Au cœur de Merano

International / 30.09.2018

Au cœur de Merano

Par Christopher Galmiche

Aller à Merano, ça se mérite ! Après avoir atterri à l’aéroport de Milan Malpensa, il vous faut 3 h 30 environ pour atteindre la ville. En arrivant de nuit, il faut attendre le lendemain matin pour découvrir l’environnement. Et les promesses qu’on m’avait données au sujet de Merano se sont confirmées une fois le jour levé. Cette ville située au pied du Tyrol est un véritable enchantement, tout comme l’hippodrome, cerné par les montagnes. En cette veille de Gran Premio, nous avons fait une incursion dans les écuries d’entraînement. Car, oui, Merano n’est pas qu’un champ de course, mais il dispose aussi d’un centre d’entraînement. Il possède une piste en sable qui fait le tour de celle de course et des lignes d’obstacle. Les écuries d’entraînement sont situées de l’autre côté d’une route et la circulation est donc interrompue lorsque les chevaux entraînés sur place doivent se rendre sur l’hippodrome. À côté des écuries, il y a un grand ovale couvert, avec du sable, pour permettre aux chevaux de travailler quelles que soient les conditions climatiques. Aux écuries, on trouve aussi plusieurs commerçants proposant selles, brides, mors, bottes, mais aussi un restaurant. L’hippodrome, dont l’architecture a quelques similitudes avec Auteuil, est agréable. Il y a une majorité d’obstacles verts, mais certains sont très costauds comme l’oxer grande, qui est immense, ou encore l’open-ditch des tribunes. Le rond de présentation est ombragé, il y a un orchestre et une chanteuse pour animer les journées, mais aussi un salon du vin et de la gastronomie lors du week-end du Gran Premio. Dans la salle des balances, au-dessus des plans des parcours virevoltants de Merano, nous retrouvons des tableaux des vainqueurs du Gran Premio. Car il existe une tradition que l’on ne connaît qu’à Merano : l’entourage du lauréat du Gran Premio doit réaliser ou faire réaliser le tableau du gagnant, pour qu’il soit accroché dans la salle des balances. Guillaume Macaire en avait ainsi signé quelques-uns, notamment celui de Rigoureux (Villez). La journée du samedi, bien que proposant l’étape de la Crystal Cup et la Grande Course de Haies (Gr1), est relativement calme. Cela tranche avec celle du dimanche, où les hommes et les femmes sont habillés et chapeautés comme à Royal Ascot, où le nombre de spectateurs frôle les 15.000 et où l’ambiance est exceptionnelle. À chaque passage des chevaux devant les tribunes, ils sont applaudis et encore plus au retour aux balances du vainqueur. Merano, c’est une vraie belle découverte, un lieu charmant dont on entend souvent parler parmi les passionnés d’obstacle. Il mérite sa longue route pour y parvenir !