Le mot de la fin - Polyvalence

Le Mot de la Fin / 02.09.2018

Le mot de la fin - Polyvalence

Le glorieux meeting de Saratoga offre deux grandes courses sur le dirt : les Travers Stakes et les Woodward Stakes (Grs1). Le Midsummer Derby a été gagné par Catholic Boy (More than Ready), qui s’était imposé dans le Belmont Derby (Gr1), sur le gazon. Ce samedi, le japonais Yoshida (Heart’s Cry), qui avait remporté le Turf Classic (Gr1), a battu les vétérans du dirt lors de ses débuts sur cette surface. L’histoire du galop américain est pleine de champions qui ont à la fois gagné sur le gazon et sur le dirt. Secretariat (Bold Ruler) avait une petite préférence pour le dirt mais il a terminé sa carrière avec deux succès de Gr1 sur le turf. John Henry (Ole Bob Bowers) passait sans problème d’une surface à l’autre et Northern Dancer (Nearctic) avait gagné sur le gazon à 2ans. Contre toute attente, la liste des chevaux européens qui ont réussi sur le dirt est longue : Arcangues (Sagace), Singspiel (In the Wings) mais aussi Dubai Millennium (Seeking the Gold). Une demi-douzaine de lauréats de la Dubai World Cup a brillé dans les Grs1 sur les deux surfaces. En Argentine, deux épreuves de la Triple couronne sont sur le dirt, alors que la troisième est sur le gazon.

Aux États-Unis, les entraîneurs préfèrent garder leurs chevaux sur le dirt pour des raisons économiques (les allocations). Pour les Européens, il faut beaucoup d’argent pour accepter de prendre le risque d’un changement de surface. Il y a bien sûr les chevaux qui n’avancent pas sur la sable et vice-versa, comme il y en a d’autres qui volent dans le lourd et ne galopent pas dans le léger…