À LA DECOUVERTE DES REPRESENTANTS DE LA FEGENTRI - Trois questions à l’Espagnol Gonzalo Pineda Carmena

International / 25.09.2018

À LA DECOUVERTE DES REPRESENTANTS DE LA FEGENTRI - Trois questions à l’Espagnol Gonzalo Pineda Carmena

Gonzalo Pineda Carmena, jeune homme de 24 ans, est originaire d’un village proche de Salamanque, en Espagne. Il représente son pays dans le championnat du monde de la Fegentri 2018. Sa meilleure performance en date est son titre de champion du monde Fegentri en 2015. Cette même année, il s’était imposé en Norvège et à Oman.

Jour de Galop. – Quel est votre parcours ?

Gonzalo Pineda Carmena. – Je suis né en 1994 à Pampelune, en Navarre, et après avoir déménagé plusieurs fois, ma famille a fini par s'installer à Carrascal del Obispo, un petit village de la province de Salamanque. Ici, j'ai toujours grandi entouré d'animaux. Nous avons une ferme dans laquelle nous avons aussi des pur-sang. Nous avons élevé des chevaux pour courir sous nos propres couleurs, Cuadra JEM.

Je viens de terminer mes études en sciences de l'environnement et j'aimerais travailler dans l'industrie du traitement des eaux usées. J'ai toujours aimé la nature et je veux la protéger.

Mon grand-père avait ses propres couleurs, Cuadra JEM,  et a fait de l'élevage. Ma mère est vétérinaire spécialisée dans les chevaux de course et mon oncle est un cavalier amateur, alors j'ai ce sport dans le sang. J'ai commencé à monter à 12 ans, et à 14 ans, j'ai monté ma première course. Pour m'entraîner, je dois toujours voyager le week-end de Salamanque à Madrid. C'est la ville la plus proche qui dispose d'un hippodrome. Depuis 2012, je monte pour l'entraîneur Guillermo Arizkorreta. J'ai beaucoup voyagé à l'étranger pour lui et c'est grâce à lui que j'ai remporté la plupart de mes courses.

Que représente pour vous  la Fegentri ?

Grâce à la Fegentri, nous avons la chance de voyager à l'étranger, de rencontrer des gens et de découvrir de nouveaux lieux, d'apprendre d'autres styles de monte.... Nous avons une grande responsabilité lorsque nous représentons notre pays aux championnats du monde, nous portons les valeurs de notre club, nous sommes le miroir de notre club. Tout ce que nous faisons compte, donc la Fegentri n'est pas uniquement une course. Nous sommes une grande équipe. La piste est le seul moment où nous sommes "rivaux" ; après avoir passé le poteau, nous sommes à nouveau amis. Et une fois le championnat terminé, nous restons amis avec certains d'entre eux.

Quel est votre meilleur souvenir ?

Je crois que mon meilleur souvenir reste le jour où je suis devenu champion du monde en 2015. C'était un grand moment pour les courses hippiques espagnoles parce que tout le monde se sentait impliqué. J'ai reçu un soutien incroyable de la part de tout le monde, c'était leur victoire aussi. C'était un moment de bonheur parce que cette année-là, l'Espagne n'avait pas eu de courses pendant six mois, donc les seules courses que j'ai montées étaient celles qui faisaient parties du championnat. Quand j'ai vu ma famille et mes amis m'attendre à l'aéroport... ils avaient, eux aussi, gagné !