Un géant américain va présenter des yearlings à Deauville

Institution / Ventes / 10.09.2018

Un géant américain va présenter des yearlings à Deauville

En 2017, Taylor Made a généré un chiffre d’affaires de 107 millions de dollars lors des ventes outre-Atlantique. Ce géant américain fait le pari d’une meilleure valorisation en Europe des yearlings nés pour le turf. En association avec le haras de Gouffern, quelques-uns de leurs yearlings devraient être vendus pour la première fois à Arqana en 2019, au côté de yearlings nés et élevés en Europe.

Jour de Galop. – Quel fut le point de départ de cette association ?

Duncan Taylor. – Nous travaillons de longue date avec Jean-Pierre de Gasté, en particulier dans le domaine des ventes amiables à destination du Moyen-Orient. Plus récemment, son fils Philippe de Gasté a travaillé dans plusieurs structures américaines, dont la nôtre, avant de revenir en France. Progressivement, une relation faite d’amitié et de confiance est née entre l’équipe de Taylor Made et celle du haras de Gouffern. Nous avons toujours eu pour objectif de servir au mieux les clients qui nous confient des chevaux pour l’élevage et la préparation aux ventes. Pour cela, à chaque vacation, il faut essayer de présenter le type de chevaux que les acheteurs présents ce jour-là recherchent. Le marché du pur-sang est chaque jour plus international. Nous avons décidé de tirer profit de ce contexte de globalisation pour diriger chaque yearling vers le pays et la vente où il sera le mieux valorisé. Certains sujets ne sont pas à leur avantage dans les vacations américaines. Je pense en particulier à ceux dont le pedigree laisse à penser qu’ils pourraient devenir des chevaux de gazon. Les proposer en Europe, où le turf règne en maître, fait donc sens. C’est le bon moment de lancer une telle opération car les chevaux américains connaissent un regain de performances et d’intérêt des deux côtés de la Manche. Un tel projet n’est possible qu’avec le concours de partenaires européens fiables et compétents, comme Jean-Pierre de Gasté et son équipe. Ils parlent français et connaissent parfaitement le marché local ainsi que ses acteurs. Cette synergie entre nos expériences ne peut qu’être bénéfique. Enfin, le fait de présenter un produit différent dans une vacation européenne ne peut être que positif.

Retrouvez la suite de cet article ce soir, dans JDG.
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