CONGRÈS DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES COURSES HIPPIQUES - Dominique de Bellaigue : « Le résultat du PMU ne sera pas au niveau attendu dans les budgets »

Courses / 22.09.2018

CONGRÈS DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES COURSES HIPPIQUES - Dominique de Bellaigue : « Le résultat du PMU ne sera pas au niveau attendu dans les budgets »

CONGRÈS DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES COURSES HIPPIQUES

Dominique de Bellaigue : « Le résultat du PMU ne sera pas au niveau attendu dans les budgets »

Avant de passer le micro à Cyril Linette et Édouard de Rothschild, c’est Dominique de Bellaigue, le président du Trot qui a lancé la réunion. Il a par ailleurs annoncé qu’il ne se représenterait pas à la tête de la Fédération nationale des courses hippiques. Pour accéder à l’ensemble de son intervention, cliquer ici :

http://www.jourdegalop.com/2018/09/le-discours-de-dominique-de-bellaigue-au-congres-de-la-federation-nationale-des-courses-hippiques

« Le résultat du PMU ne sera pas au niveau attendu dans les budgets et nous avons en perspective pour l’exercice 2018 une nouvelle perte cumulée d’environ 20 millions d’euros pour les deux sociétés mères.

Ces résultats se profilent en dépit des plans d’économies complémentaires qui ont été mis en œuvre depuis le début de l’année, et qui ont concerné toutes les composantes de l’Institution : les sociétés mères, leurs services communs, vos sociétés régionales et en particulier celles qui organisent des réunions Premium, et les socio-professionnels (…) La nouvelle équipe arrivée à la tête du PMU depuis le printemps s’est d’emblée attachée à construire un plan de relance de l’activité résolument orienté vers nos clients : le contexte exige aujourd’hui un repositionnement de notre produit, pour se rapprocher de ce qui est l’ADN du pari hippique, conserver notre clientèle la plus fidèle et être en mesure, sur une promesse vraiment différenciée, d’intéresser un nouveau public.

Il sera présenté prochainement aux sociétés mères et à l’État, Cyril Linette vous développera dans quelques instants ses grands axes.

Au-delà d’un plan de relance de l’activité, c’est à une transformation plus profonde de notre fonctionnement que nous travaillons depuis plusieurs mois, en relation étroite avec l’État.

Notre organisation actuelle, qui a été souvent citée en exemple à travers le monde comme un modèle vertueux et efficace fondé sur le pari mutuel, doit aujourd’hui évoluer, car elle ne se révèle plus assez adaptée à notre environnement concurrentiel et social.

L’ampleur de cette transformation fait depuis plusieurs mois l’objet de nombreuses séances de travail entre les deux sociétés mères, le PMU et l’État : nous confrontons nos points de vue et progressons vers un projet commun.

Cela peut sembler long, mais vous n’ignorez ni la complexité de l’environnement et de l’actualité juridiques ni – reconnaissons-le – la difficulté de faire évoluer notre modèle associatif.

Il est prématuré ce matin de vouloir expliquer dans le détail les conclusions de cette réflexion, mais soyez assurés que nous partageons tous la nécessité d’être unis et la perception de l’urgence pour proposer à l’État un modèle crédible, apte à le convaincre de nous apporter son soutien pour passer ce cap et pérenniser un modèle économique viable. »