptionnelle

Grâce au soutien de la marque horlogère Longines, votre billet d’entrée au Prix de Diane vous permettra d’accéder, dès la veille du classique, à un événement artistique d’envergure. Il s’agit en effet de la première exposition française consacrée à la peinture des courses hippiques. Elle réunit quatre-vingts œuvres des grands peintres de l’histoire du galop.

Par Adrien Cugnasse

Les artistes, et parmi eux des grands peintres de la modernité, ont magistralement capturé l’univers du sport hippique, comme en témoigne cette exposition intitulée Peindre les Courses qui se déroule du 16 juin au 14 octobre 2018 au Jeu de Paume. En parallèle, une deuxième exposition Géricault au musée Condé sera proposée aux visiteurs. Cette passion de l’Angleterre du XVIIIe siècle, où les courses sont apparues, n’a pas tardé à s’implanter en France. S’ouvrant sur le peintre majeur, et pourtant méconnu en France, qu’est Georges Stubbs (1724 – 1806), le point de départ de ce passionnant parcours lève le voile sur un genre artistique spécifiquement anglais – le Sporting Art. Pour accéder aux détails de l’exposition, cliquer ici

http://www.domainedechantilly.com/fr/event/peindre-les-courses/

Une grande première. Aurore Bayle-Loudet, chargée des collections du musée du Cheval au Domaine de Chantilly nous a expliqué : « Cela peut surprendre, mais Peindre les courses est la première exposition consacrée au cheval et aux courses organisée au Domaine de Chantilly. Ce thème est très important pour nous, car c’est au cœur de l’identité des lieux. Le choix de Georges Stubbs, Théodore Géricault et Edgar Degas s’est fait de manière assez naturelle. Stubbs, c’est le début de la grande peinture équestre. Il est très connu des amateurs de courses et des connaisseurs du monde des arts, alors que sa notoriété est très faible dans le grand public, en particulier en France. Géricault et Degas se sont inspirés de lui pour leurs créations. L’exposition s’articule autour de ces trois artistes majeurs, avec pas moins de quatre-vingts œuvres. Elle est parcourue par plusieurs sous-jacents : la modernité, le galop volant, la question du pur-sang sur le plan sociologique et biologique... L’exposition invite les amateurs d’art à découvrir les courses, et les sportsmen à se plonger dans les arts. » Christophe Donner, écrivain et conseiller hippique de l’exposition, a précisé : « Le fait que cette exposition soit la première du genre n’est pas anodin. Il y a un tabou en France autour des courses, à cause du jeu, de l’argent, de la démocratisation initiée par le pari mutuel. C’est certainement la raison pour laquelle les grands musées n’ont pas creusé ce sujet. En parallèle, les sociétés de courses ont négligé leurs archives et l’aspect culturel de leurs activités. La différence avec les pays anglo-saxons est criante. »

Le jour où Stubbs a inventé le galop volant. Christophe Donner : « C’est Henri Loyrette [président-directeur honoraire du musée du Louvre, ndlr] qui m’a parlé de ce projet. Cela fait très longtemps que j’ai envie de travailler sur une exposition mettant en lumière les liens qui unissent les courses et la peinture. Au XIXe siècle, il était très fort. Henri Loyrette connaissait relativement peu les courses. De mon côté, j’ai essayé de fournir des indications techniques et historiques sur le sport hippique. Nous avons essayé de trouver un thème fort pour cette exposition. Notre choix s’est porté sur la représentation du galop. Elle a beaucoup évolué au fil du temps avec notamment la fameuse affaire du galop volant. C’est-à-dire le moment où la représentation des chevaux au galop se détache du sol. Alors que pendant très longtemps, ils étaient présentés avec les postérieurs ancrés sur terre et les antérieurs dans les airs. C’est Stubbs qui a libéré les chevaux au galop, avec un portrait de Baronet. Dans cette œuvre, le cheval n’a plus les postérieurs vissés au sol. C’est la naissance du galop volant. Cette innovation fut d’ailleurs commentée par les critiques de l’époque puis copiée par Géricault. On doit à ce dernier l’arrivée d’une nouvelle représentation du cheval en France, inspirée par son séjour en Angleterre, mais en lui donnant un aspect plus vibrant. C’est un peu le radeau de la méduse à cheval ! »

Quand le galop défie le réalisme. Aurore Bayle-Loudet : « Cette exposition permet de mesurer toute la diversité des représentations des courses dans la peinture, que ce soit sur le plan technique ou de l’orientation des sujets. Manet laisse par exemple une réelle place à la foule chatoyante, alors que Degas est très intéressé par le moment flou qui précède la course. On est loin du portrait victorieux de Stubbs. » Christophe Donner précise : « L’arrivée de la photographie, en permettant la décomposition des mouvements au galop, a bouleversé les milieux artistiques en démontrant que le cheval n’avait jamais été représenté tel qu’il est vraiment. En découvrant cette vérité scientifique, les artistes se sont retrouvés face à la question de la représentation du réel. Dans un premier temps, certains ont essayé de peindre de manière réaliste, avant de se rendre compte que leurs chevaux donnaient l’impression de ne plus avancer au galop. Ils étaient justes, à l’image d’une photographie… mais ils étaient morts, au niveau de leur expressivité. Dès lors, beaucoup ont abandonné cette représentation scientifique pour aller vers une forme nouvelle, en retrouvant l’intensité du mouvement dans l’irrespect de la réalité photographique. »

Une exposition réalisée grâce au soutien de Longines. Sponsor du Prix de Diane, la célèbre maison horlogère est également un soutien de taille pour l’exposition Peindre les Courses. Juan-Carlos Capelli, vice-président de Longines, Head Of International Marketing, a déclaré : « Longines et Degas sont contemporains. Quand l’artiste naît en 1834 à Paris, le comptoir horloger à l’origine de la marque produit des montres à Saint-Imier, en Suisse, depuis à peine deux ans. Quand Degas peint son célèbre Champ de Courses dans les années 1870 et 1880, Longines produit au même moment des chronographes immédiatement adoptés par les passionnés de sports équestres. Des publicités d’époque leur en vantent déjà les mérites, jusqu’aux États-Unis. Les visiteurs du musée Longines au siège de la marque admireront une montre de poche équipée du premier mouvement chronographe Longines (1878), gravée d’un jockey et de sa monture. Bien d’autres pièces dédiées aux sports équestres et à l’amour des chevaux suivront. Les montres Longines sont fabriquées dans la même vallée retirée depuis le début du XIXe siècle. La marque s’y est implantée, y a innové dans de nombreux domaines tant techniques qu’esthétiques, tout en s’appuyant assurément sur un environnement favorable à son développement. Tout comme Degas a créé parmi les plus beaux tableaux, non sans connaître ses prédécesseurs, en particulier Stubbs et Géricault. L’héritage se place ainsi, dans le domaine pictural comme en horlogerie, au fondement de l’innovation. Hier comme aujourd’hui, Longines, comme les artistes, se nourrit de la tradition pour inventer leur avenir. Depuis ses origines, Longines s’appuie sans discontinuité sur ses trois valeurs fondamentales : tradition, performance et élégance. Ces valeurs sont intimement partagées par la marque, le monde des courses et le Domaine de Chantilly, avec qui nous sommes fiers d’entretenir un riche partenariat depuis de longues années. L’exposition Peindre les courses présente des œuvres exceptionnelles et propose une approche originale des chevaux. Nous nous y associons avec fierté et souhaitons que son succès scelle durablement les excellentes relations entre Longines et le Domaine de Chantilly. »