LE TOUR DES HARAS - AOÛT 2018 - Henri Bozo, le bâtisseur

Élevage / 04.08.2018

LE TOUR DES HARAS - AOÛT 2018 - Henri Bozo, le bâtisseur

Comme chaque année, les journalistes de JDG visitent les haras qui présenteront des yearlings en août chez Arqana. L’occasion d’un questionnaire un peu décalé. Quatrième épisode : Henri Bozo et l’Écurie des Monceaux.

Jour de Galop. - Quel est l’aspect de votre métier que vous préférez ?

Henri Bozo. - L’aspect nature, l’élevage, créer des familles, voir les chevaux grandir… Plus ça va, plus j’aime être sur ces terres, au contact des chevaux, avec l’équipe…

Et celui que vous appréciez le moins ?

Tout ce qui est intendance, administratif au sens large. J’ai un peu de mal avec ça ! Je n’aime pas non plus les bilans radios du mois de février. C’est un stress disproportionné par rapport aux incidences que cela a.

La qualité que vous appréciez le plus chez un cheval ?

La classe ! J’adore voir des beaux animaux, des chevaux qui inspirent de la qualité, qui ont de la personnalité, de la présence, qui se déplacent… C’est valable aussi bien pour un foal, une jument qu’un cheval de course !

Et le défaut qui vous fait hésiter ?

Je n’aime pas les chevaux trop grands.

Si vous deviez convaincre un novice d’acheter un yearling en août, que lui diriez-vous ?

Je lui dirais que les courses sont un sport de rois. Avoir des chevaux de course, cela demande chez un propriétaire des qualités particulièrement nobles, comme le goût du risque, la détermination, la persévérance. Le yearling, c’est aussi la quasi unique de chance de tomber sur un champion. On achète un cheval neuf, avec qui tout est possible, le meilleur comme le pire. C’est une feuille blanche !

Si aviez la possibilité de faire évoluer la vente d’août sur un aspect, que changeriez-vous ?

Moi, elle me va bien comme ça, la vente d’août ! Peut-être la programmer une semaine plus tard, pour donner un peu plus de temps aux poulains et essayer de stimuler davantage de propriétaires français.

Qui auriez-vous aimé être, si vous n’aviez été vous ?

Guy Novès, l’entraîneur du Stade toulousain, ou alors un aventurier, comme Sylvain Tesson. Le sport ou le voyage !

Quelle est, selon vous, la spécificité de votre préparation aux ventes ? Votre patte personnelle ou la chose la plus importante à vos yeux ?

Les chevaux passent beaucoup de temps dehors. C’est une préparation que j’estime naturelle.

Je ne serais pas arrivé là, si…

Je ne ferais certainement pas ce métier-là si je n’avais pas grandi dans un haras. C’est une chance de découvrir ce milieu tellement passionnant et de grandir dans un tel environnement. C’est assez fascinant pour un gosse.

Le lieu où vous vous sentez le mieux ?

Il y en a plein ! Les pistes de ski des Alpes, un stade de rugby, l’Aveyron, l’Afrique du Sud…

Et celui qui vous oppresse le plus ?

Je n’aime pas beaucoup être en réunion, surtout quand elles durent !

L’odeur que vous préférez ?

Au mois de juin, quand on a coupé les foins…

Et celle qui vous fait horreur ?

L’odeur qui me rappelle la rentrée scolaire : l’encre, les couvertures en plastique des cahiers… Ce n’était pas trop mon truc !

À l’école, la matière que vous préfériez ?

L’histoire-géo.

Et celle que vous haïssiez ?

Les mathématiques et la comptabilité.

Choisissez une photo exposée chez vous, et commentez-la !

C’est celle que nous avons en face de nous (nous sommes dans un pré qui domine une vallée, en face de nous, les Aga Khan Studs). Je suis très sensible à la beauté des paysages, et celui-là, j’y suis très attaché. C’est une vue magnifique du pays d’Auge. Cela reflète ce que j’aime faire, c’est-à-dire développer de nouvelles terres dans un bel endroit, créer quelque chose mais dans le respect de la nature. Je me sens bien dans un environnement campagnard.

Pile ou Face !

Nous avons soumis les éleveurs à une rafale de questions. Konbini a son Fast & Curious, Jour de Galop a son Pile ou Face !

Pour voir la vidéo de l’interview, cliquez sur ce lien : http://www.jourdegalop.com/video/henri-bozo-se-devoile