LE TOUR DES HARAS - AOÛT 2018 - Richard Powell : « Croire aux potentiels de chaque cheval et ne pas avoir d’a priori… »

Élevage / 11.08.2018

LE TOUR DES HARAS - AOÛT 2018 - Richard Powell : « Croire aux potentiels de chaque cheval et ne pas avoir d’a priori… »

LE TOUR DES HARAS - AOÛT 2018

Richard Powell : « Croire aux potentiels de chaque cheval et ne pas avoir d’a priori… »

Comme chaque année, les journalistes de JDG visitent les haras qui présenteront des yearlings en août chez Arqana. L’occasion d’un questionnaire un peu décalé. Aujourd’hui, nous faisons étape au haras du Lieu des Champs, avec Richard Powell.

Jour de Galop. - L’aspect de votre métier que vous préférez ?

Richard Powell. - Travailler en harmonie avec la terre. Je suis fils, petit-fils d’agriculteurs, mais j’aime aussi la partie compétition de notre sport, car le fait d’élever un bon cheval reste notre but.

Et celui que vous appréciez le moins ?

La partie administrative est celle que j’aime le moins. Je préfère être au contact de mes chevaux.

La qualité que vous appréciez le plus chez un cheval ?

Le courage est selon moi la qualité qui fera d’un cheval un champion.

Et le défaut qui vous fait hésiter ?

Ce qui me fait hésiter, c’est un cheval réticent. Celui qui n’a envie de rien, qui ne participe pas à l’effort.

Si vous deviez convaincre un novice d’acheter un yearling en août, que lui diriez-vous ?

L’été à Deauville, c’est siroter un cocktail au bord de la mer, jouer au casino, vibrer à l’hippodrome et pour un assidu qui s’intéresse à la plus belle conquête de l’homme, l’achat d’un yearling… c’est une ambiance particulière qui n’existe nulle part ailleurs.

Si vous aviez la possibilité de faire évoluer la vente d’août sur un aspect, que changeriez-vous ?

Les ventes en général évoluent, ce qui se passe en février servira en août… Beaucoup de nouvelles améliorations ont déjà été faites par la nouvelle équipe d’Arqana et des petites choses ont été apportées pour le bien-être du cheval et du personnel. Je leur fais confiance pour la suite.

Qui auriez-vous aimé être, si vous n’aviez été vous ?

J’ai énormément d’admiration pour Thomas Pesquet qui a tenu en haleine la France durant son périple spatial et qui a compris l’importance de la communication afin d’intéresser les gens à la conquête des étoiles.

Quelle est, selon vous, la spécificité de votre préparation aux ventes ? Votre patte personnelle ou la chose la plus importante à vos yeux ?

Croire aux potentiels de chaque cheval et ne pas avoir d’a priori. Mes chevaux passent par divers ateliers afin d’évoluer physiquement mais aussi mentalement.

"Je ne serais pas arrivé là, si..."

… Si je n’avais pas eu la chance de partir très jeune dans des haras à l’étranger et ainsi découvrir des systèmes variés et efficaces. J’ai toujours su que l’élevage était ma vocation. Il y a eu une succession d’événements comme la rencontre de personnes m’ayant fait confiance pour leurs chevaux, le soutien de ma famille au quotidien. Je pense que ma réussite reste aussi et avant tout grâce à l’affection des gens qui m’entourent.

Le lieu où vous vous sentez le mieux ?

Je suis bien chez moi, j’y suis né et maintenant j’y vis.

Et celui qui vous oppresse le plus ?

Les embouteillages parisiens (en allant aux courses !)

L’odeur que vous préférez ?

Le veau Orloff de ma grand-tante.

Et celle qui vous fait horreur ?

Le café.

À l’école, la matière que vous préfériez ?

La géographie et l’histoire, car j’aime savoir qui nous sommes et d’où nous venons. L’anglais aussi, car j’avais d’excellentes notes.

Et celle que vous haïssiez ?

Je n’étais pas trop mathématique, sauf pour la géométrie.

Choisissez une photo exposée chez vous, et commentez-la !

C’est une vieille carte d’écoliers de l’Australie. J’ai vécu en Australie, il y a quelque temps et j’avais même songé à m’y installer avec mon épouse. Nous sommes finalement revenus en France pour des questions techniques d’études pour elle. Nous avions eu cette idée, mais le choix de la France maintenant ne se pose plus. Nous avions gardé cette carte en souvenir. Nous l’avions trouvée sur une foire à tout en rentrant d’Australie et l’avons encadrée pour la mettre dans la maison.

Pile ou Face !

Nous avons soumis les éleveurs à une rafale de questions. Konbini a son Fast & Curious, Jour de Galop a son Pile ou Face !

Pour voir la vidéo de l’interview, cliquez ici. (avec ce lien :)

LES YEARLINGS DE LA VENTE D’AOÛT

Lot Sexe Père Mère

280 M Intello Carding

285 M Ivawood Coco Demure

LES YEARLINGS DE LA V.2

Lot Sexe Père Mère

355 M Charm Spirit Rosia Bay

404 M Manduro Call the Tune