Dinan, garant de la tradition hippique dans les Côtes-d’Armor

Courses / 15.08.2018

Dinan, garant de la tradition hippique dans les Côtes-d’Armor

Dinan, garant de la tradition hippique dans les Côtes-d’Armor

Comme chaque année, la Société des courses de Dinan, dans les Côtes-d’Armor, a organisé son meeting de deux jours, les premiers dimanche et lundi du mois d’août, soit les 5 et 6 août derniers. Au programme, trois steeples, quatre courses de plat et neuf de trot, soit un total de seize courses. Dinan entretient une véritable tradition en Bretagne avec deux journées très suivies. Elle fait le lien entre passionnés et touristes et, surtout, elle permet d’entretenir la flamme des locaux pour les courses. Cette année, la Société des courses fêtait son 156e anniversaire ! Son président, Gilles Raffré nous a dit : « Les chiffres de cette année ont été légèrement moins bons que les autres années, à cause de plusieurs facteurs comme la canicule et la concurrence du Jumping de Dinard, car notre public est passionné par le cheval en général. Mais nous avons bien tenu notre partie avec un peu plus de 1.000 entrées payantes, soit 700 environ le dimanche et 500 le lundi. C’est malgré tout une belle fréquentation. Nous avons compensé cette baisse de l’affluence avec la consommation de la buvette et de la restauration.

En termes de paris, nous avons fait environ 30.000 € d’enjeux par jour. C’est dommage, car nous avons eu seulement cinq partants dans deux steeples, mais c’est compréhensible vu la météo. En plat, nous avons eu des lots avec dix ou douze partants. Les spectateurs apprécient les trois spécialités. Aujourd’hui, il y a de plus en plus d’hippodromes spécialisés. Il manque de la solidarité trot/galop. On a l’impression de voir deux mondes séparés. En Bretagne, nous sommes tous solidaires. La voiture suiveuse nous a été prêtée par Saint-Brieuc, le président de Saint-Malo avait fait le déplacement… »

Un tremplin pour Waregem. La grande journée de Waregem approche (28 août) et il n’est pas rare que des propriétaires belges fassent leur marché à Dinan. « Par le passé, un pensionnaire de Patrice Quinton était venu préparer Waregem à Dinan. Il avait ensuite gagné le petit steeple en Belgique. Notre piste est roulante et sautante. Xavier Papot était présent pour défendre Gorvino (Lucarno), deuxième d’un steeple à réclamer et il m’a dit : "Je prends autant de plaisir à venir à Dinan qu’à Auteuil." »

Des sponsors pour plus de la moitié des courses. Sur les seize épreuves, huit ou neuf étaient sponsorisées par des entreprises locales, ce qui a permis de récolter plusieurs milliers d’euros, ce qui est non négligeable pour boucler le budget d’une société de courses. Cela permet aussi de continuer à œuvrer pour le futur de celle-ci. « Cette année, nous avons refait des clôtures. Pour l’année prochaine, nous pensons relever un virage. Chaque année, nous investissons entre 10.000 € et 20.000 €, en étant bien aidés par la Fédération nationale. Nous avons aussi une équipe de 60 bénévoles toute l’année et nous avons environ une dizaine de personnes pour entretenir l’hippodrome. Il ne faut pas les oublier et il faut prendre soin des bénévoles. Nous réussissons à faire venir des personnes qui ne se déplaceraient pas vers d’autres hippodromes plus éloignés. Il faut maintenir cette fibre hippique dans nos provinces. »