La surproduction provoque l’effondrement du marché

Institution / Ventes / 28.09.2018

La surproduction provoque l’effondrement du marché

TATTERSALLS IRELAND SEPTEMBER SALE

Le book 2 de la Tattersalls Ireland September Sale a pris des allures de vide-grenier. La demande n’a pas suivi l’augmentation de l’offre et, à la fin d’une session laborieuse, 172 yearlings ont trouvé preneur, soit un taux de vendus de 66 % avec une chute de 20 % sur 2017. Le chiffre d’affaires s’est effondré à 1.241.300 € (- 40,7 %). Le prix moyen (7.217 €) a perdu 29 % et le médian s’est fixé à 5.000 €, reculant de 37 %. Depuis la création du book 2, en 2014, le chiffre d’affaires n’était jamais tombé si bas. Le marché a confirmé la tendance du book 1, c’est-à-dire une faiblesse de la demande pour les yearlings du tiers le plus bas.

Dix-huit lots à 1.000 €. Les sujets adjugés à plus de 20.000 € ne sont pas plus de treize alors que, en 2017, vingt lots avaient dépassé ce cap, et le top-price, à 32.000 € pour une pouliche par Camacho (Danehill) achetée par Luke Lillingston, est bien loin des 60.000 € de l’année dernière. Les yearlings vendus à plus de 10.000 € sont au nombre de 54, soit un de moins que ceux partis à 3.000 € ou moins. Il faut aussi noter que 18 ont été adjugés à l’enchère minimum de 1.000 €.

Quand l’Italie aide l’Irlande… La surproduction en Irlande est un vrai problème mais c’est une chance pour les éleveurs des pays qui rencontrent le problème inverse. C’est le cas de l’Italie, qui continue à organiser des courses avec ses 600 produits nés par an. Dans le classement des vendeurs, Alduino Botti, qui connaît depuis toujours une brillante réussite avec les yearlings de Fairyhouse, figure en deuxième position, derrière BBA Ireland, qui agissait pour plusieurs clients, avec huit achats pour 91.000 €. Les Italiens ont acheté 25 des 172 lots et, en sortant du compte les huit Botti, ils ont dépensé en moyenne 3.323 €. À ce prix, il faut ajouter 1.000 € de transport. Bonne chance !