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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Les JeuxDi : une bonne rampe de lancement

Courses / 10.07.2018

Les JeuxDi : une bonne rampe de lancement

Le dernier JeuxDi de la saison aura lieu le 12 juillet, deux jours avant la Garden Party du Juddmonte Grand Prix de Paris. Fabrice Favetto Bon, directeur marketing de France Galop, dresse un premier bilan de ces rendez-vous phares de ParisLongchamp… et qui se sont fait leur place dans l’agenda de sortie des Parisiens.  

Jour de Galop. – Pouvez-vous nous rappeler le contexte dans lequel ont été créés les JeuxDi ?

Fabrice Favetto Bon. – Nous voulions amener une nouvelle clientèle, plus jeune et plus branchée, à ParisLongchamp, faire de ce nouvel hippodrome une destination sport et divertissement. Pour attirer ce genre de public, il nous fallait imaginer un format adapté à leurs attentes, à la fois les jours de courses et les jours sans. Il fallait aussi créer un rendez-vous sur l’agenda des sorties parisiennes, d’où le choix de créer une série, un jour donné, toujours le même. C’est ainsi que sont nés les huit JeuxDi, de la mi-mai à la mi-juillet.

Quel premier bilan faites-vous de ce premier épisode, par rapport aux objectifs que vous vous étiez fixés ?

Nous étions partis sur un objectif de 3.000 personnes par jeudi, soit 24.000 au total. À quarante-huit heures du dernier rendez-vous, je peux déjà vous dire que nous y serons. Nous avons démarré doucement, ce qui est normal : il fallait installer la date, que le bouche à oreille fonctionne, et pour cela il fallait que le produit soit bien adapté. Pour cette première série, nous sommes partis sur un mix courses-expérience de divertissement, cette dernière étant fortement orientée vers la restauration en plein air. Mais nous sommes en adaptation permanente. Nous avons commencé avec 1.500 personnes. Ce chiffre a progressé chaque semaine pour arriver à 6.000. Et j’espère que nous battrons le record jeudi prochain. Pour la dernière, le Petit Pré va changer d’endroit. La pelouse est fatiguée, et nous allons l’installer au niveau du jardin du Comité, à la sortie du tunnel. Il sera au plus près de la piste…

Que répondez-vous à ceux qui pensent que le public du Petit Pré ne vient pas pour les courses ?

Le Petit Pré existe en tant que tel, hors journée de courses. Il accueille 700 personnes en moyenne. Quand on associe les courses au concept, et quand le temps est de la partie, on arrive à plus de 5.000… Cela veut donc dire qu’il existe cette synergie que nous espérions. Le public vient pour l’expérience globale : pour la restauration, mais aussi pour le spectacle proposé sur la piste. On peut le voir grâce aux billets qui sont scannés lors de chaque entrée. J’attends ceux de jeudi prochain pour faire un bilan définitif, mais on peut estimer que 40 % des gens arrivent avant 20 h 30, 20 % entre 20 h 30 et 21 h 30, et les 40 % restants après 21 h 30. Ceux-là, effectivement, ne voient pas les courses. L’objectif est de les faire venir plus tôt, et il nous faudra améliorer l’exposition à l’expérience courses. Je pense à un programme audiovisuel (donc à la fois l’ambiance sonore mais aussi le contenu diffusé sur les écrans) spécifique pour ce public, et différent de ce qui est diffusé sur l’hippodrome, mais aussi une expérience de pari adapté. On sait que les gens viennent en bande au Petit Pré. Il faut réfléchir à la meilleure manière de s’adresser à un groupe en matière de pari. Cela sera notre grand défi de l’année prochaine.

Samedi aura lieu la Garden Party du Juddmonte Grand Prix de Paris. Le succès des JeuxDi va-t-il se transférer sur cet événement ?

Nous l’espérons ! La promesse est un peu différente : il s’agira de mixer musique et courses de haut niveau. Nous attendons 10.000 personnes. Il est certain que les JeuxDi ont contribué à installer ParisLongchamp comme une destination loisir branchée de l’Ouest parisien, ce qui était le but. Notre partenariat avec Noctis a une part importante dans cette réussite. Leur force de frappe au niveau des relations publiques a été cruciale. Pour la Garden Party, elle nous a permis d’avoir accès à des artistes de renom comme Étienne de Crécy, la tête d’affiche de samedi.

Comment va vivre le Petit Pré, et la destination ParisLongchamp plus largement, au second semestre ? N’avez-vous pas peur d’être rapidement oublié ?

Le Petit Pré va rouvrir dans sa configuration hors courses dès la fin août, et jusqu’à la mi-septembre. Après les Arc Trials, nous allons attaquer le montage pour le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. En revanche, nous sommes en train de réfléchir à un événement sur le site… Mais il faut savoir que l’hippodrome, après un amorçage très progressif, accueille désormais des événements quasi-quotidiennement, que ce soit des séminaires d’entreprises, des congrès, des concerts… Outre l’aspect financier, cela contribue aussi à faire redécouvrir ParisLongchamp par les Parisiens, et dans son activité principale, celle des courses. Car les animations de ces congrès ou séminaires tournent souvent autour du cheval.