ANNEXE - Le discours de Loïc Malivet à l’Assemblée générale de la Fédération des éleveurs

Élevage / 22.08.2018

ANNEXE - Le discours de Loïc Malivet à l’Assemblée générale de la Fédération des éleveurs

« Bonjour à tous, chers éleveurs,

Je tiens à remercier pour leur présence monsieur Édouard de Rothschild, président de France Galop, ainsi que son directeur général, Olivier Delloye et Henri Pouret, directeur général adjoint, également monsieur Cyril Linette, D.G. du PMU, ainsi que Laurent Eichinger et Florent Gautreau, du pôle média du PMU-Equidia, Louis Romanet, président de la Fédération internationale et du F.R.B.C., madame Miroux, représentant le ministère des Finances, monsieur Guillaume Blanc, représentant l'Ifce, et bien sûr tous les éleveurs, adhérents de notre Fédération des éleveurs du galop ainsi que les nombreuses personnalités présentes.

Je tiens également à remercier les membres du Comité de la Fédération qui font de ce syndicat professionnel un moteur de la défense de notre beau métier d’éleveurs.

Enfin, je souhaite adresser un grand merci à l’équipe de permanents de la Fédération, Hedwige, Muriel, Bruno et Constance, qui œuvrent chaque jour pour que les projets de la Fédération se réalisent et qui maintiennent notre organisation dans un niveau de services remarquable. 

Conformément à l’ordre du jour qui vous a été communiqué, nous débuterons ce matin avec l’Assemblée générale ordinaire de l’année 2017. Je vous présenterai le rapport moral, le trésorier vous fera un état de nos finances et les responsables des commissions vous exposeront leurs actions de l’année.

Ensuite, une présentation des nouveautés d’Equidia sera effectuée par Laurent Eichinger et Florent Gautreau, suivie d’une intervention de Cyril Linette, D.G. du PMU.

Vous pourrez ensuite poser vos questions pour la Fédération des éleveurs, France Galop, PMU et Equidia

 

Ainsi que vous avez pu le constater à la présentation des rapports précédents, la "jeune" Fédération se porte plutôt bien. Les résultats financiers de l’année présentés par le trésorier vous montrent la gestion raisonnée que nous avons maintenue assidument cette année et qu’il nous faut poursuivre. Notre Fédération était encore très présente sur plusieurs fronts.

Je salue l’implication de Tim Richardson qui gère la commission sanitaire, permettant ainsi à la Fédération d’être en avant-garde concernant la gestion de la rhino-pneumonie et de tout risque sanitaire de l’élevage et bien au-delà, en relation avec le Respe. Notre consultant vétérinaire Guillaume Fortier a également œuvré pour que nous puissions prochainement avoir un deuxième laboratoire en Europe susceptible de commercialiser le vaccin contre la rhino-pneumonie, mais également pour anticiper des problèmes de stocks de vaccins Artervac ou rotavirus.

Les enjeux sanitaires ne s’arrêtent pas aux frontières et c’est ainsi que cette équipe travaille également sur le front européen et international, dans le sillage d’Hubert Honoré qui vous a présenté précédemment la place très active de notre Fédération sur des sujets tels que le Brexit, la T.V.A. ou la vente de chevaux. Je tiens, à ce titre, à saluer le travail remarquable du docteur Gadot sur le dossier du Brexit ainsi que sur les dossiers sanitaires. La France participera à l’assemblée générale de l’I.T.B.F., au mois de novembre, aux États-Unis.

Nous maintenons également de bonnes relations avec le Parlement, j’ai notamment contribué au rapport de Jean Arthuis sur le financement de la filière et répondrai à la commission des affaires européennes au Sénat sur l’opportunité d’un retour à un taux réduit de T.V.A., sous l’impulsion de la sénatrice Anne-Catherine Loisier.

La Fédération est dynamique et portée par la jeunesse, avec nos "éleveurs d’aujourd’hui", qui, au-delà de leurs actions, montrent que la nouvelle génération est présente et fait rayonner l’élevage français.

La Fédération regarde également l’avenir et notamment celui de nos élèves et je remercie notre vice-présidente, Aliette Forien, de nous avoir permis de participer à la reconversion des chevaux de courses via Au-delà des pistes, avec la prise en charge par la Fédération d’une contribution au fonds de reconversion pour l’ensemble de ses adhérents, ainsi qu’un partenariat pour des compétitions sportives.

La Fédération maintient et développe des partenariats avec l’Association des jockeys, qui nous a fait un beau cadeau en nous offrant le sponsoring d’un Quinté cette année, ainsi qu’avec l’Association des entraîneurs, avec laquelle nous partagerons un stand lors du prochain Galop expo. J’en profite pour saluer Criquette Head pour sa remarquable carrière et pour sa fidélité au sein du comité de la Fédération des éleveurs.

Génération Galop a souhaité rejoindre la Fédération des éleveurs, un partenariat a été signé avec cette association. Cela nous permettra de renforcer notre influence au niveau national, européen et international. Je remercie Georges Rimaud d’avoir œuvré pour cela.

Enfin, la Fédération fédère. Elle est ouverte à tous les éleveurs, ravie d’avoir dépassé des clivages du passé et regarde droit devant.

 

Comme vous pouvez le constater, le plateau est exceptionnel ce matin pour répondre à toutes vos interrogations ;

La situation de l’élevage, contrairement à ce que l’on entend, est bonne.

En deux ans, le nombre de livrets édités pour les pur-sang a augmenté, de 550 livrets, soit 10 %.

Au 11 août 2018, on constate 300 juments supplémentaires saillies.

La situation est très difficile pour notre société-mère, avec nos plans d’économie et la difficulté d’équilibrer les budgets et la baisse des effectifs à l’entrainement (800 chevaux en 5 ans)

Au PMU, les enjeux ne cessent de décroître (8 % en 5 ans).

Il est important que nous continuions à faire des économies sur les frais de fonctionnement de nos structures, mais sans un projet ambitieux et cohérent, réunissant PMU galop et trot, la filière course continuera à gérer le déclin.

Profitons-en pour faire évoluer les statuts de notre société-mère (Conseil d’administration, Comité, etc…). Je pense qu’ils ne sont plus adaptés à notre monde qui évolue rapidement. Il faut être plus réactif à tous les niveaux.

Limitons le nombre de mandats successifs, peut-être à trois, afin de faire rentrer des hommes neufs. Il faut tout faire pour inverser la tendance.

Tous unis trot-galop-PMU.

Construisons notre avenir avec un Grand projet durable, condition pour nous tourner vers l’État pour nous aider à passer le cap.

Je vous remercie pour votre présence ce matin et pour votre attention. »