À la rencontre de Sophie Teixeira, ambassadrice des Trophées Godolphin du personnel des écuries et de l’élevage

Courses / 24.07.2018

À la rencontre de Sophie Teixeira, ambassadrice des Trophées Godolphin du personnel des écuries et de l’élevage

Par Alice Baudrelle

Expérimentée dans les domaines de l’élevage, l’entraînement et le courtage, Sophie Teixeira vient d’être nommée ambassadrice des Trophées Godolphin du personnel des écuries et de l’élevage. C’est la troisième année consécutive que France Galop et Godolphin s’associent afin de récompenser les travailleurs de l’ombre. Sophie Teixeira nous a expliqué son parcours ainsi que le rôle qu’elle joue dans cette nouvelle mission.

Jour de Galop. – Comment avez-vous été amenée à travailler dans le milieu des courses ?

Sophie Teixeira. – Je n’ai pas de famille dans le milieu, mais j’ai été cavalière de concours complet dans ma jeunesse. Côté études, j’ai obtenu mon master en marketing avant de me lancer dans le MESB (sciences et management de la filière équine) à Dijon. J’ai ensuite fait un stage d’immersion de dix jours au haras de Fresnay-le-Buffard avec Tim Richardson. C’était court, mais j’en suis repartie avec une idée fixe : ne plus quitter le monde des courses hippiques ! Je me rappelle de cet engouement autour de la dernière course de Frankel (Galileo) qui allait affronter Cirrus des Aigles (Even Top) dans les Qipco Champion Stakes (Gr1) à Ascot. Toute cette effervescence m’a plu et m’a convaincue de faire ma vie dans ce milieu. J’ai été conquise par ce milieu composé d'hommes et de femmes passionnés par leur travail et par ce côté "grande famille des courses" !

Quel a été ensuite votre parcours ?

Je suis partie à Newmarket où j’ai travaillé durant deux ans à l’IRB (International Racing Bureau). J’étais en charge de la communication (relations publiques et presse) et je gérais également les engagements anglais et irlandais ainsi que les européens partout dans le monde. Je m’occupais aussi des chevaux et des équipes sur des déplacements comme la Breeders’ Cup, ce que je fais encore aujourd’hui. Je suis ensuite revenue en France où j’ai passé deux ans à travailler au service commercial du haras de la Hêtraie au côté de Pascal Noue. Je suis allée en Australie afin de suivre les ventes et l’entraînement. Je possède désormais le statut d’auto-entrepreneur et j’ai créé ma boîte, IRS (International Racing Services) depuis un an et demi. Je travaille beaucoup pour le courtier Richard Venn. Il est Anglais mais il est basé en France. Je collabore aussi ponctuellement pour le F.R.B.C. (French Racing and Breeding Committee) ou pour des consignataires aux ventes européennes, en fonction de mes disponibilités. J’ai également une pouliche à l’entraînement chez Hugo Merienne à Avilly-Saint-Léonard, ainsi qu’une poulinière à Pompadour, avec une amie. Elle nous a déjà donné deux produits !

Vous avez récemment été nommée ambassadrice des Trophées du personnel. En quoi consiste votre mission ?

J’ai été contactée pour remplir cette mission car j’ai un cursus bien fourni dans le monde des courses, grâce à mon expérience acquise dans les courses, l’élevage et l’entraînement. Je suis proche des garçons de voyage, cavaliers, grooms et du personnel d'écurie en général, je suis donc honorée de pouvoir les représenter. Cela ne fait que dix jours que j’ai commencé à promouvoir les Trophées du personnel, mais les retours sont positifs. Mon objectif est de réunir un maximum de candidats, donc je me déplace à travers toute la France, dans les haras, sur les hippodromes… J’étais à Vichy la semaine dernière et j’irai bientôt à Pompadour et à Royan par exemple. Il y a beaucoup de bons profils parmi les candidats et je suis bien contente de ne pas faire partie du jury, car les gens qui font partie du personnel des courses et de l’élevage sont tous très méritants et c’est très difficile de ne retenir que quelques candidatures ! Mon rôle est de les convaincre que c’est un concours ouvert à tous et qu’il n’y a pas que les grandes structures qui peuvent être mises à l’honneur. Par exemple, en 2016, une jeune fille travaillant chez Pascal Journiac a été couronnée dans la catégorie des cavaliers d’entraînement. Il faut que tout le monde tente sa chance et les préjugés ne doivent pas être un obstacle !