Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

À LA DÉCOUVERTE DES REPRÉSENTANTS DE LA FEGENTRI - Trois questions à la Suédoise Jessica Vadst

International / 10.07.2018

À LA DÉCOUVERTE DES REPRÉSENTANTS DE LA FEGENTRI - Trois questions à la Suédoise Jessica Vadst

Jessica Vadst, jeune femme de 20 ans, est originaire de Suède. Elle représente son pays dans le championnat du monde Longines Fegentri 2018. Sa plus grande victoire en date est la Scandinavian Ladies Cup sur Rockyat Klampenborg en 2017. L'an dernier, elle a aussi été championne des cavalières amateurs en plat, en Suède.

Jour de Galop. – Quel est votre parcours ?

Jessica Vadst. – J’ai grandi dans les courses. Mon grand-père a été l'un des plus grands entraîneurs de chevaux de course en Suède pendant de nombreuses années. Ma mère aussi était cavalière et, à l'époque, elle faisait partie de la Fegentri ! Au quotidien, je travaille dans une écurie de courses sur l’hippodrome de Jägersro et j’ai aussi quelques chevaux de saut d'obstacle. Je consacre mes journées aux chevaux et aux gens qui les entourent, je monte environ dix chevaux par jour.

Que représente pour vous la Fegentri ?

Grâce à la Fegentri, j’ai l’occasion de voyager dans le monde entier et de découvrir des endroits que je n’aurais probablement jamais vus dans ma vie autrement. J’ai un aperçu du monde des courses dans des pays différents et il y a toujours des choses à apprendre. C’est aussi une très bonne expérience de courir sur des pistes différentes. Ce n’est pas du tout comme en Suède. Et surtout, j’ai l'occasion de rencontrer de nouvelles personnes et d'étoffer mon carnet d'adresses, ce qui me servira pour la suite de ma carrière.

Quel est votre meilleur souvenir ?

Je dirais que mon meilleur souvenir, c’est quand j’ai gagné ma première course. Je ne l’oublierai jamais. C’était sur mon propre cheval. Je l’avais acheté un an auparavant, avec une blessure, et je lui avais donné le temps qu’il fallait pour guérir. Cette course signait son retour à la compétition. C’était aussi la première course que j’ai courue après que mon grand-père nous a quittés. Gagner facilement avec mon cheval ce jour-là, c’était comme si c’était écrit. Tout le monde savait que mon grand-père était décédé et même si c’était une journée normale de courses, il y avait beaucoup de personnes qui applaudissaient dans le rond et d’autres qui pleuraient. Je suis sûre qu’il l’a vu depuis le ciel et que tout était parfait ce jour-là.