Le mot de la fin - Précarité

Le Mot de la Fin / 01.08.2018

Le mot de la fin - Précarité

En Algérie, les chevaux de course sont l’objet de toutes les attentions. Malheureusement, ce n’est pas le cas des jockeys. En effet, ces derniers sont sous-payés et démunis de toute protection sociale. Là-bas, les jockeys ne sont pas salariés mais rémunérés à la course par les propriétaires. Ceux qui parviennent à faire l’arrivée récupèrent 10 % des gains, mais les autres repartent bredouille. Les courses algériennes sont en déclin depuis trente ans et le nombre de courses ainsi que les allocations se sont considérablement réduits. En Algérie, ce sont 150 jockeys qui tentent de survivre à la situation. Un jockey monte en général quatre courses par semaine et les meilleurs d’entre eux se placent en moyenne trente fois par an, ces derniers gagnant à peu près… 870 € par an ! Breeches usées, bottes rapiécées, selles scotchées avec du papier adhésif… beaucoup de jockeys avouent même courir avec un casque abîmé par manque de moyens financiers. La plupart d’entre eux travaillent aussi comme cavaliers d’entraînement au noir. Logés par leur employeur, plusieurs s'entassent à l'hippodrome du Caroubier d'Alger dans une petite chambre humide, non chauffée et sans eau chaude, près des boxes des chevaux. Beaucoup de jockeys algériens n’ont pas fait d’études et ne se voient pas changer de métier. En effet, l'unique centre de formation des métiers du cheval à Zemmouri est fermé depuis 1992…