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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

La grande interview de Yutaka Take

Courses / 14.09.2018

La grande interview de Yutaka Take

Alors que le Qatar Prix de l'Arc de Triomphe (Gr1) approche à grands pas, la légende des courses japonaises s'est confiée à Jour de Galop. Nous vous proposons quelques extraits de son entretien, à retrouver en intégralité ce soir dans Jour de Galop.

Jour de Galop. - Que représente le Prix de l’Arc de Triomphe pour vous ?

Yutaka Take. - C’est la course que je veux gagner. C’est le rêve et le but de mon existence.

On parle de la malédiction japonaise dans l’Arc. Vous y croyez ?

Je ne pense pas qu’il y ait une malédiction. C’est difficile de remporter un Prix de l’Arc de Triomphe. Je pensais qu’Orfèvre (Stay Gold) allait gagner. Il nous a manqué juste un peu de chance…

Savez-vous d’où vient la fascination des Japonais envers le Prix de l’Arc de Triomphe ?

En fait, je pense que cela vient de moi. Lorsque j’ai dit que je rêvais de gagner l’Arc, les autres m’ont suivi. Avant que je commence à en parler, il n’y a pas beaucoup de personnes au Japon qui avaient cette idée de viser le Prix de l’Arc de Triomphe. J’ai commencé à en parler il y a une vingtaine d’année : j’ai monté mon premier Arc en 1994. C’était avec White Muzzle (Dancing Brave). Depuis ce jour-là, je veux vraiment gagner cette course. Avant cela, je voyais l’Arc à la télé, je lisais les articles dans les journaux. Quand je suis allé le courir en 1994, tout cela est devenu réalité et c’était quelque chose de presque féérique. Cette tentative m’a aussi fait réaliser que, pour réussir à monter au mieux dans un Prix de l’Arc de Triomphe, pour le monter instinctivement, il me fallait monter en France. C’est pour cela que j’ai commencé à venir ici dès le début des années 2000.

Qu’est-ce-que représentent les courses françaises pour vous ?

J’ai eu la chance de devenir jockey et j’ai voulu acquérir de l’expérience dans beaucoup de pays différents. J’ai senti que les courses françaises étaient celles qui me permettaient d’apprendre le plus de choses sur la manière de monter. C’est pour cela que je viens en France. Je pense sincèrement que j’ai gagné autant de courses au Japon grâce à mon expérience à l’étranger et tout particulièrement en France. J’adore la France et les courses françaises. Je viens depuis le début des années 2000. Je suis resté six mois en 2001 et 2002 et je reviens de temps en temps pour monter. C’est un pays où je me sens toujours très à l’aise, j’y suis détendu et toujours bien accueilli. Quand je suis ici, je préfère aller aux courses plutôt que d’aller voir les musées : je ne suis encore jamais allé à Versailles ou au Mont-Saint-Michel. Si je vais dans de tels endroits, je me fais attraper par les touristes japonais (rires) !

Olivier Peslier disait, dans une interview à nos confrères de Dada, qu’il avait signé un autographe à la bombe sur une voiture au Japon. Avez-vous des anecdotes folles avec des fans à nous raconter ?

Olivier va être plus reconnu au Japon que sur les Champs Elysées, c’est certain ! C’est une star là-bas. En ce qui me concerne, je n’ai pas d’anecdote très spéciale à raconter. Mais j’en ai avec Olivier ! Quand je me baladais avec lui sur les Champs-Elysées, j’étais surpris que les Français ne fassent absolument pas attention à lui. C’étaient les touristes japonais qui nous reconnaissaient ! Mais il y a des Français qui me demandent de prendre des photos avec eux… Pour qu’ils puissent l’envoyer à des amis au Japon !

Retrouvez la fin de cet article ce soir dans Jour de Galop