Les courses hippiques ont-elles fait preuve d'une trop grande générosité ?

Le Mot de la Fin / 23.09.2018

Les courses hippiques ont-elles fait preuve d'une trop grande générosité ?

Ce samedi, lors de la séance de questions réponses clôturant le congrès de la Fédération nationale des courses hippiques, un élu a déclaré : « Les passerelles avec le monde de l’équitation n’existent plus. Je ne sais pas pourquoi. Il y a pourtant un potentiel de turfistes, une culture du cheval… Comment faire revenir les gens qui aiment les chevaux sur les hippodromes ? » Le président de France Galop, Édouard de Rothschild, a répondu : « Cette stratégie a été beaucoup travaillée, notamment sur la deuxième chaîne d’Equidia. Je suis moi-même cavalier. Et je ne crois plus à cette passerelle. Les gens de l’équestre sont absorbés par leur programme, par leurs projets… À mon sens, c’est un raccourci qui ne correspond pas à une réalité. Pendant des années, nous avons dépensé beaucoup d’argent pour Equidia Life. Qu’avons-nous recruté et conquis ? Pas grand-chose. » Tout pousse à croire que le haut de la pyramide équestre, avec de l’argent public ou provenant des courses hippiques, a vécu au-dessus de ses moyens pendant des années. La France restera peut-être comme l’avant-dernière nation à avoir financé les Jeux équestres mondiaux. L’édition 2018, aux États-Unis, se déroule dans des conditions chaotiques. Beaucoup, parmi les élus du monde équestre et les cavaliers de haut niveau, annoncent la disparition de l’événement que leur filière n’arrive pas à financer par elle-même.