Clément Lecœuvre, un premier Gr1… au drapeau !

Courses / 24.09.2018

Clément Lecœuvre, un premier Gr1… au drapeau !

Par Charlotte Rimaud

Clément Lecœuvre a remporté son premier Gr1 ce dimanche dans le 56th Preis von Europa (Gr1), à Cologne, en selle sur Khan (Santiago). Le jeune homme, âgé de 20 ans, nous a raconté cette victoire, ses objectifs et son parcours

Jour de Galop. – Pouvez-vous nous raconter votre dimanche ?

Clément Lecœuvre. – Après 4 h 30 de route, j’ai d’abord monté une Listed pour madame Carmen Bocksai. Je me suis ensuite préparé pour le Gr1. Les ordres m’ont été donnés par Holger Faust, le racing manager de Darius Racing, propriétaire du cheval. Je devais essayer d’aller devant et, si cela m’était difficile, de mettre la pression aux leaders et de tout donner dans la ligne droite. Une fois à cheval et sur la piste, j’étais très surpris de ne pas voir de boîtes. Le départ a été donné au drapeau, même pas aux élastiques. Je n’avais jamais rien vu de tel ! Toutes les instructions étaient données en allemand, je ne comprenais rien. C’était un moment un petit peu stressant, mais tout s’est finalement bien passé (rires).

Comment avez-vous décroché cette monte ?

Je l’ai décrochée grâce à mon agent, Jules Susini, qui est en relation avec l’entraîneur, Henk Grewe, mais aussi les propriétaires, le manager, Holger Faust, et toute l’équipe du cheval depuis environ deux ans. J’avais déjà monté des Groupes pour eux et été associé à Khan auparavant. Le cheval pourrait aller courir au Canada [les Canadian International Stakes, Gr1, ndlr], cela reste à confirmer mais je pourrais y aller aussi.

Comment jugez-vous votre année ?

Je trouve que j’ai fait un bon début d’année, puis j’ai eu une période creuse cet été, et en ce moment, la forme semble revenir. Tant mieux !

Quels sont vos objectifs ?

Cette victoire de Gr1 a changé pas mal de choses. Je ne pensais pas gagner un Gr1 maintenant, si vite. Je vais voir où je passe l’hiver, à Cagnes ou bien à l’étranger en fonction des différentes offres. L’idée est de monter un maximum de courses. Je voulais aussi faire plus de gagnants que l’an dernier [40 victoires en 2017 selon France Galop, ndlr]. Aujourd’hui, j’en suis à 35.

Comment êtes-vous devenu jockey ?

J’ai suivi le stage de préformation au Moulin à Vent. À l’époque, je montais aussi mon propre poney. J’ai toujours eu envie de travailler avec les chevaux. Puis j’ai passé les tests d’entrée à l’école et cela m’a plu. Je suis donc rentré à l’Afasec de Gouvieux à l’âge de 13 ans. Je ne pouvais pas travailler chez un patron car je n’avais pas encore 14 ans. C’est Hervé Gallorini qui s’est occupé de moi et m’a beaucoup appris cette année-là. Je suis ensuite allé chez Alain Bonin, puis chez Élie Lellouche.

Par qui avez-vous été formé ?

Quand j’ai pu travailler, à 14 ans, je suis arrivé chez Alain Bonin, qui m’a appris les bases du métier. Il m’a aussi apporté des connaissances sur les chevaux. Stéphanie Penot, qui était son premier garçon et s’est installée en tant qu’entraîneur par la suite, m’a aussi beaucoup aidé. Et enfin Élie Lellouche, qui m’a beaucoup fait monter en course, ce qui m’a fait progresser et donc beaucoup appris sur le métier de jockey que j’exerce aujourd’hui.