Freddy Head : « Je resterai toujours un jockey »

Magazine / 06.08.2018

Freddy Head : « Je resterai toujours un jockey »

Il est le King of the Mile, le roi de Deauville. Jockey star, entraîneur renommé, adulé même par beaucoup d’Anglais, Freddy Head a vécu beaucoup d’aventures. C’est un Head : fils de, petit-fils de, arrière-petit de… Mais il a su se créer un nom : Freddy, pas Frédéric. Ce nom, il le doit dans une première vie à Miesque, à Lyphard, à Three Troikas, Anabaa, Machiavellian, Green Dancer, et tant d’autres. Ce nom, il le doit aussi dans sa deuxième vie à Goldikova, Marchand d’Or, Moonlight Cloud, Solow, Tamayuz… Et tant d’autres.

 

Jour de Galop. - Vous avez avoué que vous étiez plus confiant dimanche pour le Larc Prix Maurice de Gheest que vous ne l’étiez pour le Rothschild. Pourquoi ?

Freddy Head. -Avec With You, j’avais encore pas mal d’incertitude. Nous avions été battus dans le Prix de Diane Longines, elle revenait sur le mile… Pour Polydream, tout était réuni avant dimanche. Tout d’abord, j’ai toujours su qu’elle était très bonne, je l’ai toujours estimée. Je savais aussi qu’elle était en pleine forme, que les 1.300m seraient une distance parfaite pour elle…

 

Quel pourrait être le programme de Polydream ? Pourrait-on la revoir sur le mile ?

La suite logique, c’est le Prix de la Forêt (Gr1). Plus tard, on peut penser à la Breeders’ Cup, car ce sont des courses que les Wertheimer aiment beaucoup… Mais elle n’a que 3ans et a eu des ennuis de santé. Il faut y réfléchir. Le mile, elle ne le fera pas tout de suite. Quand elle a gagné le Prix du Palais Royal (Gr3), Maxime Guyon m’a dit qu’elle serait plutôt à raccourcir qu’à rallonger. Elle a beaucoup de vitesse. Elle pourra aller sur plus long une fois qu’elle sera plus détendue. Mais j’ai beaucoup aimé son comportement dimanche. Elle était bien posée, sûrement aussi parce que la course était très sélective. C’est un peu comme Moonlight Cloud. Au début, je pensais qu’elle n’avait que de la vitesse, elle était bouillante mais, avec le temps, elle a appris à se gérer et elle a pu tenir le mile. Les deux ont beaucoup de points communs : leur tempérament, leur modèle…

 

With You et Polydream ont pour point commun de n’avoir pu effectuer leur rentrée que tardivement. Est-ce pour cela qu’elles arrivent au top maintenant ?

C’est sûrement l’une des raisons. De nos jours, les courses sont dures et la saison est longue. Commencer en avril et rester au top ensuite, ce n’est pas évident, même si évidement, certains chevaux, de par leur constitution, y parviennent. J’aurais couru Polydream plus tôt dans la saison si j’avais pu le faire. Mais la pouliche a subi une opération assez importante, puis la météo a été exécrable : il a neigé, il a beaucoup plu, les terrains étaient pourris. Je l’ai rentrée dans la Poule, ce qui était une petite folie… Mais il fallait bien la courir pour ensuite aller sur le Palais Royal et le Maurice de Gheest. Le Maurice de Gheest, c’était son vrai objectif. Et puis dans la Poule, elle avait un mauvais numéro de corde, elle a pris des coups de tampon… C’était une course à oublier.

Retrouvez la suite de cet article ce soir, dans JDG.
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